Étienne Finot

homme politique français

Étienne Finot, né le 6 décembre 1748 à Avrolles (généralité de Paris, actuel département de l'Yonne), mort le 7 décembre 1828 dans la même ville[1], est un homme politique de la Révolution française.

Étienne Finot
Fonctions
Député de l'Yonne

(3 ans, 1 mois et 19 jours)
Gouvernement Convention nationale
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Avrolles (Yonne)
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Avrolles (Yonne)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Montagne
Profession Commissaire-terrier
Fonctionnaire
députés de l'Yonne

Biographie

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Sous l'Ancien régime, Étienne Finot est commissaire à terrier à Saint-Florentin. En 1780, il obtient la charge d'huissier sergent à cheval au Châtelet de Paris[2].

La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, Étienne Finot est élu député du département de l'Yonne, le huitième sur neuf, à la Convention nationale[3].

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine. Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le 28 mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[5].

Le 18 floréal an III (le 7 mai 1795), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un chargée d'examiner la conduite de Joseph Le Bon (député du Nord) accusé d'être responsable de violences durant sa mission dans le Nord-Pas-de-Calais[6].

Sous le Directoire, Étienne Finot n'est pas réélu député. Il devient président de l'administration du département de l'Yonne, puis commissaire du Directoire à Joigny et Saint-Florentin, et finalement inspecteur des Eaux-et-Forêts sous l'Empire.

Étienne Finot frappé par la loi du 12 janvier 1816, ayant voté la mort de Louis XVI et adhéré à l'Acte additionnel durant les Cent-Jours, et s'exile en Suisse, à Lausanne puis à Vevey. Amnistié, il revient en France à la fin de 1818.

Sources

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  1. Archives départementales de l'Yonne, « État-civil d'Avrolles, naissances mariages et décès de 1816 à 1828, vue 279 / 284, 5 Mi 259/2 » Accès libre, sur https://archives.yonne.fr (consulté le )
  2. « FINOT, Étienne », sur FranceArchives (consulté le )
  3. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  4. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  5. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  6. Gazette nationale ou le Moniteur universel n°231, « Convention nationale, séance du soir du 18 floréal (7 mai) » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, 21 floréal an 3 (10 mai 1795) (consulté le )

Liens externes

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