École numérique
L'école numérique ou la numérisation de l'école est, selon la définition de Maulini (université de Genève, 2017), « l'intégration plus ou moins importante des outils informatiques dans les dispositifs et les pratiques pédagogiques[1] ».
Ph. Bihouix et K. Mauvilly (2016) y incluent la salle informatique, le tableau blanc interactif (TBI), les « classes mobiles », les tablettes, les logiciels d'appel, le cahier de textes et de saisie de notes, les cartables électroniques remplaçant les livres, les espaces numériques de travail (ENT), les téléphones portables de plus en plus tolérés, mais y voient un risque pour l'apprentissage de la lecture[2]. Ils constatent que certains cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans, pour favoriser leur apprentissage[3].
La Suède, le Danemark et la Finlande abandonnent massivement l'école numérique pour laquelle ces pays étaient pionniers, et reviennent aux manuels scolaires[4].
Madeleine de Jessey consacre plusieurs chapitres de son livre L'école des illettrés aux ravages de l'école numérique introduite à marche forcée dans les établissements par l'Éducation nationale et les collectivités locales en France[5].
Références
modifier- ↑ Olivier Maulini, « L'école numérique : risque-t-elle son âme ou fait-elle son métier ? », Bulletin CIIP, no 5, , p. 3 (ISSN 1424-2664, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Philippe Bihouix et Karine Mauvilly, Le désastre de l'école numérique: Plaidoyer pour une école sans écrans, Seuil, (ISBN 978-2-7578-8889-6, lire en ligne)
- ↑ Philippe Bihouix et Karine Mauvilly, « Le désastre de l'école numérique », sur seuil.com (consulté le )
- ↑ « La Scandinavie abandonne la tablette et rouvre le manuel », sur journaldunprogressiste.fr, (consulté le )
- ↑ « L'école sous l'empire du numérique », Le Figaro,
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Philippe Bihouix, Karine Mauvilly, Le désastre de l'école numérique, Plaidoyer pour une école sans écrans, Seuil, 2021, Présentation en ligne