Américains

citoyens et ressortissants des États-Unis
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Les Américains sont les citoyens des États-Unis d'Amérique[note 1] ou des ressortissants de nationalité américaine. La majorité des Américains sont blancs, du fait que le pays trouve ses origines dans la colonisation britannique et plus largement européenne du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle, qui donna naissance à la nation américaine. Après l'acquisition de l'indépendance en 1783, le pays connut plusieurs vagues d'immigration en provenance de l'Europe au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Les États-Unis possèdent également d'importantes minorités raciales, notamment noires en raison de l'héritage esclavagiste, mais aussi métisses, latinos ainsi qu'asiatiques en raison d'un changement de politique migratoire opéré en 1965, qui supprima les restrictions raciales en matière d'immigration. En revanche, le cas des Amérindiens[N 1] est plus complexe, car une partie d'entre-eux s'identifient à leurs nations indigènes et non à la nation américaine.

Ethnonymie

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Les habitants des États-Unis sont appelés « Américain, Américains, Américaine et Américaines ». En français, cette forme est la plus couramment employée. C’est le seul gentilé indiqué dans le code de rédaction interinstitutionnel de l’Union européenne[3] ainsi que dans la Liste annexée à l'arrêté français du 4 novembre 1993, qui contient les recommandations de la France pour ses fonctionnaires sur l’usage des gentilés.

Dans le langage courant, afin d'englober les simples résidents qui n'ont pas la nationalité américaine, la forme largement établie et utilisée en français est l'adjectif « américain », et le substantif « Américain » (American en anglais).

Néanmoins, la possible ambiguïté avec le nom des habitants du continent américain a mené à la création du terme « États-Unien »[4],[5], également orthographié « Étatsunien » et « Étasunien », jugé plus précis par quelques auteurs[6],[7] et dépréciatif par d'autres. Ce terme, le plus souvent utilisé dans le cadre de discours critiques envers les États-Unis[8], a été utilisé pour la première fois en 1910 dans La Revue du mois[9].

Surnoms

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Dans le langage populaire ou familier de certains pays francophones, le peuple américain est parfois affublé des surnoms — souvent péjoratifs — de « Yankee », « ricain[10] » (abréviation par aphérèse d'« Américain ») et « Amerloque » (déformation du nom « Américain » visant à le tourner en dérision, de par sa sonorité une fois déformé, ou par le fait même que le mot soit délibérément déformé).

Ressortissants américains

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Les ressortissants américains sont les personnes qui possèdent la nationalité des États-Unis, qu’ils soient citoyens américains ou non-citizen nationals. Selon Encyclopædia Britannica, la nationalité constitue un lien juridique fondamental entre un individu et un État, impliquant protection diplomatique et obligations internationales[11]. Elle se distingue de la citoyenneté, qui représente une forme plus étroite de nationalité et confère des droits politiques complets, tels que le vote ou l’accès aux fonctions publiques. Dans l’histoire des États-Unis, certains groupes — notamment la plupart des Amérindiens des Etats-Unis, qui n’obtenaient pas automatiquement la citoyenneté avant l’adoption de l’Indian Citizenship Act en 1924 — pouvaient être considérés comme nationals sans être citoyens à part entière.

Les non-citizen nationals des États-Unis sont principalement les personnes nées dans des territoires non incorporés comme les Samoa américaines ou les îles Swains, ainsi que les enfants nés à l’étranger de parents eux-mêmes non-citizen nationals[12].

Cadre juridique

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Le statut de ressortissant américain est défini par la Loi sur l'immigration et la nationalité (États-Unis) (en), qui constitue la base du droit fédéral en matière de nationalité et de citoyenneté. Cette législation précise les conditions d’acquisition de la nationalité, notamment par naissance sur le territoire des États-Unis (principe du jus soli), par filiation ou par naturalisation.

Les dispositions de l’INA encadrent également les modalités de perte de la nationalité. Selon le CIA World Factbook, un ressortissant américain peut perdre sa nationalité en accomplissant certains actes expatriants (tels qu’une naturalisation volontaire dans un autre pays, un serment d’allégeance ou un service militaire étranger) à la condition expresse d’avoir agi avec l’intention spécifique de renoncer à sa nationalité américaine[13]. Conformément à la jurisprudence américaine et au Titre 8 du Code des États-Unis (U.S. Code), cette perte n’est jamais automatique et nécessite une démarche volontaire ou une manifestation formelle d’abandon devant une autorité consulaire[14]. Cette distinction entre protection juridique (nationalité) et droits civiques (citoyenneté) demeure fondamentale dans le droit américain.

Anthropogéographie

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Sans tenir compte de l'Alaska, les Américains sont voisins des Canadiens au nord et des Mexicains au sud-ouest.

Notes et références

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  1. L'usage du terme Étatsuniens ou États-uniens est aussi attesté par le dictionnaire québécois Usito et le dictionnaire français Larousse[1],[2]
  1. Appelés « Native Americans » aux États-Unis, c'est-à-dire « Américains autochtones ».

Références

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  1. Université de Sherbrooke, « états-unien, états-unienne », sur Dictionnaire Usito (consulté le )
  2. Éditions Larousse, « Définitions : états-unien - Dictionnaire de français Larousse », sur www.larousse.fr (consulté le )
  3. Code de rédaction interinstitutionnel - Liste des États au 19 novembre 2007 dont l'application est « obligatoire pour tout intervenant dans l’élaboration de tout type de document (papier ou électronique) au sein des institutions, organes et services de l’Union européenne », voir Bienvenue au Code !, portail de l'Union européenne.
  4. Éditions Larousse, « Définitions : États-Unien, États-Unienne - Dictionnaire de français Larousse », sur www.larousse.fr (consulté le )
  5. Martin Francoeur, « Américain ou états-unien ? », l-express.ca, (consulté le )
  6. Sylvain Jouty, Hubert Odier, Dictionnaire de la Montagne (livre numérique Google, non paginé), Place des Éditeurs, 2009, 883 p. : « Le choix de préciser « états-unien » et non « américain », quant à lui, relève de la simple logique : Canadiens, Mexicains ou Péruviens sont aussi des Américains, et désigner comme tels les seuls citoyens des États-Unis est aussi abusif qu’imprécis ».
  7. Bernard Phan, Chronologie du XXe siècle, coll. « Points histoire », 2007, p. 7 : « On a systématiquement utilisé le terme "étatsunien" de préférence à "américain", par souci d'exactitude : les États-Unis ne contrôlent pas, du moins pas encore, tout le continent; ils n'en sont tout au plus que l'État le plus ancien. Aucun pays du continent européen, si ancien soit-il, n'a jamais prétendu confisquer, pour se qualifier, l'adjectif "européen" ».
  8. Viviane Serfaty, « La persuasion à l'heure d'internet : Quelques aspects de la cyberpropagande », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, Presses de Sciences Po, no 80, numéro spécial : « Propagande et communication politique dans les démocraties européennes (1945-2003), , p. 123-131 (lire en ligne) : « Ainsi, dans le cas d'Indymedia, samizdat.net et rezo.net, le mot « empire » est employé en référence aux États-Unis, dont le nom n'apparaît que rarement, tandis que l'adjectif « états-unien » est utilisé pour éviter l'usage du mot américain qui, dans cette optique, devrait se rapporter aussi au Canada et au Mexique. Ces choix lexicaux permettent à la fois de jeter l'anathème sur les États-Unis, tout en constituant l'opposition politique aux États-Unis en fondement de la cohésion de ces mouvements. »
  9. La Revue du mois, vol. 10, p. 56, 1910 [lire en ligne].
  10. Parfois orthographié « 'ricain », dont l'apostrophe marque l’absence des trois premières lettres, ou plus rarement « Ricain », dont la majuscule marque la nature de nom propre du mot ; L'orthographe « 'Ricain » semble rarissime, voire inexistante.
  11. « Nationality », dans Encyclopædia Britannica (lire en ligne) (consulté le )
  12. « 8 U.S. Code § 1408 – Nationals but not citizens of the United States at birth », Legal Information Institute, Cornell University (consulté le )
  13. « The World Factbook – United States: Citizenship », Central Intelligence Agency (consulté le )
  14. « 8 U.S. Code § 1481 – Loss of nationality by native-born or naturalized citizen; voluntary action; burden of proof; presumptions », Legal Information Institute, Cornell University (consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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