Abubakar Tafawa Balewa

homme politique nigérian

Abubakar Tafawa Balewa, né en à Tafawa Balewa (actuel Bauchi) et mort le près de Lagos, est un homme politique nigérian et Premier ministre du Nigéria (en) de 1960 à 1966. Il meurt lors d'un coup d'état et la fonction disparait pour laisser place à celle de Président du Nigéria.

Abubakar Tafawa Balewa
Fonction
Premier ministre
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
LagosVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
Université de Londres
Barewa College (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Parti politique
Northern People's Congress (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Biographie

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Abubakar Tafawa Balewa est né en dans un village de Tafawa Balewa (actuel Bauchi). Il suit une formation pour devenir enseignant et exerce cette profession pendant plusieurs années. Après la Seconde Guerre mondiale, il devient une personnalité de l'élite politique du nord du pays. Il participe à la fondation du Northern People's Congress (en) et en devient vice-président. Dans le contexte de la décolonisation, il adopte une approche libérale au sein d'un courant conservateur. Il prend en considération des questions liées à la construction d'un État nigérian unifié. Son penchant anglophile lui octroie également les faveurs du gouvernement colonial[1].

À partir de 1952, Balewa occupe plusieurs responsabilités gouvernementales pendant la période de transfert progressif du pouvoir entre les autorités coloniales britanniques et les dirigeants nigérians. Il est notamment ministre fédéral chargé des Travaux et des Transports, puis devient Premier ministre avant l'indépendance. À l'approche de l'indépendance, les autorités britanniques le considèrent comme une personnalité susceptible de réunir des forces politiques divergentes. Son attachement aux institutions et aux conceptions britanniques en matière politique et internationale, ainsi que son ouverture sur certaines questions relatives aux droits des minorités et aux droits fondamentaux, contribuent à cette position. À la suite des élections fédérales de 1959, malgré les controverses entourant leur déroulement, Balewa est chargé de former le gouvernement fédéral[1].

À l'indépendance du Nigeria en 1960, Balewa devient le premier Premier ministre autochtone du pays. Il reste à la tête du gouvernement fédéral jusqu'au coup d'État militaire de janvier 1966. Son mandat est marqué par plusieurs crises politiques et sociales. La création de l'État de Bendel à partir de l'ancienne région occidentale vise à affaiblir les partis opposants occidentaux. Le gouvernement de Balewa doit également faire face aux troubles du centre du Nigeria, notamment aux émeutes liées aux revendications des Tiv contre la domination de l'élite haoussa-peule et aux tensions entre les différentes régions politiques du pays. Son gouvernement est régulièrement accusé de corruption et d'autoritarisme, tandis que Balewa conserve personnellement l'image d'un dirigeant modéré et attaché à une conception nationale du Nigeria[1].

La crise politique s'aggrave après les élections régionales d'octobre 1965 dans l'Ouest, dont le déroulement chaotique donne lieu à de nombreuses accusations de fraude électorale. Lorsque Balewa fait intervenir l'armée afin de rétablir l'ordre, une partie des forces armées organise un coup d'État le 15 janvier 1966. Balewa est alors tué, et son gouvernement est renversé[1].

Politique étrangère

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Dans le domaine international, Balewa accorde une place importante aux conceptions britanniques des affaires étrangères. En janvier 1966, peu avant sa mort, il accueille à Lagos une session extraordinaire des chefs de gouvernement du Commonwealth consacrée à la crise provoquée par la déclaration unilatérale d'indépendance de la Rhodésie du Sud, dirigée par le gouvernement minoritaire d'Ian Smith. Ses relations avec les autorités britanniques demeurent étroites tout au long de sa carrière politique[1].

Distinction

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 (en) Kevin Shillington, Encyclopedia of African History 3-Volume Set, Routledge, (ISBN 978-1-135-45669-6, lire en ligne), p. 121-122

Liens externes

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