Aït Mokran
Les Aït Mokran (kabyle : At Meqqran), également connus sous le nom de Mokranis, étaient une dynastie kabyle originaires de la Kalâa des Aït Abbas. Elle est fondée en 1510 par Ahmed 1er, premier roi de la Kalâa[1].
At Meqqran
| Type | Maison royale |
|---|---|
| Pays | Royaume des Aït Abbas |
| Lignée | Hammadides |
| Titres |
Sultan des Aït Abbas Amokrane des Aït Abbas Cheikh de la Medjana Sultan de la Medjana Calife de la Medjana |
| Fondation |
Ahmed Ier |
| Déposition |
Boumezrag Amokrane |
Étymologie
modifierHistoire
modifierOrigine
modifierLes Aït Mokran étaient une dynastie d'origine kabyle, et descendant directement des descendants des Hammadides ayant fuit vers la fin du XIe siècle, alors débordés par les cohortes arabes, vers leur château dans la Medjana puis, dans la Kalâa des Aït Abbas[1],[4],[5].
Révolte et postériorité
modifierEn 1871, les Mokrani, dirigés par Mohammed Amokrane, prennent la tête d'une révolte contre l'autorité coloniale française, connue sous le nom de révolte de Mokrani. Cette insurrection s'étend en grande partie sur la Kabylie, ainsi que sur les régions voisines.
La répression de l'insurrection par l'armée française marque un tournant décisif pour la famille. À l'issue du conflit, les Mokrani perdent leur pouvoir, entraînant la fin de leur autorité politique. De nombreux insurgés kabyles, dont des membres de la famille, sont alors déportés en Nouvelle-Calédonie[1].
Généalogie
modifierLa généalogie des Mokrani est donnée, en partie, par l'historien Louis Rinn dans son ouvrage Histoire de l'insurrection de 1871 en Algérie[6].
- Aït Hammad
- Abderrahmane (m. 1500), sultan de la kalâa des Aït Hammad
Ahmed (m. 1510), fondateur de la dynastie et 1er sultan de la kalâa des Aït Abbas
Abdelaziz (m. 1559), sultan des Aït Abbas (1510–1559)
Ahmed Amokrane (m. 1596), amokrane des Aït Abbas (1559–1600)
Sidi Naceur Amokrane (m. 1600), amokrane (1596–1600)
Betka Aït Mokran (m. 1680), amokrane et 1er cheikh de la Medjana (1600-1680)
Bouzid Amokrane (m. 1735), amokrane et cheikh de la Medjana (1680–1735)
Abdesselem Amokrane (m. 1784), amokrane (1783–1784) et tête de branche des Aït Abdesselem
- Abdesselem (m. 1800)
- Lhadj Mohand Abdesselem (m. 1847)
- Aichouch
- Messaoud, caïd d'Ain Taghrout (1848)
- Mohand, caïd d'Ain Taghrout (1855–1871)
- Abderrebou (m. 1785)
- Lhadj (m. 1783), tête de branche des Aït Lhadj
Bouzid Aït Mokran (m. 1800), amokrane et cheikh de la Medjana (1784–1800)
Ou Abdallah Aït Mokran (m. 1830), amokrane et cheikh de la Medjana (1800–1830)
- Mohand Ou Abdallah, tête de branche de la tribu des Ayad
- Mohand
- Abderrahmane (m. 1850)
- Said Ou Boudaoud, caïd du Hodna (1871)
Ahmed Aït Mokran (m. 1853), amokrane et cheikh de la Medjana (1831–1838)
Mohand Lhadj Aït Mokran (1815–1871), amokrane, calife de la Medjana et Bachaga
Boumezrag Aït Mokran (1836–1906), Der amokrane, caïd des Ouennougha et chef de la révolte de Mokrani
- Abderrahmane (m. 1850)
- Daikra
- Bourenane (m. 1780), tête de branche des Aït Bourenane
- Abdallah, ancêtre éponyme de la tribu des Aït Abdallah d'Aumale
- Aziz
- Mohand Gandouz Aït Mokran, tête de branche et promoteur du soff des Aït Gandouz
- Mohand Aït Mokran, ancêtre de la branche des Aït Siar de la dynastie
- Bou Temzine Aït Mokran, ancêtre éponyme des Temzania de la tribu des Bordjia de Cacherou
- Fadel
- Abderrahmane (m. 1500), sultan de la kalâa des Aït Hammad
Annexes
modifierNotes et références
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 Dahbia Abrous, « Encyclopédie Berbère, Tome XXXII : Mgild – Mzab », Peeters, , p. 5056-5063
- ↑ Jean-Marie Dallet, Dictionnaire Français-Kabyle : Parler des Ait Mangellat, Société d'études linguistiques et anthropologiques de France, (lire en ligne), p. 118
- ↑ Laurent-Charles Feraud, Histoire des villes de la province de Constantine : Sétif-Bordj-Bou-Arréridj, Paris, L’Harmattan, , 248 p. (ISBN 978-2-296-54115-3, lire en ligne), p. 150
- ↑ Louis Rinn, Histoire de l'insurrection de 1871 en Algérie, Librairie Adolphe Jourdan (lire en ligne), p. 9
- ↑ Amar Ou Saïd Boulifa, Le Djurjura à travers l'histoire (depuis l'Antiquité jusqu'à 1830), J. Gringau, (lire en ligne), p. 36
- ↑ Louis Rinn, Histoire de l'insurrection de 1871 en Algérie, Librairie Adolphe Jourdan, (lire en ligne), p. 54