Archidiocèse de Toulouse

archidiocèse catholique en France
(Redirigé depuis Évêché de Toulouse)

L'archidiocèse de Toulouse (en latin : Archidioecesis Tolosana ; en occitan : archidiocèsi de Tolosa) est un archidiocèse métropolitain de l'Église catholique en France à Toulouse.

Archidiocèse de Toulouse
(-Saint-Bertrand-de-Comminges-Rieux)
(la) Archidioecesis Tolosana
(-Convenarum-Rivensis)
Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse
Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse
Informations générales
Pays Drapeau de la France France
Affiliation Église catholique en France
Archevêque Guy de Kérimel, depuis 2021
Langue(s) liturgique(s) Français
Superficie 6 309 km2
Création du diocèse IIIe siècle
Élévation au rang d'archidiocèse 1317
Patron Saint Étienne
Province ecclésiastique Toulouse
Diocèses suffragants Albi
Auch
Cahors
Montauban
Pamiers
Rodez-Vabres
Tarbes et Lourdes
Site web Site officiel
Statistiques
Population 1 415 757 hab. (2023)
Population catholique 857 475 fidèles (2023)
Pourcentage de catholiques 60,6 %
Nombre de paroisses 602
Nombre de prêtres 215
Nombre de diacres 43
Nombre de religieux 161
Nombre de religieuses 260
Image illustrative de l’article Archidiocèse de Toulouse
Localisation du diocèse
Image illustrative de l’article Archidiocèse de Toulouse
Diocèses suffragants
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Historique

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Le diocèse de Toulouse a été fondé au milieu du IIIe siècle par le saint évêque et martyr Saturnin de Toulouse (ou Sernin), venu de Rome pour porter l'Évangile. En 1317, le diocèse est élevé au rang d'archidiocèse métropolitain.

La taille du diocèse a été réduite par le pape une première fois en 1295, puis une deuxième fois en 1317, pour combattre le catharisme en rendant l'évêque plus proche des chrétiens. La réorganisation, par Jean XXII (26 mai 1317), de la carte des diocèses méridionaux sépara Toulouse (élevé au rang d’archevêché)[1] et Pamiers (devenu suffragant de Toulouse) de la province de Narbonne[2].

Entre 1790 et 1801, Toulouse fut le siège épiscopal du diocèse (du département) de la Haute-Garonne, un des diocèses de l'Église constitutionnelle créé par la constitution civile du clergé. Il couvrait le département de la Haute-Garonne.

Ses limites en seront une nouvelle fois modifiées en 1802 pour correspondre au département français de la Haute-Garonne.

Avec le Concordat de 1801, le diocèse de Narbonne fut aboli, et son titre archiépiscopal fut joint à la métropole de Toulouse[3], ce que confirma, après une restauration manquée (1817-1819)[4], la bulle Paternæ charitatis (10 octobre 1822). Du 10 octobre 1822 (bulle Paternæ charitatis)[5] au 14 juin 2006, les archevêques métropolitains de Toulouse portèrent le titre d'archevêques de Narbonne. Depuis le 19 janvier 1935[6], ils portent le titre d'évêque de Comminges et celui d'évêque de Rieux. Paul d'Astros (1830-1851) fut appelé "archevêque de Toulouse et de Narbonne, primat des Gaules"[7]. L'Armorial des prélats français du XIXe siècle attribuait à l’archevêque de Toulouse le titre de « Primat des Gaules (tout court), ou de la Gaule narbonnaise »[8]. Jean-Augustin Germain (1899-1928), Jules Saliège (1928-1956) et Émile Marcus (1996-2006) portèrent — sans reconnaissance romaine — le titre d'« archevêques de Toulouse et de Narbonne, primats de la Gaule narbonnaise ».

Guy de Kerimel de Kerveno est nommé archevêque métropolitain de Toulouse le [9].

Depuis 2002, il a pour suffragants les archidiocèses d'Albi et d'Auch et les diocèses de Cahors, Montauban, Pamiers, Rodez, et Tarbes et Lourdes. La province ecclésiastique de Toulouse couvre ainsi la région Midi-Pyrénées.

Territoire

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À la veille de la Révolution française, l'archidiocèse de Toulouse confinait : au nord, avec le diocèse suffragant de Montauban ; à l'est, avec celui de Lavaur ; au sud, avec ceux de Saint-Papoul, de Mirepoix et de Rieux ; à l'ouest, avec celui de Lombez. Il était divisé en six archiprêtrés : Caraman, Gardouch, Grenade, Lherm, Montastruc et Verfeil.

Abus sexuels

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En 2014, l'ex-directeur du collège catholique Joseph-Niel, à Muret en Haute-Garonne, est condamné pour viol à 2 ans de prison dont 18 mois avec sursis[10].

En , Guy de Kerimel initie une enquête canonique à l'encontre de Dominique Savio (alias Martin de Tours), membre de la communauté des Béatitudes[11].

Chiffres

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En 2007

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  • 339 prêtres (séculiers et religieux),
  • 19 diacres permanents,
  • des religieuses des 46 congrégations
  • 633 paroisses.

En 2018

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Territoires et ministres ordonnés

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  • 12 doyennés
  • 61 ensembles paroissiaux (dont 16 paroisses seules)
  • 602 paroisses canoniques, dont la paroisse des étudiants

Prêtres

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  • 179 prêtres résidents
  • 113 prêtres incardinés. Parmi eux, 102 résident dans le diocèse, 8 résident dans un autre diocèse de France et 3 résident à l’étranger
  • 36 prêtres incardinés sont retirés. Parmi eux, 5 sont incardinés dans un autre diocèse. Plusieurs de ces prêtres retirés apportent selon leur possibilité une aide ponctuelle.
  • 133 prêtres en activité : 73 prêtres sont incardinés dans le diocèse ; 31 incardinés hors du diocèse et 29 sont religieux
  • 42 prêtres sont incardinés dans un autre diocèse :
    • 22 incardinés dans un diocèse de France
    • 20 incardinés dans un diocèse hors de France.

Diacres

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  • 37 diacres permanents résidants
  • 30 diacres permanents incardinés au diocèse de Toulouse et 5 incardinés dans un autre diocèse.
  • 2 diacres permanents religieux

Séminaristes

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17 séminaristes pour le diocèse de Toulouse (état au 09/12/2021).

Vie consacrée

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Sont présentes dans le diocèse :

  • 18 communautés masculines (dont un monastère, plus 2 congrégations ayant des membres épars présents dans le diocèse)
  • 41 communautés féminines (dont 2 monastères)
  • 92 religieux-prêtres
  • 43 religieux-non-prêtres (frères) soit 20 de moins en deux ans
  • 297 religieuses (352 en 2016)
  • 23 candidats au sacerdoce pour le clergé religieux

Cathédrales et basiliques

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Personnalités

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Évêques originaires du diocèse

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Notes et références

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  1. ↑ (la) Bulle Salvator noster, in Bullarum diplomatum et privilegiorum sanctorum Romanorum pontificum Taurinensis editio, IV, p. 245-247.
  2. ↑ M.-L. Jalabert, Le Livre Vert de Pierre de la Jugie : Une image de la fortune des archevêques de Narbonne au XIVe siècle. Étude d’une seigneurie, Perpignan 2009 {en ligne}.
  3. ↑ Bulletin des lois de la république française, 3e série, VI, Paris, 1802, p. 797-798.
  4. ↑ Bulle Commissa Divinitus (27 juillet 1817) : cf. BRC, XIV, Roma, 1849, p. 370-371.
  5. ↑ Bulletin des lois du royaume de France, 7ème série, XV, Paris,1823, p. 562-582.
  6. ↑ AAS 27 (1935), p. 78.
  7. ↑ Oraison funèbre de S.E. le Cardinal d’Astros, Archevêque de Toulouse et de Narbonne, Primat des Gaules, par le R.P. Caussette, Prononcée dans l’Église Métropolitaine S. Etienne, le 12 novembre 1851, Toulouse, 1851.
  8. ↑ A. d’Arlot de Saint-Saud, Armorial des prélats français du XIXe siècle, Paris, , p. 28.
  9. ↑ (it) « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, .
  10. ↑ « Collège catholique de Muret : l'ex-directeur condamné pour viols », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. ↑ Simon Avon et Héloïse de Neuville, « Béatitudes : le père Dominique Savio écarté de la gouvernance », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • (la) Pius Bonifacius Gams, Series episcoporum Ecclesiae Catholicae, Leipzig, , p. 637-639.
  • (la) Denis de Sainte-Marthe, Gallia christiana, vol. XIII, Paris, , col. 1-149.
  • Claude Devic et Joseph Vaissète, Histoire générale du Languedoc, vol. IV, Toulouse, , p. 348-365.
  • Louis Duchesne, Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule, vol. I, Paris, , p. 306-309.
  • Patrice Cabau, « Les Evêques de Toulouse (IIIe – XIVe siècles) et les lieux de leur sépulture », Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, vol. 19,‎ , p. 123-162.
  • Abbé Jean-Marie Vidal, « Les origines de la province ecclésiastique de Toulouse (1295-1318) », Annales du Midi, t. 15, no 59,‎ , p. 289-328 (lire en ligne), no 60, p. 469-492 [lire en ligne], t. 16, no 61, 1904, p. 5-30 [lire en ligne]

Articles connexes

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Liens externes

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