Ælius Brocchus
(Caius ?) Ælius Brocchus (fl. 97-105) est un officier et chevalier romain.
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fl. 97-105 |
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Éléments biographiques
modifierFamille
modifierAppartenant à la gens des Ælii, Ælius Brocchus est l'époux de Claudia Severa ; le couple a un fils. Selon l'historien Tacite, les épouses d'officiers ont commencé à les accompagner dans leurs déplacement sous Tibère, empereur romain entre 14 et 37. Cependant, il y a de grandes résistances, ainsi que des protestations quant à cette pratique[1].
Un certain Caius Ælius Brocchus est mentionné sur une inscription en Pannonie, dans l'actuelle Hongrie, de même que le porte-étendard Vittius Adiutor. La recherche historique suggère qu'il s'agit des même personnes[2].
Résidence à Briga
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Les tablettes no 190 et no 292 rattachent Severa et Brocchus à Briga : ce lieu est proche du camp romain de Vindolanda., mais il y a des incertitudes sur son emplacement et sur ce qu'il désigne exactement. Alfred L. F. Rivet et Colin Smith ont essayé d'expliquer ce toponyme pour un fort situé sur une colline, mais il pourrait désigner le passage d'une rivière. Dans la région, les localités de Haltwhistle, de Haydon Bridge, de Hexham, par ailleurs ancienne colonie romaine, et de Bywell pourraient correspondre. La recherche historique a découvert que le fort romain de Kirkbride, près du golfe de Solway, était le terminus portuaire de la Stanegate[3].
Anthony Birley, David Ratledge et Dorothy Watts identifient Briga à Kirkbride, avec des réserves[3],[4],[5]. Alan K. Bowman et John David Thomas estiment que Briga n'est pas la résidence principale de Severa et Brocchus. Ils rejettent la théorie de Birley, selon laquelle Brocchus y commandait une unité. Ils conjecturent que celui-ci commande le fort de Coria. Selon Bowman et Thomas, Brocchus pourrait avoir succédé à Titus Haterius Nepos comme préfet de l'ala Petriana. Toutefois, les chercheurs reconnaissent qu'il est « impossible d’exclure que Coria se situât entre la base de Brocchus et Vindolanda »[6].
Brocchus et Severa sont proches de Sulpicia Lepidina et de son époux Flavius Cerialis, autre membre de l'ordre équestre et commandant de Vindolanda. La tablette no 190, datée d'un , raconte que Privatus, probablement un esclave, fait don de vin pour la « fête de la déesse », sans doute Fortune. La tablette précise que « les seigneurs (domini) sont restés à Briga », où Cerialis et sa famille devaient séjourner[4]. Dans la tablette no 622, envoyée par Brocchus après les Saturnales, il invite Cerialis et Lepidina à venir séjourner et à fêter le Nouvel An chez lui et Severa, au nom de laquelle il salue le couple de Vindolanda[6].
Les tablettes d'Ælius Brocchus
modifierÆlius Brocchus est connu par plusieurs tablettes de Vindolanda, écrites sur du bois entre 97 et 105. Le site du camp romain de Vindolanda a fait l'objet de fouilles à partir des années 1970, les tablettes trouvées progressivement sont aujourd'hui conservée au British Museum, situé à Londres. Les tablettes écrites par elle ou la mentionnant sont publiées par A. K. Bowman et J. D. Thomas dans les volumes II et III des Tabulae Vindolandenses, en 1994 et 2003. Elles sont retrouvées durant la période du camp dans sa forme précédant le règne de l'empereur Hadrien et la construction du mur éponyme.
Trois tablettes très fragmentaires d'Ælius Brocchus à Cerialis mentionnent Severa. Le British Museum les conserve sous les cotes BM 1986,1001.92, 1995,0701.319 et 1995,0701.101. Elles sont inscrites sous les numéros d'inventaire 85.092, 93.1503a et 93.1304. A. K. Bowman et J. D. Thomas les publient sous les numéros Tab. Vindol. 244, 622 et 626[7],[6],[8]. Dans la seule ligne conservée de la tablette no 244, Brocchus dit à son « frère » Cerialis que Severa le salue, ainsi que Lepidina (Seuera mea uos salutat)[7]. Dans la tablette no 626, « ma Claudia » (Claudia mea) sont les seuls mots conservés. Compte tenu des précédentes tablettes, elle doit aussi avoir été envoyée à Cerialis par Brocchus[8].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ Hallett 2002, p. 94.
- ↑ « Names », sur vindolanda.csad.ox.ac.uk (consulté le )
- 1 2 « Briga », sur Roman Era Names (consulté le )
- 1 2 Birley 2010, p. 3.
- ↑ Watts 2005, p. 34.
- 1 2 3 (en) « Tab.Vindol. 622. Correspondence of Flavius Cerialis », sur Roman Inscriptions of Britain (consulté le ).
- 1 2 (en) « Tab.Vindol. 244. Correspondence of Flavius Cerialis », sur Roman Inscriptions of Britain (consulté le ).
- 1 2 (en) « Tab.Vindol. 626. Correspondence of Flavius Cerialis », sur Roman Inscriptions of Britain (consulté le ).
Annexes
modifierBibliographie
modifier- (en) A. K. Bowman (dir.) et J. D. Thomas (dir.), The Vindolanda Writing Tablets, vol. II, Londres, The British Museum Press, , 408 p. (ISBN 978-0-714-12249-6).

- (en) A. K. Bowman (dir.) et J. D. Thomas (dir.), The Vindolanda Writing Tablets, vol. III, Londres, The British Museum Press, , 184 p. (ISBN 0-7141-2249-1).

- (en) Judith Hallett, « The Vindolanda letters from Claudia Severa », dans Laurie J. Churchill, Phyllis R. Brown et Jane E. Jeffrey, Women writing Latin, Londres, Routledge, , 336 p. (ISBN 978-0415941846), p. 93-99.

- (en) Anthony Birley, « Roman officers and their wives at Vindolanda », dans Oxford Dictionary of National Biography, , 5 p. (DOI https://doi.org/10.1093/ref:odnb/96884
). 
- (en) Dorothy Watts, Boudicca's Heirs : Women in Early Britain, Taylor & Francis, , 192 p. (ISBN 9781134463091).
