Époisses
Époisses est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle a donné son nom à un fromage. Sur le territoire de la commune se trouve également le château d'Époisses, monument historique.
| Époisses | |||||
Château d'Époisses. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | |||||
| Arrondissement | Montbard | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Terres d'Auxois | ||||
| Maire Mandat |
Virginie Tardit 2026-2032 |
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| Code postal | 21460 | ||||
| Code commune | 21247 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Espicéens, Espicéennes[1] | ||||
| Population municipale |
715 hab. (2023 |
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| Densité | 33 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 30′ 28″ nord, 4° 10′ 28″ est | ||||
| Altitude | Min. 233 m Max. 321 m |
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| Superficie | 21,72 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Semur-en-Auxois (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Semur-en-Auxois | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.epoisses.fr | ||||
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Géographie
modifierEpoisses est dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle n'est pas loin de plusieurs petites villes: Semur-en-Auxois et Montbard et de grosses villes: Auxerre et Dijon.
Communes limitrophes
modifier| Vignes (Yonne) | Corsaint | Corrombles | ||
| Toutry | N | Torcy-et-Pouligny | ||
| O Époisses E | ||||
| S | ||||
| Vieux-Château | Montberthault | Forléans |
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 824 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-André-en-Terre-Plaine à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 849,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Époisses est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Semur-en-Auxois, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 54 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,5 %), prairies (28,7 %), forêts (4 %), zones urbanisées (3,8 %), zones agricoles hétérogènes (2,4 %), eaux continentales[Note 3] (1,6 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Spissia (1147) ; Espeisse (1197) ; Espissia (1200) ; Spissa (1202) ; Spoissia (1225) ; Espisia (1228) ; Espoisse (1271) ; Espoise (1272) ; Espoisse en Auxois (1346) ; Espitia (XIVe siècle) ; Espicia (XIVe-XVe siècle) ; Époisse (1461) ; Époisses (1561) ; Espoises (1577)[17].
Le mot époisse est dérivé du latin pastio, « pâture », précédé de l’article contracté [es], qui s’est soudé au nom de sorte que la locution « les Epoisses », contient deux fois l’article. Ce lieu rappelle l’idée de pâturage ouvert aux porcs ou autre bétail.
Histoire
modifierLa seigneurie d'Espoisse possédait de vastes étangs au finage de Bussières, au bas du hameau du lieu-dit le Faubourg[18].
Au XIIe siècle, le village voit la construction d'une abbatiale et d'un colombier au XVIe siècle[19].
Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal d'Époisses, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[20]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 4] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[21].
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Philippe Renault (57,55 %) et Jean-Marie Virely (42,45 %). 12 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Philippe Renault et trois à celle de Jean-Marie Virely[22]. Virginie Tardit est élue maire le [23],[Note 5].
Liste des maires
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25].
En 2023, la commune comptait 715 habitants[Note 6], en évolution de −10,18 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
modifierCulture locale et patrimoine
modifierÉpoisses a été labellisée « Cité de Caractère de Bourgogne Franche-Comté » en 2021[28].
Lieux et monuments
modifierLe château d'Époisses est constitué à l'origine de deux enceintes. Quatre tours, dont le donjon, sont construites au XIIIe siècle afin d'en assurer la protection[19]. Au cours des siècles suivants, le château est réaménagé entre le XIVe siècle et le XVIIIe siècle, notamment par Imbert de La Platière, seigneur de Bourdillon, maréchal de France, originaire du Nivernais. Celui-ci transforme profondément Epoisses. Par exemple, il fait construire le porche de la tour qui porte aujourd'hui son nom. La révolution française et des négociations avec le Comité de salut public vont amener à la destruction des parties fortifiées et la diminution de la hauteur des tours. Au XXe siècle, différents bâtiments du château et le jardin sont classés aux monuments historiques.
Le village comprend également d'autres lieux et monuments :
- Croix de chemin, rues de Semur, des Forges, des Éperons et d'Avallon.
- Église Saint-Symphorien, dans la cour du château, rue de Semur.
- Fromagerie Berthaut, fabricant d'Époisses (fromage), place du Champ de Foire.
- Mairie, rue des Forges.
- Maison natale du général Jacques Lazare Savettier de Candras, place Candras (rue des Forges).
- Vestiges du prieuré d'Époisses (de l'ordre de Grandmont) situé à Bretenière, fondé en 1189 par Hugues III de Bourgogne[29].
- L'entrée du château d'Époisses.
- L'église Saint-Symphorien.
- La mairie.
- La maison natale du général de Candras.
Personnalités liées à la commune
modifier- Famille de Pechpeyrou-Comminges de Guitaut
- Imbert de La Platière (1516-1567), militaire français du XVIe siècle, seigneur d’Époisses, maréchal de France le
- Madame de Sévigné, qui avait des terres dans les environs, a séjourné plusieurs fois au château d'Époisses, propriété de la famille de Pechpeyrou. Elle qualifia le château de « maison d'une grandeur et d'une beauté surprenante[30]. »
- Jacques Lazare Savettier de Candras (1768 - ), baron de La Tour de Pré, général des armées de la République et de l'Empire, né à Époisses et mort à la bataille de la Bérézina (Russie)
- Jean-Baptiste Simon Firmin Marie, vicomte de Fréhaut (1769-1835), général des armées de la République et de l'Empire, né à Époisses.
Héraldique
modifier| Blasonnement :
De gueules au mur crénelé adextré d'une échauguette couverte, le tout d'argent maçonné de sable et chargé en cœur d'un écu échiqueté d'azur et d'or. |
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département de la Côte-d'Or en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ L'Internaute > Époisses (21460), Côte-d'Or
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Époisses et Saint-André-en-Terre-Plaine », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « St André », sur la commune de Saint-André-en-Terre-Plaine - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « St André », sur la commune de Saint-André-en-Terre-Plaine - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Semur-en-Auxois », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique de la Côte-d’Or, Paris, Impr. nationale, , p. 152.
- ↑ Baudiau 1990, p. 143.
- 1 2 Martin 1990, p. 144.
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune d'Époisses », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Christelle Pommeret, « La commune obtient le label Cités de caractère », sur Le Bien Public, (consulté le )
- ↑ Histoire et description
- ↑ Lettre à Mme de Grignan, 25 octobre [1673]
Bibliographie
modifier- Abbé Jacques-François Baudiau, Le Morvand, t. 3, Guénégaud, (réimpr. 2), 2e éd. (1re éd. 1854).
- Nicolas Martin, La France fortifiée : Châteaux, villes et places fortes, Paris, Nathan, , 195 p. (ISBN 2-09-284371-0)
Annexes
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
