Abdellah Guennoun
Abdellah Guennoun (en arabe : عبد الله ڭنون), né le à Fès et mort le à Tanger, est un des plus grands érudits du XXe siècle au Maroc.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
عَبْدُ اللهِ بْنُ عَبْدِ الصَّمَدِ بْنِ التِّهَامِيِّ كَنُّون |
| Nom court |
عبد الله كنون |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père |
عبد الصمد كنون (d) |
| A travaillé pour | |
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| Membre de |
Al-Nubūgh al-Maghribī fī al-ʾAdab al-ʿArabī (d) |
Biographie
modifierAbdellah Guennoun est théologien, responsable politique, historien, écrivain, poète, militant nationaliste et associatif, fondateur d'écoles, d'instituts d'études et de bibliothèques, membre des plus hautes instances marocaines et toujours distant du pouvoir. Il apprend à lire et à écrire à l'âge de 6 ans. Il reçoit les principes de base des sciences (théologique, sociales et humaines) auprès des érudits de Tanger.
Abdellah Guennoun fait paraître en 1937 une anthologie en trois volumes de la littérature marocaine, An-Nubūgh al-Maghribī fī al-Adab al-'Arabī (en) (en arabe : النبوغ المغربي في الأدب العربي). Cet ouvrage est considéré comme le premier ouvrage sur l'histoire de la littérature marocaine. Il rattache celle-ci à la tradition littéraire arabe et à une identité islamique, ce qui coïncide avec l'idée de l'identité marocaine promue par le mouvement nationaliste. Guennoun définit la littérature marocaine comme celle sous forme écrite et commençant à l'arrivée de l'islam et des Arabes (« les premiers conquérants ») en Afrique du nord (au VIIe siècle)[1]. L'ouvrage, publié par Mohammed Daoud, est censuré par les autorités coloniales françaises en raison de son contenu promouvant une identité nationale marocaine, sur une base arabo-islamique, alors que les autorités coloniales espagnoles font traduire An Nubūgh al-Maghribī en espagnol et Guennoun reçoit le titre de docteur honoris causa de l'université complutense de Madrid[1]. En 1946, Allal El Fassi, un des principaux hommes politiques nationalistes marocains, félicite Guennoun pour son ouvrage[1].
À l'indépendance du Maroc, il devient gouverneur de la ville de Tanger.
Distinctions
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Membre de l'Académie du royaume du Maroc[2].
Liens externes
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 (en) Gonzalo Fernández Parrilla et Eric Calderwood, « What Is Moroccan Literature? History of an Object in Motion », Journal of Arabic Literature, Brill, vol. 52, (DOI 10.1163/1570064x-12341421).
- ↑ « Les membres de l’Académie », sur Site officiel de l'Académie du Royaume du Maroc,
