9e régiment d'infanterie (France)

Le 9e régiment d'infanterie (9e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Normandie, un régiment français d'Ancien Régime, l'un des Six Grands Vieux.

9e régiment d’infanterie
Image illustrative de l’article 9e régiment d'infanterie (France)
Insigne régimentaire du 9e RI.

Création 1616
Dissolution 1940
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d’infanterie
Rôle Infanterie
Ancienne dénomination Régiment de Normandie
Régiment de Neustrie
Devise Normandie en avant !
Inscriptions sur l’emblème Austerlitz 1805
Wagram 1809
La Moskowa 1812
Sébastopol 1855
Verdun 1916
Soissonnais 1918
L'Ailette 1918
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Fourragères Aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
trois palmes

une étoile de vermeil
une étoile d'argent
Insigne de béret de l'infanterie

Création et différentes dénominations

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Drapeau du régiment de Normandie de 1616 à 1791

Chefs de corps

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(*) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de brigade. Colonels tués ou blessés en commandant le 9e régiment d'infanterie sous l'Empire (1804-1815) :

Officiers tués ou blessés en servant au 9e régiment d'infanterie sous l'Empire (1804-1815) :

  • officiers tués : 24 ;
  • officiers morts des suites de leurs blessures : 15 ;
  • officiers blessés : 92.

Historique des garnisons, combats et batailles

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Ancien Régime

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44e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Orléans (1791-1793)

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Guerres de la Révolution

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L'ordonnance du 1er janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme 44e régiment d'infanterie ci-devant Orléans.
Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.

Le 2e bataillon embarque, en janvier, à Brest pour Saint-Domingue et participer à stopper la Révolution haïtienne. En débarquant, ce bataillon ainsi que les 2e bataillons des 32e et 48e régiment d'infanterie se révoltèrent et allèrent rejoindre les soldats du régiment du Port-au-Prince qui s'étaient insurgés.
Les 2e bataillons des 32e et 48e régiment d'infanterie furent supprimés tandis que le 2e bataillon du 9e et le régiment du Port-au-Prince furent embarqués fin mars et arrièrent en juillet à l'île de Ré pour y être réorganisés. Finalement le 9e régiment fut réorganisé en à Lorient[1].

9e demi-brigade de première formation (1793-1796)

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Lors du premier amalgame, le 1er vendémiaire an III (), la 9e demi-brigade de première formation est formée avec les :

Lors du second amalgame, elle est incorporée dans la 105e demi-brigade de deuxième formation.

9e demi-brigade de deuxième formation (1796-1803)

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9e régiment d'infanterie de ligne (1803-1815)

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Guerres de l'Empire

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Par décret du 1er vendémiaire an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815.
Ainsi, le 9e régiment d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la 1er, 2e et 3e bataillons de la 9e demi-brigade de deuxième formation.

Après l'exil de Napoléon Ier à l'île d'Elbe, Louis XVIII, prend le , une ordonnance royale qui réorganise les corps de l'armée française. Ainsi le régiment de Bourbon est avec le 9e régiment d'infanterie de ligne et les 2e et 7e bataillons du 37e régiment d'infanterie légère ;

À son retour de l'île d'Elbe, le , Napoléon Ier prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. Le régiment reprend donc son nom : 9e régiment d'infanterie de ligne.

  • 1815 :
    • Corps d'observation du Var

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.
A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Légions du Cher et de l'Indre (1815-1820)

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Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La 17e légion du Cher et de la 34e légion de l'Indre, qui deviendront le 9e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.

9e régiment d'infanterie de ligne (1820-1882)

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En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le 9e régiment d'infanterie de ligne est formé avec les bataillons de la légion du Cher et de la légion de l'Indre.

1820 à 1852

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En 1850, le régiment est en Algérie, dans la province d'Oran, son dépôt étant à Béziers.

Second Empire

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Lors de la guerre franco-allemande de 1870 le régiment enfermé dans Metz, participe aux batailles de Rezonville et de Saint-Privat et est fait prisonnier le à la capitulation de la ville.

Le 24 novembre 1870, durant la guerre franco-allemande, les 8e compagnies des 2e et 3e bataillons du « 9e régiment d'infanterie de ligne » qui composaient le 29e régiment de marche sont engagés dans les combats de Chilleurs, Ladon, Boiscommun, Neuville-aux-Bois et Maizières dans le Loiret

1871 à 1914

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En 1871, un détachement 9e régiment d'infanterie de ligne, stationné à Limoges, est requis pour la répression de la Commune de Paris, et se mutine le , en allant à la gare. Plusieurs officiers sont blessés dans l’échauffourée[3]

9e régiment d'infanterie

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Première Guerre mondiale

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Affectation
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Casernement : Agen. À la 33e division d’infanterie d' à .

  • Marne : Moronvilliers, le Téton

Entre-deux-guerres

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  • Avant d'être dissous en 1929, il est envoyé au Liban et en Syrie en 1925-1926.

Seconde Guerre mondiale

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  • Formé le issu du groupement d'unités d’instruction no 11 (les 21e bataillons des 81e, 13e et 158e RI). Il est mis sur pied par le CMI 112. Il est composé de trois bataillons avec la 14e compagnie divisionnaire antichar[4]. Affecté à la 235e division légère d'infanterie[5].
  • Il ne résiste pas à la puissance de feu allemande et est de nouveau dissous le [5].

1956 - 1999

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Drapeau

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Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[6],[7]:

Décorations

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Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918
Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec 3 palmes, 1 étoile de vermeil, 1 étoile d'argent.

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Personnalités ayant servi au 9e RI

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Sources et bibliographie

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  • Archives militaires du Château de Vincennes.
  • Serge Andolenko, Recueil d'historiques de l'infanterie française, Paris, Eurimprim, , 413 p. (OCLC 23418405)
  • Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900), Berger-Levrault (Paris), , 52 p. (lire en ligne)

Notes et références

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  1. ↑ Histoire de l'infanterie en France par Belhomme T3 P460-461
  2. ↑ Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151
  3. ↑ increvablesanarchistes.org, consulté le 3 août 2008
  4. ↑ « Regiments français », sur www.atf40.fr (consulté le )
  5. 1 2 Les grandes unités françaises : historiques succincts, vol. 3, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 225-230
  6. ↑ Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  7. ↑ Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi

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