1963 en Tunisie
chronologie de la Tunisie
Cet article présente les faits marquants de l'année 1963 en Tunisie ou relatifs à la Tunisie.
Chronologies
| 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Décennies : 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 Siècles : XVIIIe XIXe XXe XXIe XXIIe Millénaires : -Ier Ier IIe IIIe |
Événements
modifier- - : le procès du complot contre Habib Bourguiba, fortement médiatisé, se tient dans une salle de la caserne de Bouchoucha : treize condamnations à mort sont prononcées contre les huit militaires et cinq civils ; deux des militaires voient leurs peines commuées en prison à perpétuité, les autres inculpés étant condamnés à des peines d'emprisonnement avec travaux forcés allant d'un an à la perpétuité.
- : les peines de mort du procès du complot contre Bourguiba sont exécutées ; les autres condamnés sont transférés au bagne de Ghar El Melh puis à la prison de Borj Erroumi[1].
- : cinq élèves de Thala, dans le gouvernorat de Kasserine, proches d'un conjuré exécuté sont condamnés à des peines allant de trois à huit mois de prison.
- : un premier procès, suite au complot, voit dix inculpés, dont d'anciens résistants, jugés : quatre d'entre eux sont condamnés à des peines de vingt ans de travaux forcés, les autres étant libérés. Un deuxième procès se tient le même mois et touche plusieurs notables : 43 inculpés sont à la barre, le verdict se traduisant par une peine capitale par contumace et trois condamnations à vingt ans de travaux forcés. Parmi les condamnés figure Sahbi Farhat, instituteur et syndicaliste, qui a écopé de deux ans d'emprisonnement et qui meurt en prison un an après sa condamnation, faute de soin, avec un autre coïnculpé.
- :
- le Néo-Destour adopte le régime du parti unique[2].
- le second protocole de cession des terres des agriculteurs français à la Tunisie est signé[3].
- : le code de la nationalité tunisienne est adopté[4].
- : quatre inculpés dont Hassen El Ayadi, ancien fellaga et homme de main du Néo-Destour, sont inculpés et condamnés ; El Ayadi est condamné à mort et exécuté, des peines allant jusqu'à dix ans de travaux forcés étant prononcées pour les autres inculpés.
- : une réforme agraire est adoptée[5].
- : la base de Bizerte est évacuée par la France[6].
Sports
modifierCulture
modifier- Folklore à Monastir, documentaire de 20 minutes réalisé par Hamouda Ben Halima[7].
- Le grand air, fiction tunisienne d'Omar Khlifi[8].
Références
modifier- ↑ Noura Borsali, « Le complot de décembre 1962 : fallait-il les tuer ? », Réalités, .
- ↑ Sadri Khiari, Tunisie, coercition, consentement, résistance : le délitement de la cité, Paris, Éditions Karthala, , 202 p. (ISBN 978-2845864016, lire en ligne), p. 65.
- ↑ Hubert Thierry, « La cession à la Tunisie des terres des agriculteurs français - protocoles franco-tunisiens des 13 octobre 1960 et 2 mars 1963 », Annuaire français de droit international, no 9, , p. 933-952 (ISSN 0066-3085, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Code de la nationalité tunisienne (amendé 1984) », sur refworld.org (consulté le ).
- ↑ « Événements : 1960-1964 », sur perspective.usherbrooke.ca (consulté le ).
- ↑ Olivier Pironet, « Tunisie : chronologie historique », Manière de voir, no 86 « Le Maghreb colonial », (ISSN 1241-6290, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Folklore à Monastir », sur cinematunisien.com, (consulté le ).
- ↑ « Grand air (Le) », sur africine.org (consulté le ).
