Abu Bakr al-Hassar

mathématicien marocain

Al-Ḥaṣṣār ou Abu Bakr Muhammad ibn Abdallah ibn Ayyash al-Hassar (en amazighe ⴰⴱⵓ ⴱⴰⴽⵔ ⵍⵃⵚⵕ ; en arabe أبو بكر الحصار) est un mathématicien d'Afrique du Nord ou de l'Andalous ayant vécu au XIIe siècle. Il est l'inventeur probable du trait de fraction[1],[2].

Abu Bakr al-Hassar
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Biographie
Nom dans la langue maternelle
أبو بكر الحصارVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
mathématicien
Période d'activité
Œuvres principales
inventeur du trait de fraction

Biographie

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Peu d'informations biographiques sont connues si ce n'est un rang social important dû à son titre de chef de la communauté (cheikh al jamā'a). Il a correspondu avec les hommes de sciences de Ceuta au Maroc (c'est le problème mathématique de Ceuta qu'il aurait posé, cité par Ibn Ghazi al Miknasi (en)), mais il n'est pas assuré s'il a vécu en Afrique du Nord ou en Andalous[1].

Il a vécu avant 1212, car le mathématicien Ibn Mun'im le mentionne comme feu al Hassar (avec la tournure usuelle « que Dieu aie pitié de lui ») dans son livre de calcul quand il renvoie à son Livre complet sur l'art des nombres[2].

Al-Ḥaṣṣār est postérieur au XIe siècle car il cite dans son Livre complet deux scientifiques andalous du XIe siècle qui l'ont précédé : Abul al-Qasim (Abulcasis) az-Zahrawi et Ibn al Samaḥ[2].

De ses écrits, il ne nous reste que deux livres[3] :

Contributions mathématiques

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Al-Hassar a développé la notation mathématique symbolique moderne pour les fractions, où le numérateur et le dénominateur sont séparés par une barre horizontale.

Cette notion semble s'être très rapidement généralisée dans toute l'Afrique du Nord. Son Livre de démonstration est le plus ancien ouvrage de calcul maghrébin connu qui ait circulé en Europe du Sud grâce à la traduction en hébreu faite en 1271 par le Marseillais Moshe Ibn Tibbon[5],[1]. C'est peut être la raison pour laquelle cette même notation fractionnaire apparait peu après dans le Liber Abbaci de Fibonacci sans qu'il ne fasse de remarque particulière à ce sujet.

Al Hassar utilise aussi les « chiffres poussière », c'est-à-dire des chiffres presque identiques aux chiffres arabes actuels (à l'exception du 4 et du 5)[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 Ahmed Djebbar et Marc Moyon, Les sciences arabes en Afrique, Mathématiques et astronomie IXe-XIXe siècles, Editions Grandvaux, France 2010, Apic Editions Algérie 2012, 191 p. (ISBN 978-9961-769-85-0), p. 70-71
  2. 1 2 3 4 M. Aballagh et A. Djebbar, « Découverte d'un écrit mathématique d'al-Ḣaṡṡār (XIIe S.): Le livre I du Kāmil », Historia Mathematica, vol. 14, no 2,‎ , p. 147 (ISSN 0315-0860, DOI 10.1016/0315-0860(87)90018-8, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ (en) Helaine Selin, Encyclopaedia of the History of Science, Technology, and Medicine in Non-Westen Cultures, Springer Science & Business Media, (ISBN 9789401714167, lire en ligne)
  4. ↑ manuscrit no 313, bibliothèque Ibn Yūsuf, Marrakech, Maroc, 127 folios.
  5. ↑ (de) Steinschneider, Die hebräischen Ubersetzungen des Mittelalters und die Juden als Dolmetscher, Berlin, Bibliographisches Bureau,

Voir aussi

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Bibliographie

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  • M. Aballagh et Ahmed Djebbar, « Découverte d'un écrit mathématique d'al-Hassar (XIIe S.): le livre I du Kamil », Historia mathematica, no 14,‎ , p. 147-159 (lire en ligne)

Liens externes

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