4e régiment de spahis tunisiens
Le 4e régiment de spahis tunisiens (4e RST) était un régiment de cavalerie appartenant à l'armée d'Afrique et dépendant de l'Armée de terre française[1].
| 4e régiment de spahis tunisiens | |
Insigne du régiment : Lézard doré encerclant le chiffre 4. | |
| Création | 1886 |
|---|---|
| Dissolution | 1957 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment de spahis |
| Rôle | Cavalerie |
| Garnison | Sfax |
| Ancienne dénomination | 4e régiment de spahis |
| Inscriptions sur l’emblème | Maroc 1911-1913 Artois 1914-1915 |
| Guerres | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 |
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Création et différentes dénominations
modifierLe 4e régiment de spahis est créé en 1886 à Sfax. Il prend en 1921 le nom de 4e régiment de spahis tunisiens[2].
En 1943, il devient le groupe d'escadrons de marche de spahis de souveraineté (GEMSS), en 1948 le 4e groupe d'escadrons autonomes de spahis tunisiens (4e GEAST) et en 1949 le 4e escadron de spahis tunisiens (4e EST)[3].
En 1954[4],[5], le 4e EST fusionne avec le 8e EST (lui-même formé en 1952) pour recréer le 4e régiment de spahis tunisiens[3].
Renommé 4e régiment de spahis à cheval en 1956, le régiment est finalement dissous en 1957[3].
Chefs de corps
modifierHistorique des garnisons, campagnes et batailles
modifier1880 à 1914
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Des pelotons participent aux diverses expéditions dans le Sud de la Tunisie dans les années 1880 avant de former officiellement le 4e régiment de spahis en 1886, puis de prendre le nom de 4e régiment de spahis tunisiens en 1921. Il assure des missions de police jusqu'en 1889 dans le Sud tunisien.
Première Guerre mondiale
modifier1914
modifierLe 4e spahis est embarqué le à Sfax, l'effectif est de 31 officiers, 666 hommes de troupe et 671 chevaux. Les quatre escadrons débarquent à Marseille le et sont immédiatement dirigés sur le camp retranché de Paris[6].
1915
modifier1916
modifier1917
modifierLe 4e spahis est la première unité alliée à pénétrer dans Quierzy lors du repli allemand de .
1918
modifierEntre-deux-guerres
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Au début des années 1930, le régiment est en garnison à Sfax et à Gabès. Le , le 5e régiment de spahis tunisiens, en garnison à Damas (Syrie) et réduit à deux escadrons, devient le 3e groupe d'escadrons du 4e RST[8].
En 1936, en plus de son groupe d'escadrons en Syrie, le régiment est en garnison à Sfax et Zarzis[7].
Seconde Guerre mondiale
modifier1939-1940
modifierÀ la déclaration de guerre en 1939, il met sur pied avec le 1er régiment étranger de cavalerie le 88e groupe de reconnaissance de division d'infanterie[9].
Le régiment lui-même se porte en soutien de la ligne Mareth[7].
Sous Vichy
modifierEn , peu avant l'invasion du Levant français par les Britanniques, le 3e groupe d'escadrons du 4e RST fusionne avec les escadrons algériens également présents au Levant pour former le 2e régiment de marche de spahis. Il se trouve engagé contre les Britanniques et les Français libres avant d'être rapatrié en en Afrique du Nord[8].
Campagne de Tunisie
modifierAprès les débarquements anglo-américains au Maroc et en Algérie, le régiment combat les forces de l'Axe devant Sfax-Médenine en . Il est alors toujours monté. Il rejoint la première armée britannique lors de la bataille de Kasserine. Doté en partie de véhicules et d'automitrailleuses de provenance anglaise, il assure le flanc-garde des Alliés lors de l'offensive finale contre les Allemands[7].
Troupe de souveraineté (1943-1945)
modifierEn 1943, le régiment est renommé groupe d'escadrons de marche de spahis de souveraineté (GEMSS)[7].
Après 1945
modifierEn 1948, le GEMSS devient le 4e groupe d'escadrons autonomes de spahis tunisiens (4e GEAST) et est réduit l'année suivante sous le nom de 4e escadron de spahis tunisiens (4e EST)[3]. Toujours à cheval, il assure alors principalement un rôle de garde d'honneur mais l'agitation indépendantiste amène l'unité à mener des opérations de contrôle du territoire[10].
En , pour compléter le 4e EST, est formé le 8e EST, également à cheval[10]. Le premier opère dans les secteurs du cap Bon et de Gabès, le second dans le secteur du Kef-Makthar[4].
En -[4],[5], les deux escadrons fusionnent pour recréer le 4e régiment de spahis tunisiens. Un troisième escadron est formé en [4].
Renommé 4e régiment de spahis à cheval en 1956[7], le régiment est dissous en Tunisie en [11].
Étendard
modifierIl porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[12] :

Le régiment obtient la croix de guerre 1914-1918 avec une palme (citation à l'ordre de l'armée et une étoile de vermeil).
Personnalités ayant servi au sein du régiment
modifier- Gabriel Bougrain (1882-1966), général ;
- Fortuné Delsaux (1915-1946), Compagnon de la Libération ;
- Charles Rudrauf (1919-2010), Compagnon de la Libération ;
- Marceau Faucret (1919-2000), Compagnon de la Libération.
Autres régiments de spahis tunisiens
modifierLe 12e régiment de spahis tunisiens est issu du 1er régiment mixte de cavalerie du Levant (1918). Mis sur pied en 1922, il est dissous en 1929.
Le 5e régiment de spahis tunisiens est issu du 12e. Créé en 1929, il est dissous en 1933 et devient le 3e groupe d'escadrons du 4e RST.
Notes et références
modifier- ↑ Moné 1999.
- ↑ Moné et Tixier 1999, p. 12.
- 1 2 3 4 Moné et Tixier 1999, p. 13.
- 1 2 3 4 Noulens 2011, p. 342.
- 1 2 Noulens 2011, p. 400.
- 1 2 Historique anonyme 1920, p. 5.
- 1 2 3 4 5 6 7 Moné et Tixier 1999, p. 34.
- 1 2 Jacques Sicard, « Les cavaliers du Levant et leurs insignes (1) », Armes Militaria Magazine, Histoire & Collections, no 68, .
- ↑ Moné et Tixier 1999, p. 38.
- 1 2 Noulens 2011, p. 341.
- ↑ Noulens 2011, p. 401.
- ↑ « Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées », Bulletin officiel des armées, no 27, (ISSN 2105-2468, lire en ligne, consulté le ).
Bibliographie
modifier- Historique du 4e régiment de spahis : campagne de France : Oise-Somme (1914), Tunis, C. Weber et Cie, , 36 p. (lire en ligne).
- Thierry Moné (ill. Jean-François Tixier), Les Insignes des spahis, Panazol, Lavauzelle, , 157 p. (lire en ligne).
- Raymond Noulens (dir.), Les spahis, cavaliers de l'armée d'Afrique, Paris, Musée de l'Armée, , 168 p. (ISBN 978-2901418221).
- Thierry Noulens, L'arme blindée et cavalerie en Guerre d'Algérie : adaptation d'un système d'arme en archaïsme et modernité 1954-1962, t. 1 (thèse de doctorat en histoire), (lire en ligne).
Liens externes
modifier- « 4e régiment de spahis », sur dvole.free.fr (consulté le ).