Abdelbaki Sahraoui
Abdelbaki Sahraoui (en arabe : عبد الباقي صحرواي), né à Constantine le et mort assassiné le à Paris 18e[1], est un imam algérien et l'un des membres fondateurs du FIS (Front islamique du salut).
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
عبد الباقي صحرواي |
| Nationalités |
française (jusqu'au ) algérienne |
| Activités |
| Religion | |
|---|---|
| Parti politique |
Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierAbdelbaki Sahraoui est né à Constantine, en Algérie, le 25 août 1910. Il reçoit une double formation, à la fois dans l'enseignement public français et dans une médersa traditionnelle à Biskra. Proche de la mouvance réformiste de l'Association des oulémas musulmans algériens, il est un ancien compagnon de Mohamed Bachir el-Ibrahimi, l'une des principales figures de ce courant[2],[3],[4].
Engagement religieux et politique
modifierSahraoui exerce la fonction d'imam et s'investit dans l'association des oulémas algériens avant de rejoindre la mouvance islamiste algérienne. Il participe à la fondation du Front islamique du salut (FIS), dont il devient vice-président. Il mène parallèlement une activité de prédication religieuse, notamment à la mosquée Al-Arqam aux côtés d'Ahmed Sahnoun[2].
Exil en France
modifierÀ la suite de l'interruption du processus électoral en Algérie au début des années 1990, Sahraoui s'installe en France. Il devient imam de la mosquée, située rue Myrha dans le 18ᵉ arrondissement de Paris, où il prononce régulièrement les sermons du vendredi. Depuis la France, il critique publiquement la politique du gouvernement algérien à l'égard des militants islamistes[5].
S'il demeure favorable à l'instauration d'un État islamique en Algérie, il condamne les actions violentes menées contre des civils. Ces prises de position lui valent des menaces de mort de la part du Groupe islamique armé (GIA)[5].
Assassinat
modifierIl fut abattu à Paris dans la mosquée Khalid ibn al-Walid, située dans la rue Myrha (18e arrondissement). Ahmed Omar, 32 ans, un maître-auxiliaire qui chercha à s’interposer, fut également tué[6]. Abdelbaki Sahraoui avait été notamment menacé par le Groupe islamique armé (GIA), en raison de son refus d'exporter le djihad algérien en France. Ses deux meurtriers ne furent jamais identifiés[7].
Suite de l'enquête
modifierEn , Boualem Bensaïd, figure des attentats djihadistes des années 1990, a été mis en examen pour des soupçons d’implication dans l’assassinat de Sahraoui[8].
Notes et références
modifier- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- 1 2 Naravas, « Introduction à l’histoire de l’islamisme algérien (première partie) », sur angles de vue... (consulté le )
- ↑ Samir Amghar, « Le salafisme en France : de la révolution islamique à la révolution conservatrice »
, sur cairn.info, (consulté le ) - ↑ « Alger et les islamistes : le chat et les souris », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
- 1 2 [vidéo] « Assassinat imam SAHRAOUI | INA » (consulté le )
- ↑ Le meurtre de Cheikh Sahraoui - Quand Alger règle ses comptes à Barbès, Grands-reporters.com, 20 juillet 1995
- ↑ Rappel du meurtre, Le Parisien du 20/9/2010
- ↑ « Boualem Bensaïd mis en examen pour l’assassinat de l’imam Sahraoui en 1995 à Paris », sur La Croix, (consulté le )
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Chronologie d’une tragédie cachée, Salah-Eddine Sidhoum, publiée par Algeria-Watch le
- Assassinat de l'imam Sahraoui (vidéos sur le site de l'INA)