Renfe série 269.0

série de locomotives électriques espagnoles
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La Renfe série 269.0 est une série de locomotives électriques surnommées « japonaises » en raison de leur construction sous licence (Mitsubishi)[1]. Elles forment une importante série de la Renfe, avec un total de 114 unités fabriquées entre 1973 et 1978. Ces locomotives ont tracté toutes sortes de trains.

Série 269.0
Description de cette image, également commentée ci-après
La 269.038.6 à Tarragona en 2004.
Identification
Exploitant(s) Renfe
Désignation 269.001.4 à 269.108.7
Constructeur(s) CAF
Mise en service 1973-1978
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux B'B'
Écartement Large (1 668 mm)
Tension ligne de contact 3000 V
Moteurs de traction 2 moteurs
MB 3200 B2
Puissance continue 3100 kW
Masse totale 88,0 t
Longueur totale 17,270 m

Historique

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Origine

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L'augmentation du kilométrage des lignes exploitées en 3 000 volts pose rapidement un problème à la Renfe : celui de l'insuffisance du parc moteur disponible pour cette tension. Au début des années 1970, seules 240 locomotives des séries 276, 277 et 278 sont disponibles. Étant donné le programme des électrifications à venir et les bons résultats obtenus par les séries bi-tension 279 et 289, la Renfe opte pour une version mono-tension de ces machines, avec la même mécanique et une partie électrique simplifiée[2]. La Renfe ayant adopté la numérotation UIC en 1971, la série, qui suivant ce modèle doit être immatriculée 6900, est numérotée 269.

La construction des 114 machines de la sous-série 269.0 est réalisée, entre 1973 et 1978, par Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF)[3] et Material y Construcciones S.A. (MACOSA) sous licence Mitsubishi[4].

Conception

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La caisse est identique à celle de la série 289, à l'exception des indicateurs lumineux de numérotation latéraux qui sont supprimés. Les bogies, monomoteurs et bi-réducteurs, sont identiques à ceux des 289, le rapport PV offrant une vitesse maximale de 80 km/h pour la traction des trains de marchandises et 140 km/h pour les trains de voyageurs[5]. Les modifications les plus importantes de la partie électrique portent sur la suppression des commutateurs de tension principaux et auxiliaires devenus inutiles, la connexion permanente en série des induits et des inducteurs de chaque moteur de traction, et l'installation de seulement deux groupes de résistances principales. Les 269 sont les premières « japonaises » équipées d'un freinage rhéostatique[4] bi-mode, capable de freiner aussi bien des compositions dotées du frein à vide que du frein à air comprimé.

Les 269.001 à 038 sortent d'usine avec des moustaches portant l'ancien monogramme Renfe. À partir de la 269-039, toutes auront le nouveau monogramme. L'ensemble des machines de la série est construit par la Construcciones y Auxiliar de Ferrocarrile (CAF) : Les 269.001 à 006 en 1973 ; les 269.007 à 038 en 1974 ; les 269.039 à 053 en 1975 ; les 269.054 à 081 en 1976 ; les 269.082 à 096 en 1977 ; et les 269.097 à 108 en 1978. Elles sortent toutes d'usine avec la classique livrée Renfe verte à bandes jaunes[3],[1].

Service

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La 269-099-8 arrive à Barcelone en tête du Catalan Talgo (07/07/1981).

Les 38 premières unités livrées sont affectées à Madrid où elles remplacent les bi-tension série 279 et 289 sur les arcurs entre la capitale et le nord du pays. La livraison du second lot correspond à une diversification de leurs affectations. En 1974, la 269.050 est envoyée en Catalogne afin de permettre la formation du personnel. Une partie du lot est affectée à Barcelone-Casa Antunez. Avec la livraison des derniers lots, les 269 deviennent le cheval de bataille de la traction électrique sur la Renfe. Leur rayon d'action est très étendu, et on peut voir des barcelonaises jusqu'à Séville ou Malaga. Avec les progrès de l'électrification, elles remplacent diverses séries diesel, y compris en tête des trains Talgo. Elles reprennent d'ailleurs la traction du TEE Catalan Talgo aux trois machines de la série 276 qui avaient été modifiées à cette fin. De même, en 1982/83, on peut les voir en tête des rames Corail louées à la SNCF pour assurer les rapides diurnes. La livraison des 269.2 nécessite une redistribution de la série en 1983, les barcelonaises sont reversées à Madrid-Fuencarral et Miranda de Ebro. En , la 269.048 effectue un train d'essai sur la difficile ligne de Barcelone à Latour-de-Carol avec la voiture laboratoire LLV 1001. L'expérience étant concluante, les 269 de Miranda sont par la suite utilisées pour la remorque des trains de pèlerins sur Latour-de-Carol, le premier est remorqué par la 269.90 le .

En 1985, la répartition de la série est la suivante : Barcelone-Can Tunis : 269.060, 269.062 et 063 ; Leon : 269.001 et 003 ; Madrid-Fuencarral : 269.002, 269.004 à 010, 269.049 à 059, 260.061, 260.064 et 065, 269-071 à 077 ; Miranda de Ebro : 269.078 à 108 ; Santander : 269.011 à 048 et 269.066 à 070. Deux unités sont réformées prématurément à la suite d'accidents : les 269.094.9, le , et 269.017.0 le .

Notes et références

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  1. 1 2 Esler 2021, p. 30.
  2. « Série 269 Renfe », sur https://www.trains-europe.fr, (consulté le ).
  3. 1 2 (es) « Renfe Operadora - 269 », sur https://www.listadotren.es, (consulté le ).
  4. 1 2 Johnston et Harris 2005, p. 345.
  5. (es) « Renfe : Locomotores elèctriques sèrie 269 », sur https://www.trenscat.com (consulté le ).

Bibliographie

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Voir aussi

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