AMX-30B2
L'AMX-30B2 est la première sous-version améliorée de l'AMX-30B, qui est la deuxième version de la famille de chars de combat principaux qu'est l'AMX-30.
| AMX-30B2 | ||||||||
Char AMX-30B2 du 501e régiment de chars de combat en 2006 avec deux obus de 105 mm. | ||||||||
| Caractéristiques de service | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type | char de combat | |||||||
| Service | Mise en service à partir de 1982 | |||||||
| Utilisateurs | France, Chypre, Qatar | |||||||
| Conflits | Guerre du Golfe, guerre du Yémen | |||||||
| Production | ||||||||
| Concepteur | Direction générale de l'Armement & Ateliers de construction d'Issy-les-Moulineaux | |||||||
| Constructeur | Atelier de construction de Roanne | |||||||
| Unités produites | entre 470 et 700 exemplaires produits | |||||||
| Caractéristiques générales | ||||||||
| Équipage | 4 membre d'équipage :
-Un chef de char -Un tireur -Un chargeur -Un conducteur |
|||||||
| Longueur | Longueur hors tout : 9,48 m (canon à 12 heures) | |||||||
| Largeur | Largeur hors tout : 3,10 m | |||||||
| Hauteur | Hauteur hors tout : 2,87 m | |||||||
| Masse au combat | En ordre de combat : 36 t | |||||||
| Armement | ||||||||
| Armement principal | Canon de calibre 105 mm à chargement semi-automatique (portée 2500 m) | |||||||
| Armement secondaire | - Canon de calibre 20 mm jumelé au canon pour le tir à terre
- Mitrailleuse de 7,62 mm sur la tourelle - 4 tubes fumigènes |
|||||||
| Mobilité | ||||||||
| Vitesse sur route | Vitesse maximum : 65 km/h | |||||||
| Vitesse tout terrain | Vitesse moyenne tout terrain : 35 à 40 km/h | |||||||
| Autonomie | 500 km ou 16 heures | |||||||
| Chronologie des modèles | ||||||||
| ||||||||
| modifier |
||||||||
En raison de problèmes de transmission, l'armée de terre française a commencé à mettre à niveau sa flotte de chars aux normes avec l'AMX-30B2 en 1979 reprenant une partie de l'équipement de l'AMX-30. Ceci comprenait une nouvelle transmission, un nouveau moteur diesel Hispano-Suiza HS-110-S2 et l'introduction du nouveau canon OFL 105 F1, munitions à sabot anti-blindage stabilisées à ailerons (obus à fléchettes). Un télémètre laser et un équipement d'imagerie thermique sont également inclus pour le tireur du char reprenant une partie des équipements proposés sur l'AMX-32.
L'AMX-30B2 est entré en service en 1982[1].
Historique
modifierMise en service à partir du dans le 503e régiment de chars de combat[2], cette version de l'AMX-30, lui-même conçu à la fin des années 1950, fut marquée par l'apparition des « boites noires », c'est-à-dire de l'arrivée en force de l'électronique à bord des chars français. Construite neuve ou par modernisation de l'AMX-30B, la version B2 représentait une sorte d'intermédiaire entre les chars conçus dans l'esprit de la Seconde Guerre mondiale et ceux de nouvelle génération comme le M1 Abrams ou le Leopard 2.
Elle répondait à la notion de « bataille de l'avant » qui nécessitait une capacité à faire mouche au premier coup, avec un taux de probabilité d'atteinte de 90 % de jour comme de nuit, mais aussi une mobilité accrue[3].
À partir de 1983, tous les AMX-30 sortant d'usine sont des B2, les derniers entrant en service le sont en 1993[4], la fin de la guerre froide réduisant considérablement les objectifs de production.
L'armée de Terre française a reçu un total de 1 355 AMX-30, dont :
- 166 AMX-30B2 neufs sur les 271 prévus ;
- 493 AMX-30B réaménagés sur 820 prévus.
Après des modernisations dont l'AMX-30B2 Brenus et une remotorisation à la fin des années 1990, les dernières unités de combat de l'Arme blindée et cavalerie s'en séparent au tout début des années 2010.

Quelques exemplaires subsistent en 2026 pour l'entraînement au sein du Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine[5].
Lors de l'Eurosatory de , le châssis d'un AMX-32 est utilisé pour le concept « Refurbot » d'un véhicule terrestre sans pilote avec une tourelle armée d'un canon automatique de 25 mm. Une éventuelle production en série devrait employer des châssis d'AMX-30B2 retirés du service[6].
Armement
modifierArmement principal
modifierUn canon GIAT CN-105 F1 à âme rayée d'un calibre de 105 mm en acier monobloc de 56 calibres d'une longueur de 5,9 m. Il a un débattement en angle de −8° à 20°. La hausse de combat standard est de 1 100 m. Il ne dispose pas d'un frein de bouche ni d'un extracteur de fumée. La longueur de recul est de 380 mm lors d'un tir d'obus et son extension maximale est de 400 mm. Il comprend deux freins de tir hydrauliques diamétralement opposés et un récupérateur oléo-pneumatique. Un système d'air pulsé évacue les fumées du canon. Un manchon anti-arcure en magnésium recouvre le tube du canon. Il dispose d'un système de pointage SAMM CH 27-1S fonctionnant à l'aide de moteurs hydrauliques qui contrôlent l'élévation du canon par un cylindre hydraulique qui sert aussi d'amortisseur et en azimut par un moteur hydraulique. Le tireur dispose de deux poignées de contrôle alors que le chef de char n'a qu'une seule poignée qui peut lui donner priorité sur le tireur.

La télémétrie est opérée par le chef de char qui définit la cible, calcule la distance et transmet par interphone les informations au tireur. Avec l'AMX-30B cette télémétrie est effectuée à l'aide d'un télémètre optique, avec l'AMX-30B2 elle est effectuée par un télémètre laser APX M550 conçue par la Compagnie industrielle des lasers. La conduite de tir COTAC (APX M581) de la Société de fabrication d'instruments de mesure utilisant les données du télémètre emploie un Calculateur Numérique de Tir (CNT) pour les véhicules de série. Le calculateur analogique M553 de l'AMX-10RC étant employé à partir 1979 sur premiers prototypes de l'AMX-30 modernisé.
Armement secondaire
modifierArmement jumelé
modifierL'armement jumelé est fixé à gauche du canon. Il peut être utilisé synchronisé avec le canon de calibre 105 mm comme marqueur de visée ou pour traiter un objectif qui ne nécessite pas l'usage d'un obus. Il peut être utilisé indépendamment comme arme d'autodéfense ou antiaérienne légère contre des avions lents ou des hélicoptères.
- Un canon mitrailleur de calibre 20 mm M693 Mle F2. Sa portée maximum est de 1 500 m. Il peut être activé par le tireur ou le chef de char. Il peut tirer des obus antipersonnel HEI (High Explosive Incendiary) avec une vitesse initiale de 1 050 m/s ou des obus perforants avec une vitesse initiale de 1 250 m/s.
Armement sur tourelle
modifier- Une mitrailleuse de calibre 7,62 mm AN-F1 couplée à un projecteur infrarouge PH-9A d'une portée de 500 m en mode infrarouge et 700 m en mode lumière blanche située dans un support protégé à droite du tourelleau. L'arme a un débattement négatif de −10° à 4°. Elle est mue par un volant situé dans le toit de la tourelle. Elle est fixée sur un affût mobile, lui-même fixé sur le tourelleau, et commandée depuis l'intérieur par le chef de char. Sa portée maximale est de 700 m.
- Quatre lance-pots fumigènes disposés de part et d'autre de l'arrière de la tourelle et qui peuvent cacher complètement l'engin en huit secondes complètent sa défense rapprochée (total d'engins fumigènes : 16).
Pendant la guerre du Golfe, des systèmes lance-leurres infrarouges ont été montés à l'avant de la tourelle pour dévier les armes antichars tirant du haut et des lance-pots fumigènes ou lance-leurres ont été ajoutés de chaque côté.
Notes et références
modifier- ↑ « AMX-30B2 - War Thunder Wiki », sur wiki.warthunder.com (consulté le ).
- ↑ « L'armée française commence à recevoir son nouveau char de combat », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Char AMX-30 B2 | Opération Daguet 1991-2021 », (consulté le ).
- ↑ « Le gros animal du 3e RC », L'estafette, no 11, (lire en ligne).
- ↑ Laurent Lagneau, « L'armée de Terre a lancé un appel d'offres pour l'entretien de l'AMX-30 et du blindé ERC-90 Sagaie », sur Opex360,
- ↑ Laurent Lagneau, « Le char AMX-30B pourrait revenir en service sous la forme d'un robot terrestre de combat, armé d'un canon de 25 mm », sur Opex360,
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- « L'AMX 30 B2 », sur francearmee.free.fr (consulté le )
- (en) « AMX-30B2 », sur wiki.warthunder.com (consulté le )
- « Char AMX-30 B2 », sur operation-daguet.fr (consulté le )
