Aboukaïa
Mademoiselle Aboukaïa, de son vrai nom Marie Angèle Balix, née le à Tonneins en Lot-et-Garonne et morte le dans le 10e arrondissement de Paris[1], est une coureuse cycliste, acrobate et aviatrice française.
| Nom de naissance |
Marie Angèle Balix |
|---|---|
| Surnom |
La Reine de l'Air |
| Naissance | |
| Décès | |
| Nationalité |
Biographie
modifierElle commence le cyclisme vers 1895 au vélodrome des Arts Libéraux[note 1],[2] et participe à des compétitions cyclistes parisiennes au vélodrome Buffalo et au vélodrome d'hiver[3],[4],[5], lors des quelques meetings féminins qui y sont organisés, entre 1896 et 1899[6],[7],[8],[9].
En 1898, elle part faire une tournée en Angleterre avec un forain anglais, tournée qui s'avère financièrement désastreuse et elle a du mal à rentrer en France[10].
En 1899, elle court à Berlin et gagne une course en tandem associée à Victorine Reillo[11].
En 1904, elle présente des spectacles d'acrobatie à vélo, « Looping the Loop » au Casino de Paris, puis « La Flèche Humaine »[12]. Elle est victime d'un accident au cirque de Reims[13],[14] et un autre à Saint-Dizier[15]. En 1906, elle fait des cascades en automobile dénommées « L'Auto-Aérolithe »[16],[17] ou « L'Auto-Bolide »[8],[18]. De 1905 à 1909, elle parcourt le monde et fait plusieurs tournées aux États-Unis, notamment avec le cirque Barnum[2].
Fin 1909, elle souhaite accomplir des exhibitions périlleuses sur une Demoiselle. Avec son imprésario Tod-Lane, elle s'adresse à Dutheil et Chalmers et obtient des conditions très avantageuses en raison de la publicité que ses exercices sensationnels pouvaient apporter. Elle devait s'entraîner sur une Demoiselle mise à sa disposition. La presse de l'époque relaie l'information[2],[19],[20],[21],[22]. Aboukaïa en appelle à la justice car son propre appareil ne lui a pas été livré à temps[note 2],[23].
En 1910, elle suit l'école de pilotage Farman à Etampes[24],[25],[26] et écope de contraventions par le maire car elle conserve sa tenue d'aviatrice et non un « costume féminin » en ville[27],[28],[29],[30]. Ensuite elle fait « La Comète Vivante »[2],[31],[32] et fait une chute impressionnante en , au Casino de Paris[33], hospitalisée, elle ressort peu après[34]. Cora Laparcerie organise une représentation à son bénéfice[35],[36],[37],[38].
À partir de 1914, elle est directrice d'un cirque en toile[note 3],[6]. En , des gradins de son cirque s'écroulent alors qu'il est installé à Saint-Mandé[39],[40].
Le , elle épouse Charles Thomas, un « artiste gymnasiarque[note 4] » originaire de Saône-et-Loire, dans le 10e arrondissement de Paris[41].
Iconographie
modifierElle apparait dans la collection de photographies sportives de Jules Beau (Tome 4 -années 1896 et 1897).
Galerie
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Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ En octobre 1890, une première piste couverte est installée dans l’ancien Palais des Arts Libéraux de l’Exposition Universelle de 1889.
- ↑ C’est pour cette raison qu’il existe quelques photographies où l’on voit l'aviatrice aux commandes de l’appareil à moteur 2 cylindres type A Dutheil et Chalmers de 1909. En fait l'aéroplane resta au sol mais les constructeurs firent parvenir les clichés aux journaux à titre publicitaire.
- ↑ Elle figure encore dans la liste des carnets forains de la préfecture de police de Paris pour 1920
- ↑ Professeur de gymnastique ou gymnaste professionnel
Références
modifier- ↑ « Archives de Paris 10 - 1926 - décès - page 16 »
- 1 2 3 4 « L'Aéro », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Gaulois », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Journal », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Paris-vélo », sur Gallica, (consulté le )
- 1 2 « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « La Pédale », sur Gallica, (consulté le )
- 1 2 « La Presse », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Route et piste », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Constitutionnel », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « La Presse », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Journal de Berck et des environs », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Petit journal », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Aurore », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Petit Haut-Marnais », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Éclair », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Nîmes-journa », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Petit Midi », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Plein air », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ (en) Flight International Magazine, (lire en ligne)
- ↑ « La Revue aérienne », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Revue mondaine oranaise », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Pégase : revue de l'association des amis du musée de l'air », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Journal », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Aurore », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Gil Blas », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Midi socialiste », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Paris », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Vichy-season », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Comoedia », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « La Liberté », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Indépendant des Basses-Pyrénées », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Comoedia », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Excelsior », sur Gallica, (consulté le )
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- ↑ « Comoedia », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Comoedia », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Le Journal », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Les gradins d'une cirque s'effondrent », Le Petit Montreuillois, (lire en ligne)
- ↑ « Archives de Paris 10 - 1919 - mariages - page 10 »



