Aéroport de Saint-Yan
L’aéroport de Saint-Yan ou Aéroport du Charolais (code IATA : SYT • code OACI : LFLN) est un aéroport ouvert à la circulation aérienne publique (CAP)[1], situé à 1 km à l’ouest de Saint-Yan dans la Saône-et-Loire (région Bourgogne-Franche-Comté, France). Il est notamment proche de Digoin et de Paray-le-Monial.
| Saint-Yan | ||||||||||||||||
| Localisation | ||||||||||||||||
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| Pays | ||||||||||||||||
| Département | Saône-et-Loire | |||||||||||||||
| Ville | Saint-Yan, Paray-le-Monial | |||||||||||||||
| Coordonnées | 46° 24′ 23″ nord, 4° 01′ 16″ est | |||||||||||||||
| Altitude | 243 m (796 ft) | |||||||||||||||
| Informations aéronautiques | ||||||||||||||||
| Code IATA | SYT | |||||||||||||||
| Code OACI | LFLN | |||||||||||||||
| Nom cartographique | SAINT YAN | |||||||||||||||
| Type d'aéroport | Ouvert à la CAP | |||||||||||||||
| Gestionnaire | Saint-Yan Air’e Business | |||||||||||||||
| Site web gestionnaire | Site officiel du gestionnaire | |||||||||||||||
| Site web aéroport | Site officiel | |||||||||||||||
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Installations
modifierL'aéroport dispose de trois pistes dont deux sont revêtues, la plus importante, longue de quelque deux kilomètres, étant équipée de l’Instrument landing system (ILS). Ces pistes sont utilisées par des avions et par des pilotes pratiquant le vol à vue (VFR), membres soit de l’aéroclub local, soit d'aéroclubs voisins.
Saint-Yan est en outre un aérodrome utilisable pour la voltige.
Les installations permettent le vol aux instruments (IFR).
Gestion
modifierLe conseil régional de Bourgogne, le conseil général de Saône-et-Loire ainsi que les trois communes de Saint-Yan, Varenne-Saint-Germain et L'Hôpital-le-Mercier sur le territoire desquelles se trouvent les installations aéronautiques ont créé en 2006 un syndicat mixte de gestion, dénommé Saint-Yan Air’E Business (arrêté de création paru le ).
Par arrêté du , le ministre des Transports, de l’Équipement, du Tourisme et de la Mer a attribué la propriété de l’aérodrome de Saint-Yan à ce syndicat mixte.
Le SYAB est administré par un comité syndical composé comme suit :
- collège des communes : trois titulaires plus trois suppléants ;
- conseil régional : cinq titulaires plus cinq suppléants ;
- conseil général : cinq titulaires plus cinq suppléants.
Chaque année, le programme d'investissement du SYAB est soutenu à 40 % par le conseil départemental de Saône-et-Loire[2].
Histoire
modifierCréé en 1938[3], l'aéroport est d'abord peu utilisé.
Le développement des infrastructures attend la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Principaux repères chronologiques[4] :
- 1949 : installation du Service d’exploitation et de formation aéronautique ;
- 1953 : construction de la station météo ;
- 1956 : construction de la tour de contrôle ;
- 1960 : implantation de la cité aéronautique[5] et de la résidence des stagiaires ;
- 1961 : inauguration de la première piste en dur ;
- 1964 : création de la deuxième piste et allongement de la première.
Un embranchement ferroviaire a également existé vers la ligne du Coteau à Montchanin, longeant l'ouest de la rue Louis Notteghem en direction du Coteau[a].
En 2000, pendant plusieurs mois, l'aéroport accueille le déroutement de la ligne aérienne régulière Paris-Roanne, ce dernier aéroport étant en travaux[8].
Formation
modifierHormis l'école de pilotage, l'importante offre foncière et immobilière de l'aéroport a permis l'installation de plusieurs établissements de formation aux métiers de l'aéronautique :
- L'ENAC (École nationale de l'aviation civile) assure dans son campus de Saint-Yan[9] des formations de pilotes de ligne, d'instructeurs de vol et d'agents de la Direction générale de l'Aviation civile.
- Le CFGAMA, Centre de Formation pour les Gestionnaires d'Aéroports et les Métiers de l'Aéroportuaire, est une formation fruit d'un partenariat entre "Saint Yan Air'e Business" et la société Astérial Formation. Elle propose aux agents économiques aéroportuaires un vaste choix de formations (gestion aéroportuaire, prévention, lutte contre le péril animalier, par exemple).
- L’entreprise suisse BTEE SA, par sa division "Airtrace", dispense des formations spéciales aux employés d'aéroports (gestion de la sécurité, sécurité d'exploitation, gestion de crise, environnement et biologie, sanitaire).
- La formation à la lutte contre l'incendie est assurée par l'institut VI avec sa plateforme spéciale (recherche et aguerrissement).
Depuis 2010, ces établissements et le syndicat "Saint Yan Air'e Business" ont établi un partenariat dans la "Saint-Yan Air'e Academy".
Associations
modifierCréée en 2007 dans l'Ain, Nostalgic'Aero, association pour la préservation du patrimoine aéronautique et la restauration d'avions anciens est transférée à Saint-Yan en . Elle fait découvrir au public, jeunes et adultes, une collection riche de onze avions dont un Jaguar biplace.
Depuis 2007, l'association "Patrimoine Aéronautique de Saint-Yan" est présente dans les blocs techniques de la tour de contrôle. Cette association expose des moteurs, des photos et des maquettes. Elle a pour but la sauvegarde du patrimoine aéronautique du centre de formation de Saint-Yan. Elle possède depuis 2011 un Nord-262.
En 1968, l'Aéroclub Louis Notteghem est créé sur la plate forme de Saint-Yan. Il possède un parc de quatre avions: trois Robin DR-400 et un Jodel D 113.
Créé en 2008, le Para-club de la Plaine propose des vols en parachute ascensionnel.
Construction aéronautique
modifierDepuis 2010, Barge Aviation, une société d'assemblage et de commercialisation d'avions Zenair, est implantée à l'aéroport.

Autre activité
modifierDepuis le printemps 2013, la plateforme de Saint-Yan possède sur son site un ensemble technique de formation et d'essais dans la lutte contre l'incendie, appelé "plateforme mutualisée de recherche et d'aguerrissement". Cet ensemble qui permet la formation ainsi que les essais de divers objets et matériels, appartient a l'entreprise VI incendie.
Trafic
modifierLe centre de formation "SEFA" exploite des Socata TB-20 Trinidad, des Diamond DA42 et des Beechcraft Baron 58.
L'aéroclub fait voler des Robin DR-400 et un Jodel.
Parfois, un Cessna 172 ou un Piper PA-28, voire des Embraer EMB-121 Xingu de l'Armée de l'air, basés à Avord (BA702), utilisent le terrain de Saint-Yan pour leurs entraînements.
Un trafic ULM avec des autogires a débuté en .
Le contrôle aérien est assuré par des ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne (ICNA) durant la semaine.
En 2013, l'Airbus A380 effectue un « low-pass » (passage bas) au-dessus du terrain, piloté par Christophe Cail avec comme copilote Étienne Miche De Maleray, dont la famille réside dans la commune[réf. nécessaire].
Le , la patrouille de France, ne pouvant se rendre au meeting aérien du week-end suivant, salue l'aéroport en faisant un survol en formation avec panache de fumée[10],[11].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ Liste des aérodromes dont la création et la mise en service ont été autorisées, liste no 1 : Aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique (Journal officiel du 27 mai 2010, p. 9575)
- ↑ La subvention annuelle versée par le département s'élevant à quelque 70 000 euros. Source : « Aéroport de Saint-Yan : le département soutient des travaux d'investissement », 71 Le Mag' (magazine trimestriel du conseil départemental de Saône-et-Loire), n° 46, été 2026 (page 25).
- ↑ « Historique. L’aéroport de Saint-Yan a été créé en 1938 », sur www.lejsl.com, (consulté le )
- ↑ Aéroport de Saint-Yan, « Un peu d'histoire »
- ↑ Le Journal de Saône-et-Loire, « 1960 : l’aérodrome de Saint-Yan devient une vraie cité aéronautique »
, (consulté le ) - ↑ IGN, « photo aérienne »
, (consulté le ) - ↑ IGN, « Photo aérienne »
, (consulté le ) - ↑ https://www.anciens-aerodromes.com/upload/magazine2An40.pdf
- ↑ « enac.fr/fr/menu/lenac/nos-impl… »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?).
- ↑ « CHAROLAIS. La Patrouille de France fait un « coucou » à Saint-Yan », sur www.lejsl.com (consulté le )
- ↑ « Video du survol depuis la tour de contrôle »
