Abolitionnisme (prostitution)

courant de pensée visant à l'abolition de la prostitution, même réglementée

L'abolitionnisme, dans le domaine de la prostitution, est un courant de pensée et un modèle législatif visant à l'éradication du système prostitutionnel. Historiquement opposé au réglementarisme (qui encadre la prostitution) et distinct du prohibitionnisme (qui interdit la prostitution en pénalisant les personnes prostituées), l'abolitionnisme considère les personnes prostituées comme des victimes d'exploitation et préconise la dépénalisation de celles-ci, tout en criminalisant le proxénétisme et, plus récemment, les clients[1].

Ce modèle est adopté, sous diverses formes, dans plusieurs pays dont la Suède, l'Islande, la Norvège, la France, le Canada, l'Irlande, l'Irlande du Nord, Israël et l'État du Maine aux États-Unis. Il est également recommandé par le Parlement européen[2].

Principes et doctrine

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Le courant abolitionniste considère la prostitution non pas comme l'exercice d'une liberté individuelle travail du sexe »), mais comme une atteinte à la dignité humaine et une forme de violence. Il s'oppose à toute distinction entre prostitution forcée et volontaire, estimant que le consentement est vicié par la contrainte économique ou sociale.

Les abolitionnistes demandent la dépénalisation des personnes prostituées et la mise en place de mesures d'accompagnement pour leur réinsertion, la suppression de toute réglementation étatique (maisons closes, fichiers de police) qui reviendrait à officialiser le proxénétisme, et de fait, la répression du proxénétisme.

Abolitionnisme et prohibitionnisme

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Dans les débats contemporains, les tenants de l'abolitionnisme opposent souvent le terme au prohibitionnisme qui vise l'interdiction de la prostitution sans aucune distinction entre ses acteurs, et qui promeut donc des mesures juridiques de pénalisation des personnes prostituées[3]. L'abolitionnisme affirme au contraire son refus des mesures discriminatoires infligées aux personnes prostituées[4]. Il propose à l'inverse des mesures visant à aider les personnes prostituées à cesser leur activité et réserve les peines légales aux proxénètes, perçus comme les principaux responsables de l'esclavage sexuel. Les défenseurs de l'abolitionnisme proposent également de pénaliser les clients de la prostitution.

Le « néo-abolitionnisme »

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Apparu à la fin du XXe siècle, notamment avec le modèle nordique de 1999, le néo-abolitionnisme ajoute aux principes historiques la pénalisation des clients (ou acheteurs d'actes sexuels). L'idée est d'assécher la demande pour faire disparaître l'offre[5],[6].

Histoire

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À l'origine du mouvement, il s'agissait de s'opposer à la réglementation de la prostitution qui imposait des contrôles médicaux et policiers aux personnes prostituées[7]. La réglementation de la prostitution, de fait, revient à instituer la prostitution et à officialiser le proxénétisme. Comme le mouvement abolitionniste a identifié que les violences les plus insupportables qui accompagnent la prostitution, comme la traite, la prostitution forcée, la prostitution infantile, sont liées à l'impunité du proxénétisme, l'objectif a été l'interdiction de toute forme « d'exploitation de la prostitution d'autrui[8] ».

Antiquité et religion

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Il est possible d'identifier, dans l'histoire des sociétés, des courants de pensée, adoptés par des personnalités publiques dont l'attitude vis-à-vis de la prostitution constituait une forme d'abolitionnisme avant l'heure.

Le prophète Osée au VIIIe siècle av. J.-C. dénonce la prostitution qui se développe dans les deux royaumes hébreux. Il associe la prostitution à de l'idolâtrie, donnant une dimension théologique à sa dénonciation. Il ne condamne pas les femmes prostituées mais les clients, les prêtres et les dirigeants.

Augustin d'Hippone, au Ve siècle interdit à ses diocésains d'assister à des jeux où il est de notoriété publique que des trafics d'êtres humains à des fins de prostitution ont lieu. Dans le même sermon, il rappelle les paroles de Jésus déclarant que les « prostituées précéderont [les prêtres et les anciens du temple] au Royaume des cieux » (Mt 21,31)[9].

De 1542 à 1548 Ignace de Loyola fonde la Maison Sainte Marthe à Rome. La prostitution florissante dans la Rome du XVIe siècle lui est un scandale. Ses détracteurs lui reprocheront de vouloir « débarrasser » Rome de la prostitution[10]. Pour ce faire, il ouvre une maison où, pour entrer, les personnes prostituées doivent indiquer leur situation, notamment si elles sont mariées ou célibataires. Après une retraite prêchée par Ignace, elles peuvent choisir de retourner auprès de leur mari, se marier ou devenir religieuses. Ignace ira recruter les candidates parmi les courtisanes des rues de Rome. Face à l'hostilité de la société de l'époque et à l'indifférence de la récente Compagnie de Jésus, la mission de réinsertion de la Casa Santa Marta a été abandonnée rapidement après qu'Ignace se soit déchargé de ses responsabilités dans cette fondation.

L’abolition de la prostitution a émergé au XIXe siècle parallèlement à la lutte contre l’esclavage. Des figures humanistes telles que Victor Hugo, Jean Jaurès et Victor Schoelcher ont défendu l’idée de combattre la prostitution comme une forme d’esclavage[11]. La Commune de 1871 ferme les maisons closes dans plusieurs arrondissements de Paris, tant et si bien que de nombreuses personnes prostituées font cause commune avec les révolutionnaires[12],[13].

Naissance du mouvement (XIXe siècle)

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L'abolitionnisme structuré naît au Royaume-Uni en réaction aux Contagious Diseases Acts des années 1860, une réglementation hygiéniste imposant des contrôles humiliants aux femmes[14]. En 1869, Josephine Butler fonde la Ladies National Association for the Repeal of the Contagious Diseases Acts pour combattre ces lois[15].

Le mouvement s'internationalise rapidement avec la fondation de la Fédération abolitionniste internationale à Genève en 1875 par Josephine Butler, luttant notamment contre la « traite des Blanches ». Ces actions internationales se concrétisent avec la rédaction de la Convention internationale relative à la répression de la traite des blanches, à Paris le [16]. Celle-ci est approuvée par la France le [17].

L'après-guerre et la reconnaissance internationale (1949)

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Après la Seconde Guerre mondiale, le droit international consacre l'abolitionnisme, s’inscrivant dans le cadre plus large de la reconnaissance des droits de l'Homme[18].

En France la loi du dite loi Marthe Richard impose la fermeture des maisons closes[19]. Après plusieurs tentatives, l'immédiat après-guerre est favorable à la fermeture, les maisons closes ayant bénéficié de la protection du régime de Vichy pour continuer d'exercer et pouvoir accueillir l'armée d'occupation[20].

L’Assemblée générale des Nations unies affirme l’incompatibilité de la prostitution avec la dignité humaine. La Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui, adoptée le , souligne dans son préambule que « la prostitution et le mal qui l’accompagne, le trafic des êtres humains en vue de la prostitution, sont incompatibles avec la dignité et la valeur de la personne humaine »[21]. Les États parties s’engagent ainsi à combattre le proxénétisme sous toutes ses formes et à soutenir les personnes prostituées.

En 1979, l'article 6 de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) engage les États parties à « supprimer, sous toutes leurs formes, le trafic des femmes et l’exploitation de la prostitution des femmes », intégrant ainsi explicitement cette question dans la lutte pour l’égalité des sexes[22].

Évolutions contemporaines

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Au début des années 2000, les Nations unies poursuivent l’élaboration d’instruments internationaux visant à lutter contre la traite des êtres humains et l’exploitation qui en découle. Le Protocole de Palerme, adopté en 2000 et annexé à la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, inclut « l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle » parmi les finalités de la traite[23].

Situation dans le monde

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  • Prostitution et proxénétisme, légaux et réglementés
  • Prostitution légale et réglementée ; proxénétisme illégal
  • Prostitution légale et non réglementée ; proxénétisme illégal
  • Semi-légalité : les clients sont passibles de poursuites pénales, mais pas les prostitué(e)s.
  • Prostitution illégale : les prostitué(e)s sont passibles de poursuites pénales.
  • Les pays abolitionnistes sont les pays qui ne règlementent ni ne répriment l'exercice de la prostitution. Le proxénétisme y est interdit.

    Pays signataires de la Convention de 1949

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    Pays « néo-abolitionnistes » (Modèle nordique)

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    Les pays néo-abolitionnistes sont les pays qui pénalisent les clients des personnes prostituées, sans poursuivre ces dernières. Dans de nombreux cas, des mesures d'accompagnement à des alternatives à la prostitution sont prévues. Dans le monde, après la Suède en 1999, l'Islande ou encore la France ont adopté un arsenal législatif pénalisant les clients des prostitués.

    En Finlande, la loi prévoit depuis 2006 une peine de six mois de prison pour les clients des prostituées « victimes du proxénétisme ou du trafic d'êtres humains ». Le mouvement abolitionniste critique cette mesure comme inapplicable dans les faits[24].

    Des rapports mentionnent des bilans contrastés concernant l'abolition de la prostitution en Norvège, la précarisation des prostituées n'ayant pas diminué[25].

    En France, l'Assemblée nationale a adopté le une proposition de résolution qui réaffirme la position abolitionniste de la France, en reconnaissant que les personnes prostituées sont dans leur grande majorité victimes d’exploitation sexuelle, et en mettant en avant la responsabilité des clients[26]. Une autre proposition de loi visant à pénaliser les clients de la prostitution a été déposée en 2011 et a fait fortement débat, elle n'a pas été votée à cause de surcharge du calendrier parlementaire. Finalement en 2016 une loi a été adoptée, permettant l'exercice de la prostitution et le racolage, mais pénalisant l'achat de services sexuels[27],[28]. Ayant fait l'objet d'une question prioritaire de constitutionnalité, cette loi a été déclarée conforme à la Constitution française par le Conseil constitutionnel le [29]. La France défend depuis une position abolitionniste auprès de ses partenaires et promeut le modèle abolitionniste par sa diplomatie[30].

    Anciens pays abolitionnistes

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    En Suisse, les maisons closes ont été fermées petit à petit dans les différentes villes à la fin du XIXe siècle (1886 à Lugano, 1897 à Zurich, 1899 à Lausanne et dans tout le pays entre les deux guerres), sous la pression du mouvement abolitionniste. Cependant la Suisse redevient réglementariste de fait, avec la dépénalisation de certaines formes de proxénétisme en 1992 (art. 195 du code pénal)[31].

    Figures de l'abolitionnisme

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    • Josephine Butler (1828-1906), réformatrice sociale féministe britannique. Elle est considérée comme la mère de l'abolitionnisme avec la fondation de la Fédération abolitionniste internationale (FAI).
    • Linda Gustava Heymann (1868-1943), enseignante et journaliste, une des cheffes de file du féminisme allemand au début du XXe siècle. Dans un effort pour « aider les femmes à se libérer de la domination masculine », elle a cofondé le mouvement pour l'abolition de la prostitution en Allemagne.
    • Alexandra Kollontai (1872-1952), femme politique communiste russe et membre du premier gouvernement bolchevik après la Révolution d'Octobre, gouvernement qui mit fin aux réglementations de la prostitution du régime tsariste. Elle appelle à la disparition de la prostitution comme du mariage, qu'elle met sur le même plan d'un point de vue moral et dont elle affirme que les deux se nourrissent de l'inégale répartition des ressources entre hommes et femmes dans un système bourgeois patriarcal.

    « Pour nous, dans la république ouvrière, il n'est pas important qu'une femme se vende à un homme ou à plusieurs, qu'elle soit catégorisée comme une prostituée professionnelle vendant ses faveurs à une succession de clients ou comme une femme se vendant à son mari[32]. »

    « Interpréter le « mon corps m'appartient » des féministes comme le droit de le vendre est un non-sens. Et la négation parfaite de la misère, du déracinement, de l'inculture ainsi que des méfaits de la mondialisation marchande.»[35]

    Organisations abolitionnistes

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    Débats et controverses

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    La journaliste Mona Chollet critique l'action de groupes militants pour la légalisation et la règlementation de la prostitution comme le Syndicat du travail sexuel (STRASS), notant qu'ils sont souvent le fait d'hommes alors que la très grande majorité des prostituées sont des femmes. Elle réfute leur discours de liberté économique : « prôner une liberté à disposer de son corps recouvre d'une aura libertaire une des formes les plus brutales de la domination masculine et économique ». Elle s'en prend aussi à l'argument qui voudrait que les prostituées sont utiles (donc utilisées) à la société afin que les hommes laids ou seuls puissent assouvir leurs besoins ; elle cite pour cela une enquête menée par le sociologue Saïd Bouamama et la militante abolitionniste Claudine Legardinier qui montre que seul un tiers des clients sont célibataires. Enfin, elle cite les exemples de l'Allemagne et les Pays-Bas, où la prostitution n'est pas réprimée, et qui pourtant continue à être surtout féminine, avec des réseaux de proxénètes et de trafiquants, sans que la sécurité des prostituées ait été améliorée[37].

    Toutefois, en 2021, dans Réinventer l'amour, elle affirme « regrette[r] amèrement d'avoir pris position, il y a quelques années, pour la pénalisation des clients de la prostitution, en croyant aux promesses qui étaient alors faites de garantir la sécurité physique et matérielle des personnes prostituées »[38].

    Annexes

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    Bibliographie

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    Articles connexes

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    Liens externes

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    Notes et références

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    1. Catherine Bloch-London, Esther Jeffers, « Prostitution : pour une position abolitionniste ! », sur France Attac, (consulté le )
    2. « Reduce demand and protect people in prostitution, say MEPs », sur European Parliament, (consulté le )
    3. Audrey Dumain, « Prostitution : quels modèles juridiques en Europe ? », sur France Culture, (consulté le )
    4. Claudine Legardinier, « Fier.es d'être abolitionnistes ! », sur Le Mouvement du Nid, (consulté le )
    5. « La politique néo-abolitionniste en France : au nom des droits des femmes ? », sur www.unil.ch (consulté le )
    6. « Dossier prostitution : Trois grandes tendances », sur www.unioncommunistelibertaire.org (consulté le )
    7. Article « Dossier prostitution : Trois grandes tendances », Alternative libertaire. , no 197
    8. Préambule de la convention de l'ONU « pour la répression de la traite des êtres humains et l'exploitation de la prostitution d'autrui »
    9. Sermon à Bulla Regia, cité par Charles Chauvin in les chrétiens et la prostitution, Cerf, Paris, 1953. p. 59 « Prostitution intolérable, chez Augustin, évêque d'Hippone » Pour rappel, il est souvent attribué à Augustin la responsabilité de la tolérance des chrétiens vis-à-vis de la prostitution. Or ses citations comparant les prostituées à un cloaque, dégoutant mais nécessaire, sont tirés d’œuvre de jeunesse, avant sa conversion au christianisme. Ces citations ont cependant été utilisées par les thomistes pour justifier le réglementarisme dans l’Europe chrétienne
    10. « Ignace de Loyola et les personnes prostituées – La Casa Santa Marta » ; Charles Chauvin, Prostitution et Société, 1991
    11. « Contre le choix pro-prostitution d'Amnesty International », sur Libération (consulté le )
    12. « La prostitution à Paris pendant la commune. La politique ambigüe du gouvernement révolutionnaire », par Claudine Legardinier, Prostitution et Société numéro 119, (« Louise Michel, la Commune de Paris et la prostitution »)
    13. « Les femmes et la Commune », sur L'Humanité, (consulté le )
    14. (en) « Aux sources de l’abolitionnisme - Mouvement du Nid », sur Prostitution et Société (consulté le ).
    15. Frédéric Regard, Josephine Butler : récit d'une croisade féministe, Paris, Éditions de Paris/Max Chaleil,
    16. Convention internationale relative à la répression de la traite des blanches
    17. « Dates clefs de la prostitution en France » sur le site du Mouvement du Nid
    18. Richard Poulin, « Abolitionnistes et réglementaristes : la bataille autour du protocole contre la traite des personnes. De la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée », Revue Tiers Monde, vol. 199, no 3, , p. 663–678 (ISSN 1293-8882, DOI 10.3917/rtm.199.0663, lire en ligne, consulté le )
    19. Loi n°46-685 du 13 avril 1946 DITE MARTHE RICHARD TENDANT A LA FERMETURE DES MAISONS DE TOLERANCE ET AU RENFORCEMENT DE LA LUTTE CONTRE LE PROXENETISME, (lire en ligne)
    20. « Il y a 60 ans, la fermeture des maisons closes », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
    21. « Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui », sur OHCHR (consulté le )
    22. « Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes », sur OHCHR (consulté le )
    23. « À propos de la traite des êtres humains et des droits de l’homme », sur OHCHR (consulté le )
    24. Prostitution et Société no 162, p. 16
    25. Le Monde Un rapport critique la loi sur la pénalisation de la prostitution en Norvège
    26. Assemblée nationale - PROPOSITION DE RÉSOLUTION réaffirmant la position abolitionniste de la France en matière de prostitution
    27. « Prostitution : le Parlement adopte définitivement la pénalisation des clients », Le Monde, (lire en ligne)
    28. Prostitution : la pénalisation des clients définitivement votée au Parlement sur lefigaro.fr, le
    29. Solène Cordier, « Prostitution : la pénalisation des clients jugée conforme par le Conseil constitutionnel », sur lemonde.fr, (consulté le ).
    30. SECRÉTARIAT D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES ET DE LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS, 2e plan d’action national contre la traite des êtres humains 2019-2021, Mesure 42
    31. « Prostitution » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
    32. « To us in the workers’ republic it is not important whether a woman sells herself to one man or to many, whether she is classed as a professional prostitute selling her favours to a succession of clients or as a wife selling herself to her husband. », dans Prostitution and ways of fighting it, discours à la IIIe conférence Panrusse de chefs de Département Régionaux des Femmes, 1921.
    33. « Halimi, Gisèle (1927-2020) », sur France Archives (consulté le )
    34. Gisèle Halimi, « Madame la chancelière Merkel, agissez ! », (consulté le )
    35. Gisèle Halimi, « Débat autour de la légalisation de la prostitution - L'esclavage sexuel, pépère et labellisé », (consulté le )
    36. (en) Andrea Dworkin, « Pornography and the New Puritans: Letters From Andrea Dworkin and Others », sur The New York Times, (consulté le )
    37. Mona Chollet, « Vendre son corps, une étrange liberté », article paru initialement en sous le titre « Surprenante convergence sur la prostitution », Manière de voir no 150, -, p. 42-44.
    38. Mona Chollet, Réinventer l'amour, Paris, La Découverte, , 276 p. (ISBN 9782355221743), p. 235, note 40