L'Iran élit au suffrage universel le chef du gouvernement (le président de la république), une législature (le Majlis d'Iran) et une assemblée des experts (qui élit le chef de l'État, le Guide suprême). Des élections locales ont lieu tous les quatre ans à travers le pays. Le président est élu par le peuple pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois. Le Parlement, ou Assemblée Consultative Islamique (Majlis-e Shura-ye Eslami) compte 290 membres, élus pour quatre ans. Les élections de l'assemblée des experts se tiennent tous les huit ans. Tous les candidats doivent avoir été approuvés par le Conseil des Gardiens. Depuis Janvier 2007, tout Iranien de plus de 18 ans a le droit de vote[1]. Pour plus de détails, voir Politique de l'Iran.

Iraniens en campagne à Téhéran (2005).

Élections présidentielles

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Le président de la République est élu pour sa part au suffrage universel direct, pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois.

Candidature

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Pour être acceptéE par le Conseil des gardiens de la Constitution, toute candidature à la présidence de la République doit réunir les conditions suivantes :

  • le candidat doit être une personnalité religieuse ou politique reconnue ;
  • être d'origine ou de nationalité iranienne ;
  • avoir de bons antécédents ;
  • être honnête, vertueux et dévoué à l'islam et au régime de la République islamique.

Rien n’interdit une femme à se présenter à la candidature. Cependant à chaque élection les candidates femmes ont été écartées par le Conseil des gardiens. La constitution ne donne aucune indication précise à ce sujet[1],[2].

Liste des élections présidentielles

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Élections législatives

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Candidature

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Comme celle du président de la République, les candidatures des députés font l'objet d'une validation préalable par le Conseil des Gardiens[3].

Liste des élections législatives

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Élections législatives de 2004

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Résultats des élections législatives iraniennes des et
Orientation des candidats Votes % Sièges
Conservateurs 156
Réformateurs 39
Indépendants 31
Élus au second tour 59
“Minorité religieuses reconnues” (Arméniens (2 sièges), Chrétiens chaldéens et assyriens (partagent 1 siège), Juifs (1 siège), Zoroastriens (1 siège)) 5
Total (Participation autour de 50 %) 290
Source: IPU

Élections législatives de 2008

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Résultats des élections législatives iraniennes des et .
Partis Sièges (1er tour) Sièges (2d tour) Sièges (total)
Front des principalistes unifié 90 27 117
Conservateurs pragmatiques 42 11 53
Réformistes 31 15 46
Indépendants 40 29 69
Minorités religieuses reconnues
Arméniens (2), Chrétiens Chaldéens et Assyriens (1), Juifs (1), Zoroastriens (1)
5 0 5
Total (Participation autour de 60 %) 208 82 290
Sources : site nzz.ch[4]

Élections législatives de 2012

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Élections législatives de 2016

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Élections législatives de 2020

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Élections législatives de 2024

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Élections municipales

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Bien qu'ils soient prévus par la Constitution, la mise en place de conseils locaux n'a été rendue effective que sous l'administration du président Khatami en 1999[5]. Les conseils municipaux sont élus pour quatre ans au suffrage universel direct ; ils élisent à leur tour les maires[6]. Avant 1999, les maires étaient désignés par le ministère de l'Intérieur[7]. À l'inverse des prétendants à la présidentielle et aux législatives, les candidats aux élections locales ne sont pas soumis à une approbation par le Conseil des Gardiens[8]. Mais l'éligibilité des candidats est soumise à des conditions : être musulman pratiquant, adhérer au principe du Velayat-e faqih et prêter allégeance à la Constitution de la république islamique d'Iran[9]. Ces conditions sont évaluées par une Commission de surveillance des élections[10].

Le vote obéit à la règle de la majorité relative[6]. La municipalité de Téhéran doit expérimenter un système proportionnel à partir des septièmes élections locales, prévues en 2026[8],[11]. Jusqu'en 2021, les élections des conseils municipaux ont couplées avec la présidentielle , elles doivent en être dissociées à partir de 2026[11].

Élections sous la Monarchie Constitutionnelle (1906-1979)

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Mohammad Reza Chah Pahlavi inaugurant le Sénat iranien, 1975

Élections sénatoriales (Sénat - Chambre Haute)

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Élections législatives (Majlis- Chambre Basse)

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Référendums

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Notes et références

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  1. 1 2 « Les Iraniennes « interdites » à l'accès à la présidence », sur La Tribune de Genève, (consulté le )
  2. ↑ « Iran : six candidatures à la présidentielle validées, mais pas celle de l’ex-président Ahmadinejad », sur Le Monde, (consulté le )
  3. ↑ « IRAN : Qui détient le pouvoir ? », sur BBCAfrique.com (consulté le )
  4. ↑ site du Neue Zürcher Zeitung
  5. ↑ (en) UCLG COUNTRY PROFILES : Islamic Republic of Iran, Global Observatory on Local Democracy and Decentralization (lire en ligne)
  6. 1 2 La décentralisation et la démocratie locale dans le monde, United Cities and Local Governments, (lire en ligne), p. 261
  7. ↑ (en) Nabz Iran, Local Elections in Iran (lire en ligne), p. 3
  8. 1 2 (en) Maryam Sinaiee, « Low voter engagement casts doubt on Tehran’s maiden proportional council elections », sur Iran International, (consulté le )
  9. ↑ ‌Mohammad Djalali, « L'Iran, une décentralisation en trompe l'oeil ? », Revue iranienne de droit constitutionnel, vol. 4, no 3,‎ , p. 281–293 (lire en ligne Accès limité, consulté le )
  10. ↑ (fa) « اعلام نتایج بررسی صلاحیت نامزدهای انتخابات شوراها » [« Annonce des résultats de l'examen des qualifications des candidats aux élections municipales »], Radio Farda,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. 1 2 (en) « Iran’s Supreme National Security Council Retains Final Say on Local Elections », sur iranwire.com, (consulté le )

Voir aussi

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