Étienne Soulange-Bodin
Le chevalier Étienne Soulange-Bodin (né le à Montrichard et mort le à Ris-Orangis dans son domaine du château de Fromont) est un homme politique, diplomate et botaniste français.
| Secrétaire perpétuel Société royale et centrale d'agriculture (d) | |
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| Maire de Ris-Orangis | |
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| Chef de cabinet Eugène de Beauharnais | |
| Président Société linnéenne de Paris |
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Henri Étienne Soulange-Bodin (d) |
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| Abréviation en botanique |
Soul.-Bod. |
Biographie
modifierÉtienne Soulange-Bodin est le fils de Pierre Joseph François Bodin et de Françoise Emmanuelle Mesnard.
Il épouse Henriette Peron, fille de Martin Adrien Peron et d'Adrienne Henriette Pottier. La mère de son épouse était remariée à Étienne-Jacques-Jérôme Calmelet-Durozoy, très proche des Bonaparte et qui avait été témoin au mariage de Napoléon Bonaparte avec Joséphine de Beauharnais), et frère de Louis-François-Denis Calmelet-Daen. Après une carrière administrative et diplomatique sous le Premier Empire, Étienne Soulange-Bodin se retire de la vie politique après la chute de Napoléon en 1814. Il acquiert alors le domaine du château de Fromont à Ris-Orangis, où il établit un vaste jardin botanique et un arboretum réunissant de nombreuses espèces exotiques. Cette collection végétale devient rapidement l’une des plus importantes collections horticoles privées de France au début du XIXe siècle[1].
Son domaine de Fromont sert également de centre d’expérimentation horticole, où il développe de nouvelles méthodes de culture et d’acclimatation des plantes, réunissant plus de 3 000 variétés végétales[2].
Le botaniste
modifierHomme passionné, président de la Société linnéenne de Paris, membre de la Société royale et centrale d'agriculture, de la Société royale d'horticulture de Londres, il révolutionne le monde de l'horticulture par sa pratique et sa théorie. Il achète le château de Fromont, où il met en place de nouvelles méthodes de conservation des plantes dont il dispose plus de 3 000 variétés. Le domaine de Fromont devient un centre important de diffusion des connaissances horticoles en France. En 1829, Soulange-Bodin y fonde une école spécialisée destinée à former des jardiniers et horticulteurs professionnels, considérée comme la première école d’horticulture française[3]. Le domaine de Fromont devint rapidement l’un des centres horticoles les plus remarquables d’Europe. L’architecte paysagiste et botaniste britannique John Claudius Loudon mentionne les jardins de Soulange-Bodin comme « l’un des établissements horticoles les plus importants de France », combinant pépinière, arboretum et institution de formation horticole[4].
L’établissement, appelé Institut royal d’horticulture de Fromont après une visite du roi Charles X, contribue à structurer l’enseignement horticole et à diffuser les techniques modernes de culture et de sélection végétale[2].
Il fonde en 1829 la première école d'horticulture française où il utilise la science pour développer la botanique. Charles X lui rend visite et baptise l'institut royal d'horticulture de Fromont. Soulange-Bodin permet l'évolution des jardins avec un caractère social par un nombre plus large de propriétaires.
Il est à l'origine de l'hybride horticole magnolia de Soulange, obtenu au début du XIXe siècle et devenu l'un des magnolias ornementaux les plus cultivés[5]. Il participe à l’organisation des premières expositions publiques d’horticulture organisées à Paris au début des années 1830 par la Société d'horticulture de Paris, notamment celles tenues au Musée du Louvre en 1832.
On reproche à Soulange-Bodin d'avoir développé la passion de l'impératrice Joséphine pour l'horticulture qui occasionna des dépenses inconsidérées à la Malmaison.
L'homme politique
modifierProche du pouvoir, il est conseiller des ministres, chef de cabinet[6] et ami d'Eugène de Beauharnais en France.
Il fut maire de Ris-Orangis (Seine-et-Oise) du au .
Napoléon lui décerne la Légion d'honneur et la Couronne de fer.
Publications
modifier- 1824 : Catalogue des plantes rares cultivées et multipliées dans le jardin de Fromont ;
- 1826 : Notice sur une nouvelle espèce de magnolia, relation de la fête champêtre annuelle célébrée par la Société linnéenne de Paris, le : 12 pages ;
- 1827 : Notice sur les soins à donner aux camellias, annales de la Société d'horticulture de Paris, 7 pages ;
- 1827 : Discours sur l'importance de l'horticulture, et sur les avantages de son union avec les sciences physiques, annales linnéennes : 20 pages ;
- 1842 : Conseil général de l'agriculture. Rapport fait, au nom de la commission des questions diverses, sur le reboisement des montagnes, annales de l'agriculture française : 31 pages ;
- sans date : Coup d'œil historique sur les progrès de l'horticulture française depuis 1789, annales de la Société royale d'horticulture de Paris, XVII : 36 pages.
- Plusieurs de ses travaux botaniques furent publiés dans les revues savantes de son époque, notamment dans les Annales de la Société d'horticulture de Paris et les Mémoires de la Société linnéenne de Paris, contribuant à diffuser les connaissances horticoles en France durant la première moitié du XIXe siècle[7].
Notes et références
modifier- ↑ « Étienne Soulange-Bodin (1774-1846) », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le )
- 1 2 « Soulange-Bodin, Étienne (1774-1846) », sur IdRef (consulté le )
- ↑ « La transmission des savoirs horticoles », sur Parcs et Jardins de France, (consulté le )
- ↑ John Claudius Loudon, Arboretum et Fruticetum Britannicum, James Ridgway, (lire en ligne), Soulange-Bodin at Fromont, in the neighbourhood of Paris, is perhaps the most remarkable in France
- ↑ « Magnolia × soulangeana Soul.-Bod. », sur International Plant Names Index (consulté le )
- ↑ Arcangues - Sous la direction de H. Lamant-Duhart - Ekaina 1986
- ↑ « Notice de personne : Soulange-Bodin », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le )
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Dictionnaire des scientifiques de Touraine, Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine, 2017
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
Soul.-Bod. est l’abréviation botanique standard de Étienne Soulange-Bodin.
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