Abraham Henri Kleynhoff
Abraham Henri Kleynhoff, né le à Paris et mort le à Verdun (Meuse) est un journaliste et militant politique français. Il est notamment connu pour avoir créé la rubrique sport du journal L'Humanité et participé à la création des premières organisations sportives socialistes françaises au début du XXe siècle.
| Abraham Henri Kleynhoff | |
| Nom de naissance | Abraham Henri Kleynhoff |
|---|---|
| Naissance | Paris |
| Décès | (à 38 ans) Verdun (Meuse) |
| Nationalité | Française |
| Profession | Journaliste |
| Spécialité | Journalisme sportif |
| Années d'activité | 1904-1916 |
| Historique | |
| Presse écrite | L'Humanité |
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Biographie
modifierAbraham Henri Kleynhoff naît le à Paris. Fils d'un lapidaire et d'une couturière il grandit à Plaisir. Adhérent du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSR), puis de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) après l'unification socialiste, il milite notamment dans le quartier de Plaisance, dans le 14e arrondissement de Paris[1],[2],[3].
Journaliste, il fonde la rubrique sportive du quotidien L'Humanité, qu'il dirige pendant plusieurs années et où il recrutera des journalistes comme Henri Barbusse. Il est également à l'origine de la revue Sport et Socialisme[2] et collabore à plusieurs publications socialistes et ouvrières, parmi lesquelles Le Cri du peuple[4].
Défenseur du développement des activités physiques au sein du mouvement ouvrier, il considère le sport comme un instrument d'éducation populaire et d'organisation collective. Il voit notamment dans le football un « sport de caractère socialiste dans lequel les équipiers coordonnent tous les efforts et leur volonté en vue d'une action collective et d'un résultat d'ensemble »[5],[6].
Pratiquant lui-même le cyclisme et le football, il participe en 1904 à une course cycliste organisée par le quotidien Gil Blas. Il joue ensuite un rôle important dans l'émergence du sport socialiste en France. En 1907, il est à l'origine du Club athlétique socialiste de Paris (CAS) puis de l'Union sportive du Parti socialiste. Ces organisations ont pour objectif de développer la pratique sportive parmi les militants ouvriers et socialistes et constituent l'un des fondements du mouvement sportif ouvrier français, dont la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) est l'héritière[3],[6],[7].
En 1914, il est candidat de la SFIO aux élections législatives dans la circonscription d'Alençon[2]. Il recueille 3,01 % des suffrages exprimés et est battu par Adrien Dariac, futur ministre de l'Agriculture[8].
Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale au sein du 315e régiment d'infanterie, il est blessé au cours de l'hiver 1915 puis promu sergent. Il meurt au combat à Verdun le [2].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ Gilles Candar, « KLEYNHOFF Henri [KLEYNHOFF Abraham, Henri] », sur Le Maitron. Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social (consulté le )
- 1 2 3 4 « Henri Kleynhoff a été tué », L'Humanité, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 Nicolas Kssis-Martov, Latéral gauche : Figures du foot politique, Libertalia, (ISBN 978-2-37729-428-2), p. 25-35
- ↑ « Le Cri du Peuple, organe hebdomadaire de la Fédération socialiste SFIO du Finistère », sur Archives départementales du Finistère, (consulté le )
- ↑ « Le sport socialiste », L'Humanité, , p. 4
- 1 2 Nicolas Kssis-Martov 2020.
- ↑ Nicolas Kssis-Martov, « Kleynhoff, Renoux, Guérard : trois visages méconnus du sport populaire », sur Sport et Plein Air, (consulté le )
- ↑ Georges Lachapelle, Élections législatives des 26 avril et 10 mai 1914 : résultats officiels, Librairie des publications officielles et des sciences économiques et sociales, (lire en ligne)
Bibliographie
modifier- Nicolas Kssis-Martov, Terrains de luttes, Éditions Sport Populaire, (ISBN 9782708246256).

- Nicolas Kssis-Martov, Latéral gauche : Figures du foot politique, Libertalia, (ISBN 978-2-37729-428-2).
