22 Orionis

étoile binaire spectroscopique de la constellation d'Orion

22 Orionis (en abrégé 22 Ori) est une étoile binaire de la constellation d'Orion, située sur l'équateur céleste. Elle porte également la désignation de Bayer de o Orionis, 22 Orionis étant sa désignation de Flamsteed. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,74[3]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Gaia, le système est distant d'environ  1 140 a.l. ( 350 pc) de la Terre[2]. Il s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale d'environ +29 km/s[6].

22 Orionis
o Orionis
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière de 22 Orionis, adaptée de Balona et Engelbrecht (1985)[1].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 05h 21m 45,747 36s[2]
Déclinaison −00° 22 56,880 7[2]
Constellation Orion
Magnitude apparente 4,74[3]

Localisation dans la constellation : Orion

(Voir situation dans la constellation : Orion)
Caractéristiques
Type spectral B2 IV-V[4],[5]
Indice U-B −0,79[3]
Indice B-V −0,16[3]
Indice R-I −0,18[5]
Astrométrie
Vitesse radiale +28,8 ± 2,0 km/s[6]
Mouvement propre μα = −0,077 mas/a[2]
μδ = +1,563 mas/a[2]
Parallaxe 2,858 7 ± 0,158 1 mas[2]
Distance 349,8 ± 19,3 pc (1 140 al)[7]
Magnitude absolue −2,98[8]
Caractéristiques physiques
Masse 9,0 M[9]
Gravité de surface (log g) 3,56[10]
Luminosité 741 L[11]
Température 19 953 K[11]
Métallicité [Fe/H] = −0,06[10]
Rotation 9 km/s[11]
Âge 18,5 Ma[9]
Orbite
Compagnon 22 Ori B[12]
Période (P) 293 j
Argument du périastre (ω) 234°
Époque du périastre (τ) 2 442 175 JJ
Demi-amplitude (K1) 4,1 km/s

Désignations

o Ori, 22 Ori, BD−00°930, FK5 1147, GC 6579, HD 35039, HIP 25044, HR 1765, NSV 16291, SAO 132028[7]

22 Orionis est une binaire spectroscopique à raies simples avec une période orbitale de 293 jours et une excentricité de 0,15[12]. Sa composante visible est une étoile bleu-blanc de type spectral B2 IV-V[4],[5], avec la classe de luminosité « IV-V » indiquant que son spectre présente des traits mélangés entre ceux d'une étoile sur la séquence principale et ceux d'une sous-géante. Elle est suspectée d'être soit une variable de type Beta Cephei[13], soit une étoile de type B à pulsation lente[14]. On estime que l'étoile est neuf fois plus massive que le Soleil et qu'elle est âgée de 18,5 millions d'années[9]. Elle est 741 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 19 953 K[11].

Références

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  1. (en) L. A. Balona et C. A. Engelbrecht, « Photometry and frequency analysis of line profile variables », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 214, no 4, , p. 559–574 (DOI 10.1093/mnras/214.4.559 Accès libre, Bibcode 1985MNRAS.214..559B)
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  3. 1 2 3 4 (en) J. R. Ducati, « Catalogue de données en ligne VizieR : Catalogue of Stellar Photometry in Johnson's 11-color system », CDS/ADC Collection of Electronic Catalogues, 2237, 0, (Bibcode 2002yCat.2237....0D)
  4. 1 2 (en) Gerard T. van Belle et Kaspar von Braun, « Directly Determined Linear Radii and Effective Temperatures of Exoplanet Host Stars », The Astrophysical Journal, vol. 694, no 2, , p. 1085–1098 (DOI 10.1088/0004-637X/694/2/1085, Bibcode 2009ApJ...694.1085V, arXiv 0901.1206)
  5. 1 2 3 (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050, (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
  6. 1 2 (en) Ralph Elmer Wilson, General Catalogue of Stellar Radial Velocities, Carnegie Institution of Washington, (Bibcode 1953GCRV..C......0W)
  7. 1 2 (en) * o Ori -- Spectroscopic Binary sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  8. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne)
  9. 1 2 3 (en) N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1, , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883, lire en ligne)
  10. 1 2 (en) Caroline Soubiran et al., « The PASTEL catalogue: 2016 version », Astronomy & Astrophysics, vol. 591, , article no A118 (DOI 10.1051/0004-6361/201628497, Bibcode 2016A&A...591A.118S, arXiv 1605.07384)
  11. 1 2 3 4 (en) S. Simón-Díaz et al., « The IACOB project . III. New observational clues to understand macroturbulent broadening in massive O- and B-type stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 597, , article no A22 (DOI 10.1051/0004-6361/201628541, Bibcode 2017A&A...597A..22S, arXiv 1608.05508)
  12. 1 2 (en) H. A. Abt et S. G. Levy, « Binaries among B2-B5 IV, V absorption and emission stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 36, , p. 241–258 (DOI 10.1086/190498 Accès libre, Bibcode 1978ApJS...36..241A)
  13. (en) N. N . Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: NSV and supplement », Astronomy Reports, vol. 61, no 1, , p. 80 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S)
  14. (en) M. A. Smith, « Nonradial m-mode changes in the 53 Persei variable 22 Orionis », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 42, , p. 261–281 (DOI 10.1086/190651 Accès libre, Bibcode 1980ApJS...42..261S)

Liens externes

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