116e régiment d'infanterie (France)
Le 116e régiment d'infanterie (116e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française. Créé sous la Révolution sous le nom de 116e demi-brigade, il est recréé en 1808 sous le nom de 116e régiment d'infanterie de ligne puis dissous en 1815 à l'issue des guerres napoléoniennes. Recréé pendant la guerre franco-allemande de 1870, il combat ensuite pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Il termine son existence comme régiment de réserve pendant la guerre froide.
| 116e régiment d’infanterie | |
Insigne régimentaire du 116e RI | |
| Création | 1794 |
|---|---|
| Dissolution | ? |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | régiment d’infanterie |
| Rôle | Infanterie |
| Inscriptions sur l’emblème | |
| Anniversaire | Saint-Maurice |
| Fourragères | Aux couleurs du ruban de la Médaille militaire |
| Décorations |
|
| modifier |
|
Création et différentes dénominations
modifierChefs de corps
modifier- 1808 : colonel Pierre-Michel Rouelle (*)
- : colonel Louis Loup Étienne Martin Bougault
- :
- ? -1905 : colonel E.N.G.E. Rousselet
- 1905-? : colonel J. L. Brière
- : lieutenant-colonel Vincenti
- : colonel Louis-Gaston Zopff
- 1939 : lieutenant-colonel Lannier puis le commandant Quinquette le .
Historique des garnisons, combats et batailles
modifierAncien Régime
modifierGuerres de la Révolution et de l'Empire
modifier- Drapeau modèle de 1812 (avers)
- Drapeau modèle de 1812 (revers)
- 1813 : Espagne : Combat du col d'Ordal
- 1814 : Guerre d'indépendance espagnole
- 1814 : à la suite de la dissolution des troupes pyrénéennes, les hommes du 1er bataillon de chasseurs de montagne (lui-même issu en 1811 de la fusion des bataillons des Pyrénées-Orientales, de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées) sont versés au 116e régiment d'infanterie de ligne[1].
1815 à 1848
modifierSecond Empire
modifier1871 à 1914
modifierLe régiment s'implante à Vannes en 1898. Il y restera jusqu'en 1914. Il y occupe la caserne de La Bourdonnaye et la caserne des Trente, aujourd'hui disparues.
Le 116e RI est formé à Vannes, Morlaix. À la 43e brigade d'infanterie, 22e division d'infanterie, 11e corps d'armée. À la 22e DI d' à puis à la 170e division d'infanterie jusqu'en .
1914
modifier- Ardennes française et belge
- Marne
1915
modifier
1916
modifier1917
modifier1918
modifier- Vosges
- Marne
Le 65e régiment d'infanterie remplace à Vannes le 116e RI, qui a été dissous.
Formé le sous les ordres du lieutenant-colonel Lannier.
Il appartient à la 22e division d'infanterie (XIe corps d'armée, 9e armée) qui est concernée par le plan Dyle dans lequel elle doit venir occuper la Meuse entre Vireux-Molhain et Hastière. Cette division comprend : les 18e, 19e, 62e et 116e régiments d’infanterie, le 24e GRDI, les 18e et 218e RAD. Elle est du type « Série A » donc formée de réservistes.
La 13e Compagnie de pionniers (divisionnaire) est rattachée au régiment.
Le commandant Quinquette prend le commandement du régiment le .
De 1945 à nos jours
modifierEn 1970, les traditions du 116e RI sont reprises par le centre mobilisateur no 116, implanté au Quartier Délestraint à Vannes. Il dépend de la 3e région militaire, 11e division. Sa mission, en cas de mobilisation, est d'assurer la montée en puissance de régiment de réserves, dont le 116e RI.
Le 116e régiment d'infanterie divisionnaire (116e RID) est reconstitué dans les années 1970[Quand ?] au sein des forces du territoire, puis dissous une nouvelle fois dans les années 1980[Quand ?].
Drapeau
modifierIl porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[3] :
- Tudela 1808
- Saragosse 1809
- Lérida 1810
- Tarragone 1811
- Champagne 1915
- Verdun 1916
- L'Aisne 1918
- Somme-Py 1918

Décorations
modifierSa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec quatre citations à l'ordre de l'armée
.
Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire.
Insigne
modifierL'insigne du 116e RI représente un écu argenté liseré de rouge, à fond bleu chargé de trois hermines. L'insigne existe en fabrication Delande (sans marque) et Balme.
Personnalités ayant servi au 116e RI
modifier- Thomas Robert Bugeaud, alors capitaine
- Hubert Callier, baron de Saint-Apollin, alors grenadier au 116e de ligne en 1782
- François Théodore Curnier
- Maurice Humbert, architecte français qui érigea de nombreux immeubles et hôtels particuliers à Paris, lieutenant au 116e RI durant la Première Guerre mondiale et décédé des suites de ses blessures, dans son château, en 1918
Notes et références
modifier- ↑ « Carnet de la Sabretache, nouvelle série », Carnet de la Sabretache, no 95-E, 4e trimestre 1988
- 1 2 Journaux des marches et opérations des corps de troupe sur le site Mémoire des hommes
- ↑ Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Serge Andolenko, Recueil d'historiques de l'infanterie française, Paris, Eurimprim, , 413 p. (OCLC 23418405).
- Le 116e RI
- Historique du 116e régiment d'infanterie pendant la guerre de 1914 à 1919, Vannes-Pontivy, Commelin, n.d., 99 p. (lire en ligne)
