30 Piscium

étoile variable de la constellation des Poissons

30 Piscium (en abrégé 30 Psc) est une étoile variable de quatrième magnitude de la constellation zodiacale des Poissons, située près de la limite avec celle de la Baleine. Elle porte également la désignation d'étoile variable de YY Piscium, 30 Piscium étant se désignation de Flamsteed[9]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Gaia, l'étoile est distante d'environ ∼ 415 a.l. (∼ 127 pc) de la Terre[2]. Elle se rapproche du Système solaire à une vitesse radialede −12 km/s[8].

30 Piscium
YY Piscium
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière en bande visible de YY Piscium, tracée à partir des données publiées par Tabur et al. (2009)[1].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 00h 01m 57,619 47s[2]
Déclinaison −6° 00′ 50,654 0″[2]
Constellation Poissons
Magnitude apparente 4,31 à 4,41[3]

Localisation dans la constellation : Poissons

(Voir situation dans la constellation : Poissons)
Caractéristiques
Stade évolutif AGB[4]
Type spectral M3 III[5]
Indice U-B +1,83[6]
Indice B-V +1,63[6]
Indice R-I +1,41[6]
Variabilité semi-régulière[7]
Astrométrie
Vitesse radiale −11,7 ± 0,5 km/s[8]
Mouvement propre μα = +46,941 mas/a[2]
μδ = −40,471 mas/a[2]
Parallaxe 7,875 8 ± 0,410 5 mas[2]
Distance 126,97 ± 6,62 pc (∼414 al)[9]
Magnitude absolue −1,20[10]
Caractéristiques physiques
Rayon 109,2+5,46
−6,05
 R☉[11]
Gravité de surface (log g) 0,37[11]
Luminosité 1 597 ± 177 L☉[11]
Température 3 490 ± 35 K[11]
Métallicité [Fe/H] = −0,1[12]

Désignations

30 Psc, YY Psc, HD 224935, HIP 154, HR 9089, BD−06°6345, FK5 1630, SAO 147042[9]

30 Piscium est une étoile géante rouge de type spectral M3 III[5], ce qui indique qu'elle a épuisé les réserves en hydrogène de son noyau et qu'elle a évolué en sortant de la séquence principale. Elle est située sur la branche asymptotique des géantes (AGB) du diagramme de Hertzsprung-Russell[4]. C'est une étoile variable semi-régulière dont la magnitude apparente varie entre 4,31 et 4,41[7]. Elle a reçu sa désignation d'étoile variable en 1975[13]. Tabur et al. (2009) ont identifié des périodes de variation de 23,1, 32,0, 53,6 et de 167,8 jours[1]. Le rayon de l'étoile est autour de 109 fois plus grand que le rayon solaire, elle est approximativement 1 600 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 3 490 K[11].

Notes et références

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  1. 1 2 (en) V. Tabur et al., « Long-term photometry and periods for 261 nearby pulsating M giants », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 400, no 4,‎ , p. 1945–1961 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2009.15588.x, Bibcode 2009MNRAS.400.1945T, arXiv 0908.3228).
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  3. ↑ (en) N. N. Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: Version GCVS 5.1 », Astronomy Reports, vol. 61, no 1,‎ , p. 80-88 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S, lire en ligne, consulté le ).
  4. 1 2 (en) Olin J. Eggen, « Asymptotic giant branch stars near the sun », The Astronomical Journal, vol. 104, no 1,‎ , p. 275–313 (DOI 10.1086/116239 Accès libre, Bibcode 1992AJ....104..275E).
  5. 1 2 (en) Philip C. Keenan et Raymond C. McNeil, « The Perkins catalog of revised MK types for the cooler stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 71,‎ , p. 245 (DOI 10.1086/191373 Accès libre, Bibcode 1989ApJS...71..245K).
  6. 1 2 3 (en) D. Hoffleit et W. H. Warren Jr., « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H, lire en ligne).
  7. 1 2 (en) « VSX : Detail for YY Psc », sur The International Variable Star Index, AAVSO (consulté le ).
  8. 1 2 (en) J. H. J. de Bruijne et A.-C. Eilers, « Radial velocities for the HIPPARCOS-Gaia Hundred-Thousand-Proper-Motion project », Astronomy & Astrophysics, vol. 546,‎ , article no A61 (DOI 10.1051/0004-6361/201219219, Bibcode 2012A&A...546A..61D, arXiv 1208.3048).
  9. 1 2 3 (en) * 30 Psc -- Long-Period Variable Candidate sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  10. ↑ (en) L. Rimoldini et al., « Automated classification of Hipparcos unsolved variables », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 427, no 4,‎ , p. 2917–2937 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2012.21752.x, Bibcode 2012MNRAS.427.2917R, arXiv 1301.1545).
  11. 1 2 3 4 5 (en) Ellyn K. Baines et al., « Angular Diameters and Fundamental Parameters of Forty-four Stars from the Navy Precision Optical Interferometer », The Astronomical Journal, vol. 162, no 5,‎ , article no 198 (DOI 10.3847/1538-3881/ac2431, Bibcode 2021AJ....162..198B, arXiv 2211.09030).
  12. ↑ (en) G. Nandakumar et al., « M giants with IGRINS: IV. Identification and characterisation of a NIR line of the s-element barium », Astronomy & Astrophysics, vol. 690,‎ , article no A226 (DOI 10.1051/0004-6361/202451255, Bibcode 2024A&A...690A.226N, arXiv 2408.12971).
  13. ↑ (en) B. V. Kukarkin et al., « 60th Name-List of Variable Stars », Information Bulletin on Variable Stars, vol. 961, no 1,‎ (Bibcode 1975IBVS..961....1K).

Liens externes

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