Abiy Addi

ville éthiopienne de la région du Tigré

Abiy Addi (parfois écrit Abi Adi, Abiy Adi ou Abi Addi ; « grande ville » en tigrigna) est une ville et un woreda du nord de l'Éthiopie, située dans la zone Mehakelegnaw du Tigré. Elle est l'ancienne capitale de la province de Tembien (en). Sa population est estimée à plus de 34 000 personnes en 2022.

Abiy Addi
Maisons anciennes à Abiy Addi.
Géographie
Pays
Région
Zone
Superficie
24 km2 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Altitude
1 856 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Démographie
Population
16 115 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Densité
671,5 hab./km2 ()
Fonctionnement
Statut
Carte

Situation

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Abiy Addi se trouve vers 1 850 m d'altitude, environ 88 km au sud d'Adoua et 70 km à l'ouest de Mekele[1],[2].

La ville forme un district urbain distinct bénéficiant du statut de woreda au moins depuis 2007. D'abord enclavée dans le sud de Kola Temben[3], elle est entourée depuis le début des années 2020 par Keyhe Tekli au nord et à l'est, Tanqua Melashe au sud et Kola Temben à l'ouest[4].

Population

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Selon le recensement national de 2007 effectué par l’Agence centrale de la statistique d'Éthiopie, cette ville compte une population totale de 16 115 habitants. Environ 89 % des habitants sont orthodoxes et 11 % sont musulmans[5].

En 2022, sa population est estimée à 34 176 personnes avec une densité de population de 1 424 personnes par km2 pour 24 km2 de superficie[3].

Histoire

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Le noyau initial de la ville s’est formé autour du site de Tanqwa, nommé d’après la vallée fluviale qui le traverse. C’est l’empereur Yohannès IV accorde les terres fertiles de cette vallée à ses courtisans, qui y cultivent le café, les légumes, des arbres fruitiers et forestiers. Le paysage se distingue alors par sa verdure. Toutefois, l’expansion des ravines et les méandres de la rivière entraînent une érosion des sols, poussant progressivement les habitants à se déplacer vers le sud-ouest de la vallée[6].

Avant l’occupation italienne, l’économie repose principalement sur l’agriculture, et les habitations sont en majorité couvertes de toits de chaume. Lors de l’invasion italienne, la région devient un foyer de résistance intense. Trois batailles successives ont lieu dans la zone, dirigées par Seyoum Mengesha et Kassa Haile Darge. Après la défaite des troupes éthiopiennes, les Italiens occupent la ville, et une grande partie des habitants se réfugie dans la vallée du Tekezé pour poursuivre la résistance sous forme de guérilla. Une offre de paix italienne favorise ensuite leur retour et leur réinstallation[6].

En , des partisans de Seyoum Mengesha concluent une réconciliation avec les autorités italiennes. La ville est rapidement reconstruite sous supervision italienne. Elle prend une allure plus urbaine et connaît une phase de croissance. Le commerce joue un rôle important dans cette dynamique. Les commerçants locaux entretiennent des échanges avec Asmara et d’autres villes du Tigré. Les produits échangés incluent notamment de l’alcool (cognac), de la farine, des vêtements (dont le tissu abugadid) et du kérosène[6].

Un réseau de routes praticables en saison sèche, établi durant cette période, relie la ville à Sàqota (au sud), à Adoua (au nord) et à Màqàlà (au sud-est). Les Italiens construisent également des bureaux administratifs ainsi que des blocs résidentiels et des marchés, revendus ensuite à des commerçants locaux. Des infrastructures de santé, des ponts et des écoles primaires sont également mises en place[6].

Après la période coloniale, la ville poursuit sa croissance. Elle devient le centre administratif du district de Tamben[6].

Notes et références

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  1. ↑ « Abiy Addi » 13° 37′ 30″ N, 39° 00′ 00″ E sur OpenStreetMap.
  2. ↑ (en) « Abiy Adi », populated place c. 1 856 m, sur geonames.org.
  3. 1 2 (en) « Abiy Adi », limites en 2007, sélectionner « Administrative Division » pour voir les woredas limitrophes, sur citypopulation.de.
  4. ↑ Carte « Tigray » sur Wikimedia Commons : « no 27 Abi Adi town ».
  5. ↑ (en) « Tigray 2007 », recensement 2007, sur csa.gov.et, p. 7, 95 (version du sur archive.org) : « Abi Adi town ».
  6. 1 2 3 4 5 Encyclopaedia Aethiopica, Harrassowitz, (ISBN 978-3-447-04746-3, 978-3-447-05238-2 et 978-3-447-06246-6, OCLC ocm52774892, lire en ligne), p. 41-42