Lagos

plus grande ville du Nigeria

Lagos (prononcé en anglais : /ˈleɪ.gɒs/ ; en yoruba Èkó) est la plus grande ville du Nigeria[1] avec plus de 16,5 millions d'habitants[2] et l'une des plus grandes du continent africain[3] avec Kinshasa et Le Caire. Ancienne capitale du pays, jusqu'au transfert des institutions gouvernementales à Abuja en 1991, elle est aussi l'un des plus grands ports d'Afrique, et le principal centre industriel et commercial nigérian.

Lagos
Èkó
Tinubu Square.
Théâtre national des arts.
« Freedom Park » : Parc de la Liberté.
Parc Muri Okunola, œuvre d'« Inscribe ».
« C'est ça, Lagos »; fresque murale de Dennis Osadebe près de l'ambassade du Japon.
Administration
Pays Drapeau du Nigeria Nigeria
État Lagos
Gouverneur Babajide Sanwo-Olu
Démographie
Gentilé Lagotien
Population 16 536 000 hab. (est. 2024)
Densité 18 232 hab./km2
Population de l'agglomération 22 829 561 hab. (est. 2021)
Densité 8 434 hab./km2
Géographie
Coordonnées 6° 27′ 06″ nord, 3° 23′ 21″ est
Altitude 10 m
Superficie 90 700 ha = 907 km2
Superficie de l'agglomération 270 670 ha = 2 706,7 km2
Localisation
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Lagos
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Lagos

À l'origine occupé par une tribu du peuple yoruba, le site de Lagos est constitué d'un ensemble d'îles dans une lagune abritée de l'océan Atlantique, au bord du golfe du Bénin. En 1861, la Grande-Bretagne fit de la région correspondant à l'actuel État de Lagos une colonie, afin de devancer les projets de l'empereur français Napoléon III, qui souhaitait rattacher Lagos au protectorat français du Dahomey[4].

Avec son aéroport international, ses trois ports (Apapa, Tin Can Island et le port en eau profonde de Lekki), ses quatre autoroutes (vers Badagry, Abeokuta, Ibadan et Calabar, cette dernière étant en construction depuis 2023 et partiellement opérationnelle en 2026), ainsi que la liaison ferroviaire à voie normale vers Abeokuta et Ibadan[5],[6],[7], la ville est très bien desservie en termes de transports et traite 88 % des exportations du Nigeria[8]. Le réseau de transport ferroviaire urbain (la « ligne bleue » et la « ligne rouge ») est considéré comme l’un des plus modernes de ce type en Afrique[9],[10]. (L'Agence française de développement (AFD) a joué un rôle déterminant dans la construction et le financement de ce réseau de RER[11],[12].)

Lagos est surtout connue pour être le premier centre financier d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, abritant les sièges sociaux d’institutions financières telles qu’Access Bank, la First Bank of Nigeria ou encore Zenith Bank[13]. C'est là que se trouve la Bourse. Parmi les autres grands employeurs, on compte deux brasseries, trois grands chantiers navals et les sièges sociaux de plusieurs compagnies aériennes africaines (p. ex. Dana Air, Air Peace, Arik). Lagos accueille également de nombreuses entreprises pharmaceutiques[14] ; c'est aussi une ville de salons : Art X Lagos est le plus grand salon d'art d'Afrique de l'Ouest[15], tandis que la Lagos Fashion Week est le plus grand salon de la mode d'Afrique[16]. La ville compte plus de 20 centres de données en activité ainsi que des succursales de Microsoft, Equinix et Google[17]. Cinq des sept start-ups africaines de haute technologie dont la valorisation dépasse 1 milliard de dollars américains (« licornes ») sont implantées à Lagos[18]. L'employeur qui compte le plus grand nombre d'employés est la raffinerie Dangote, qui, une fois agrandie, deviendra la plus grande raffinerie de pétrole au monde[19],[20],[21],.

Lagos abrite quatre universités publiques (LASU, UNILAG, LASUSTECH et LASUED) ; six universités privées et des instituts de recherche tels que l'Institut d'océanographie (NIOMR) et l'Institut de recherche médicale (NIMR). — Lagos est également un centre culturel majeur. Le Théâtre national des arts[22] à Surulere, la Galerie nationale d'art moderne (située dans le même bâtiment), le Centre des arts noirs et africains sur Broad Street, le Musée national et le Centre John Randle pour la culture yoruba à Onikan, ainsi que des galeries privées comme la Nike Art Gallery (la plus grande collection d'art d'Afrique de l'Ouest[23]), mettent en valeur la culture nigériane. Le conservatoire MUSON Centre, de nombreux orchestres et chœurs locaux (tels que la Lagos City Chorale ou le chœur de la cathédrale Church of Christ), ainsi que des écrivains comme Sefi Atta, Oyinkan Braithwaite et Ayòbámi Adébáyò, et des artistes tels que Dotun Popoola, Peju Alatise, Idowu Sonaya et Collins Abinoro Akporode, incarnent la scène créative de Lagos. De plus, Lagos est le centre des médias et du cinéma nigérian, « Nollywood ». La ville de la lagune est également un haut lieu de la musique ouest-africaine (« Afrobeats ») ; c’est dans ses studios d’enregistrement que des stars nigérianes telles que Wizkid, Tems, Davido et Asake ont débuté leur carrière. Des stars internationales telles que Paul McCartney, James Brown, Ed Sheeran et Beyoncé y ont enregistré des albums.

Géographie

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Carte
Carte interactive

Le site originel de Lagos est constitué par un ensemble d'îles, notamment l'île Lagos, situées dans la lagune de la rivière Ogun au bord du golfe du Bénin. Un certain nombre de ces îles ont depuis été reliées au continent et sont désormais des péninsules, comme Iddo Island ou Victoria Island. Il y existe une plage nommée Isashe. En 2021, on y assiste à une importante montée de flammes et fumée non loin de la plage[24],[25]. La lagune est à l'abri de l'océan Atlantique grâce à un cordon littoral qui s'étend jusqu'à 100 km à l'est et l'ouest de l'embouchure, située à proximité de la ville. L'agglomération de Lagos s'est développée vers le nord-ouest, jusqu'à plus de 40 km de l'île de Lagos, en comprenant des localités telles celles de Ikeja et de Agege.

Vue satellite de Lagos en 2020.

Le climat de la ville est caractérisé par la chaleur présente tout au long de l'année.

Lagos est soumis à un climat tropical de savane (Köppen: Aw[26], Trewartha: Awha[27])

Relevé météorologique de Abuja (1961-2020) - altitude : 41 m - 6° 27′ 22″ N, 3° 23′ 37″ E
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur 36 39 40,1 36,6 36,7 33,8 33 36 34,6 35,5 36 36,8 40,1
Maximale moyenne 31,5 32,1 32,2 31,6 30,9 29,4 28,4 28,2 29,1 30,1 31,4 31,6 30,5
Minimale moyenne 24,9 25,7 26,1 25,8 25,1 24,1 23,8 23,8 24 24,5 25,3 24,1 24,8
Record de froid 18,5 15,9 20,2 19,8 18,4 17,6 15,7 18,6 18,6 17 14 13,7 13,7
Précipitations
Hauteur (mm) 10,5 40,9 68,4 145,5 235,8 433,7 208,9 91,4 217,9 189,1 51,5 9,7 1 703,3
≥ 1 mm (jours) 1 2,2 4,3 6,9 11,3 15,6 10,8 7,2 12,3 10,5 3,4 0,7 86,2
Humidité relative (%) 77,7 81,3 84,2 86 86,7 88,2 88,5 88 89 88,2 84,3 78,8 85,1
Point de rosée (ºC) 23,9 25,4 26,2 26,1 25,6 24,6 24 23,9 24,6 25,2 25,4 23,8 24,9
Ensoleillement
Heures 164,3 159,5 173,6 180 176,7 114 99,2 108,5 114 167,4 186 192,2 1 845,4
Pourcent ensoleillements (%) 45 44 46 49 46 30 26 28 31 45 51 53 41
31,5
24,9
10,5
110 mm
220 mm
330 mm
jan.
32,1
25,7
40,9
fév.
32,2
26,1
68,4
mars
31,6
25,8
145,5
avril
30,9
25,1
235,8
mai
29,4
24,1
433,7
juin
28,4
23,8
208,9
jui.
28,2
23,8
91,4
août
29,1
24
217,9
sep.
30,1
24,5
189,1
oct.
31,4
25,3
51,5
nov.
31,6
24,1
9,7
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm

Histoire

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Origine

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Lagos est à l'origine un campement de la tribu Awori, membre du peuple Yoruba. Son premier nom était « Eko ». Les Yorubas continuent d'ailleurs à utiliser ce nom pour nommer Lagos. L’explorateur portugais Rui de Sequeira visite la région en 1472. Il nomme la zone Lac de Curamo ; de là vient le nom actuel de la ville car, le mot portugais pour lac est lago. L'autre explication de l’origine du nom de la ville est qu’il a été donné en référence à Lagos, la ville maritime qui était à l’époque le principal port de départ des expéditions portugaises le long des côtes d’Afrique et dont le propre nom est dérivé du mot latin Lacobriga.

Le royaume du Bénin prend possession de Lagos au XVe ou au XVIe siècle. Au XVIIe siècle, l'oba du Bénin nomme Ashipa chef de guerre de Lagos et sa dynastie donne naissance aux rois appelés oba de Lagos[32]. Ils doivent payer un tribut au royaume du Bénin jusqu'à environ 1830[33]. Aujourd'hui, il existe toujours un oba de Lagos bien qu'il n'ait plus de pouvoirs réels.

Les Portugais abordent la région à la fin du XVe siècle et auraient nommé la ville en référence au port de Lagos, d'où partaient des expéditions pour l'Afrique. Conquise par le royaume du Bénin au XVe siècle ou au XVIe siècle, Lagos est dirigée par des rois et devient un centre majeur de la traite des esclaves au cours du XVIIIe siècle. En 1861, les Britanniques en font une colonie et la nomment capitale du protectorat du Nigeria du Sud établi en 1914. Elle demeure la capitale au moment de l'indépendance du Nigeria en 1960.

Expansion

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Situation du royaume de Lagos sur la côte des esclaves.
Bâtiment du quartier portugais de Lagos.

À partir du XVIIIe siècle, l'oba Akinsemoyin introduit des marchands portugais à Lagos qui devient un important centre de commerce avec les Européens. Lagos est notamment un centre important de la traite des esclaves[33]. Les rapports de l'île de Principe entre 1760 et 1771 font état d'un nombre important de navires en provenance de Lagos[34]. Sur cette même période, ce sont plus de 3 142 000 captifs qui transitent par Lagos[35]. La population de la ville est passée d'une population estimée à 5 000 habitants dans les années 1780 à 20 000 dans les années 1810[36].

Durant le XIXe siècle, Lagos devient le principal port du commerce Atlantique et, en 1851, le principal centre d'influence politique britannique. Les événements qui amènent à l'annexion de Lagos, en 1861, sont une combinaison complexe de rivalité entre royaumes, guerres de succession, de compétition avec les territoires intérieurs et d'influence européenne[36].

Au cours du XXe siècle, sa population a été multipliée par vingt et l'urbanisation n'a cessé de s'étendre sur le continent. L'est du centre-ville (Ikoyi) et l'île de Victoria Island accueillent les populations les plus aisées, tandis que les quartiers les plus défavorisés, situés à plusieurs dizaines de kilomètres du centre, sont constitués d'immenses bidonvilles et de maisons sur pilotis.

Connue pour son développement urbain incontrôlable, avec un taux de croissance démographique parmi les plus forts au monde, Lagos doit faire face à des problèmes de congestion routière, de surproduction de déchets, de pollution de l'eau et de criminalité généralisée.

Le quartier de l'Île Lagos est le quartier d'affaires de la ville (CBD), et doit être complété par la construction d'une île artificielle depuis 2009 nommée Eko Atlantic City.

Bombardement de 1851

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En 1841, oba Akitoye monte sur le trône de Lagos. Il tente alors d’interdire le commerce des esclaves. Les nombreux marchands résistent à l’interdiction ; ils destituent le roi et installent à sa place son frère oba Kosoko. Oba Akitoye est exilé. Il rencontre les Britanniques qui ont aboli l’esclavage en 1807 et obtient leur appui pour reconquérir son trône. Dix années plus tard, en 1851, il est réinstallé comme oba de Lagos[37]. La population est alors estimée à 25 000 ou 30 000 habitants[33].

Lagos est officiellement annexée en tant que colonie britannique en 1861. Ceci a l'effet d'éliminer la traite des esclaves et de permettre le contrôle britannique sur le commerce, entre autres de l'huile de palme. Le reste du Nigéria moderne est pris par les Britanniques en 1887, et quand le Protectorat du Nigéria est établi en 1914, Lagos en devient la capitale.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Lagos bénéficie de la création d'infrastructures et des investissements britanniques, le Nigeria jouant un rôle important dans l'effort de guerre. Lagos possède un très bon système de distribution d'eau et d'électricité, abrite des industries et un port très actif, ce qui lui vaut le surnom de « Liverpool de l’Afrique de l’Ouest »[38].

Lagos reste la capitale au moment de l'indépendance du Nigéria en 1960. En 1967, Lagos devient un État fédéré à part entière, à parts égales avec les onze autres États nigérians[38]. Elle croît de manière très forte pendant les années 1960 et 1970 lors du boom économique du Nigeria, avant la guerre du Biafra. Le gouvernement du pays a décidé de transférer la capitale à Abuja en 1976, d'une part, pour ralentir la forte poussée démographique de Lagos et, d'autre part, pour que la capitale soit située dans une région neutre afin de ne privilégier aucune des trois ethnies principales (Lagos étant dominée par les Yorubas). Le transfert des institutions gouvernementales a lieu le .

Massacre de Lekki

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Le , en réponse au mouvement End SARS réclamant la fin de violences, extorsions et autres exactions policières, les forces armées du Nigéria ouvrent le feu sur les protestataires, tuant, selon Amnesty International, au moins 56 personnes dans Lagos et sa banlieue, particulièrement à Lekki[39]. Ce massacre est nié par le ministre de l'information, lequel parle de « massacre fantôme »[39]. Le lendemain, Lagos et d'autres villes du sud-ouest du pays font face à une vague de pillages[39].

Organisation de la ville

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L'île de Lagos.

Lagos est une ville lagunaire située au bord de l'océan Atlantique. Le centre de la ville se situe sur l'île Lagos, où se trouve le quartier des affaires. Depuis le début du XXe siècle, la ville n'a cessé de s'étendre sur la terre ferme.

Les quartiers riches se situent à Ikoyi (partie est de l'île de Lagos) et à Victoria Island (au sud de l'île de Lagos). Les quartiers pauvres, situés en banlieue (partie sud de Lagos), sont quant à eux multi-ethniques.

Le Mainland est l'endroit où vivent les classes moyennes (notamment à Ikeja). Les immigrants et les plus pauvres habitent dans des maisons sur pilotis. La ville est connue pour son développement urbain incontrôlable, avec un taux de croissance démographique parmi les plus forts au monde, l'absence de plan d'aménagement du territoire ayant abouti à une juxtaposition d'îlots urbains sans logique.

Afin de relier l'île de Lagos au Mainland, trois ponts existent : pont Carter, Ikoyi Bridge et Third Mainland Bridge. Mais Lagos doit faire face à une circulation chaotique et à des embouteillages insolubles, à cause de sa géographie peu favorable et de sa croissance.

Sur une île artificielle en construction depuis 2009, un nouveau quartier d'affaires nommé Eko Atlantic City doit faire de Lagos une métropole attractive pour les capitaux internationaux[40].

Selon les estimations, 10 millions de personnes s’installeront à Lagos entre 2020 et 2035 en raison de l'accroissement démographique et de l'arrivée de jeunes issus des campagnes. Cette urbanisation s’accompagne de spéculation immobilière. Pour augmenter leurs profits, les promoteurs expulsent les habitants de quartiers informels. Des dizaines de milliers de personnes sont ainsi régulièrement chassées par la police et des mercenaires. Les ONG dénoncent l'absence de plan d'aménagement de la ville de la part des autorités. « Les expulsions se poursuivent en toute impunité. L’urbanisation galopante, la hausse du prix du foncier et la multiplication des projets immobiliers haut de gamme continuent d’aggraver le phénomène. Tout porte à croire que ça n’est pas près de s’arrêter », analyse Megan Chapman, cofondatrice de Justice and Empowerment Initiatives[41]

Population

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Recensements (*) ou estimations de la population[42],[43] :


Évolution démographique
1789 1815 1855 1861 1866* 1871* 1881*
5 00011 00020 00030 00025 08325 51837 452
1891* 1901* 1911* 1921* 1931* 1952* 1963*
32 50841 84773 76699 690126 108267 407665 246
Sources[43],[42]:


Évolution démographique
1970 1980 1990 2000 2010 2019 2025
1 413 5282 572 2184 764 0937 280 70610 441 18213 903 62017 156 000
Sources[44],[45]:

Selon les résultats du recensement de 2006, la population de l'agglomération de Lagos était de 7 937 932 habitants ce qui est bien inférieur aux estimations circulant jusque-là qui donnaient à Lagos plus de 10 millions d'habitants. Les autorités de l'État de Lagos ont contesté ces chiffres du recensement de 2006, mais la National Population Commission a fermement rejeté toute accusation de sous-estimation de la population de Lagos.

Plus précisément, d'après le recensement nigérian de 2006, l'État de Lagos compte 9 013 534 habitants[46],[47]. L'agglomération de Lagos recouvre seize des vingt Local Government Areas (LGA) de l'État de Lagos[réf. nécessaire], la population de la ville s'établit donc à 7 937 932 habitants en faisant la somme de la population des 16 LGA indiquée par le recensement de 2006[48].

Les 16 zones de gouvernement local qui composent l'agglomération de Lagos
Les 16 zones de gouvernement local de Lagos
Carte Zones de gouvernement local Superficie
(en km²)
Population
(Recens. 2006)
Densité
(Hab/km²)
Agege11,2459 93941 071
Ajeromi-Ifelodun12,3684 10555 474
Alimosho185,21 277 7146 899
Amuwo-Odofin134,6318 1662 364
Apapa26,7217 3628 153
Eti Osa192,3287 7851 496
Ifako-Ijaye26,6427 87816 078
Ikeja46,2313 1966 785
Kosofe81,4665 3938 174
Île Lagos8,7209 43724 182
Lagos Terre19,5317 72016 322
Mushin17,5633 00936 213
Ojo158,2598 0713 781
Oshodi-Isolo44,8621 50913 886
Shomolu11,6402 67334 862
Surulere23,0503 97521 912
Agglomération de Lagos999,67 937 9327 941

Le gouvernement de l'État de Lagos fait lui mention d'une population de 17 552 942 habitants pour l'État et énonce que la ville compte 85 % de la population de l'État, ce qui donne environ 14 920 000 habitants pour la métropole à la même date[49].

Lagos est dans la plupart des estimations l'une des villes les plus dynamiques au monde[50]. Lagos serait actuellement confrontée à une augmentation de sa population d'environ 275 000 personnes par an. En 1999, l'Organisation des Nations unies prévoyait que la population de la région métropolitaine de la ville, qui n'était que de 290 000 habitants en 1950, serait supérieure à 11 millions en 2010, devenant ainsi l'une des dix villes les plus peuplées du monde.[réf. nécessaire]

Lagos est une ville très anglophone, du fait que la population de la ville est très cosmopolite. L'anglais est la langue véhiculaire. Souvent, à l'accent, il est possible de déterminer de quelle partie ou région du Nigeria est originaire un interlocuteur. On trouve généralement des membres de toutes les ethnies du Nigéria à Lagos, mais une grande partie de la population est sans doute composée de Yorubas, l'ethnie locale.

Voies de communication et transports

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Autoroutes

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Autoroute A1 à Lagos-Onipanu avec voie réservée aux bus

La rénovation des autoroutes existantes et la construction de nouvelles autoroutes constituent depuis 2023 un élément central de la politique gouvernementale du président Bola Tinubu, qui a pu consacrer davantage de moyens aux infrastructures que ses prédécesseurs grâce à la libéralisation de la monnaie nationale, le naira, à la suppression des subventions sur l'essence et à l'introduction d'un impôt sur le revenu général[51],[52]. Les autoroutes relevant de la compétence du gouvernement fédéral nigérian sont en bien meilleur état que les routes d'accès (gérées au niveau provincial et municipal).

Le premier tronçon achevé de l’autoroute côtière sur Victoria Island (en août 2026)

En 2026, Lagos sera reliée à d'autres villes nigérianes par plusieurs autoroutes (« expressways ») :

  • la F100 ; en direction de l’ouest vers Badagry et Porto-Novo en République du Bénin – sa rénovation a été en grande partie achevée en 2026[53],[54],
  • l’A5 ; en direction du nord vers Abeokuta puis vers Ibadan – l’autoroute la plus fréquentée du Nigeria (plus de 250 000 PCU par jour), en cours de rénovation (situation en septembre 2026) ; l’entrepreneur Craneburg a annoncé en 2025 l’achèvement de 50 % des travaux de rénovation[55],
  • l’A1 ; en direction du nord-est, menant directement à Ibadan – une autre artère routière majeure avec près de 250 000 PCU par jour reliant la plus grande et la troisième plus grande ville du Nigeria ; une rénovation a été décidée en 2026 par le gouvernement fédéral nigérian [56];
  • l’autoroute Lekki-Epe (sans abréviation) en direction est-nord-est ; une autoroute intra-étatique de l’État de Lagos et l’une des premières voies rapides nigérianes sur lesquelles un péage était perçu ;
  • la Coastal Highway (pas encore d’abréviation) en direction de l’est, reliant pour l’instant le centre-ville à la zone de libre-échange, à la raffinerie Dangote et au port en eau profonde de Lekki (environ 60 km), puis, une fois achevée, jusqu’à Calabar ; le « projet favori » du président, qui a contourné les procédures parlementaires pour en autoriser la construction et a envoyé les premiers engins de chantier sur le tronçon prévu quelques jours seulement après sa prestation de serment [57];
  • l’autoroute Badagry-Sokoto (un autre projet du gouvernement Tinubu), encore en construction, s’étend vers le nord le long de la frontière avec la République du Bénin ; elle vise à désenclaver l’extrême ouest, région structurellement défavorisée, et longera l’agglomération de Lagos ; le premier tronçon, de Badagry à Ilaro, est achevé (en août 2026) selon les informations fournies par des vlogueurs et est emprunté par le trafic local[58].

Lagos est le point d’arrivée de trois routes transafricaines : l'autoroute Dakar-Lagos ou Trans-West African Coastal Highway (TAH 7, depuis Dakar et Nouakchott), l'autoroute Alger-Lagos ou Trans-Sahara Highway (TAH 2) et l'autoroute Lagos-Mombasa (TAH 8). Le terme « autoroute transafricaine » n’est toutefois pas très répandu en dehors des milieux de la planification et du développement (selon l’article de Wikipédia en anglais consacré au « réseau autoroutier transafricain ») et, en 2014, ces axes n’étaient indiqués ni sur les panneaux de signalisation ni sur les cartes en tant que tels. On parle donc plutôt de « corridors transafricains ». – La planification des infrastructures en Afrique, qui concerne plusieurs États, se heurte à des difficultés en raison de l’instabilité politique de certains pays concernés. En raison également des disparités de richesse existantes, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne peut pas assumer le rôle de coordination des projets de transport que joue, par exemple, l’Union européenne.

Les îles de Lagos, Ikoyi et Victoria sont reliées au continent par trois ponts : le pont Eko, le pont Carter et le Third Mainland Bridge. Selon le discours du Nouvel An prononcé le 3 janvier 2022 par le gouverneur Sanwo-Olu, la construction du « 4th mainland bridge », dont on discute depuis 2003, devrait débuter « cette année encore »[59].

Ligne ferroviaire moderne vers Ibadan

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Gare centrale « Mobolaji Johnson » (2026)

Depuis 2021, une ligne ferroviaire relie Lagos à Ibadan via Abeokuta, une ville située à 120 km plus au nord-est, à l'ivers l'intérieur du pays (Ibadan est la troisième plus grande ville du pays après Lagos et Kano). Le trajet dure deux heures et demie et coûte 9 000 nairas (6 euros) en première classe. Les locomotives, les compartiments et les bâtiments des gares sont neufs et modernes[60],[61]. Six trains circulent chaque jour sur cette ligne[62].

La ligne ferroviaire, construite à l’écartement standard (1 436 mm), a remplacé un tracé datant de l’époque coloniale et construit selon l’écartement dit « du Cap » (1 056 mm entre les rails). Cela permet d’atteindre des vitesses plus élevées. Cette nouvelle liaison ferroviaire stimule la croissance économique locale[63].

Les entreprises d'État chinoises CCECC et CRRC ont joué un rôle déterminant dans la construction et témoignent de l'influence croissante de la République populaire de Chine en Afrique.

La liaison ferroviaire est gérée par la Nigerian Railway Corporation, qui dépend du gouvernement fédéral nigérian.

Transports publics urbains

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La Lagos Metropolitan Area Transport Authority (LAMATA) est chargée de la gestion des transports publics urbains[64].

Bus urbains

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Gare combinée train/bus et métro d'Oshodi (2026)

La gare routière d'Oshodi, visible de loin, constitue le nœud central des bus urbains et des bus interurbains. Il s'agit de la plus grande gare routière d'Afrique de l'Ouest. Il existe deux sociétés d'exploitation : BRT (Bus Rapid Transit) et LBSL (Lagos Bus Services)[65]. Les bus urbains sont climatisés et le trajet s'effectue sans espèces grâce à une carte de transports en commun (Cowry)[66]. Cette carte peut être utilisée aussi bien dans les bus BRT et LBSL que dans le RER[67]. Une voie réservée aux bus BRT a été aménagée sur deux axes routiers[68].

Les premiers bus urbains électriques ont été mis en service en mai 2023. Ils revêtent une importance particulière en raison du triplement du prix de l’essence au Nigeria au cours de la même période[69].

Métro léger

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Station de métro « Mile 2 »

Le métro léger de Lagos est en service depuis 2023 et comprend, depuis 2024, deux lignes : la ligne bleue et la ligne rouge. Les deux lignes circulent en surface et, dans le centre-ville, sur des pilotis, c'est-à-dire à quelques mètres au-dessus du sol.

Ici aussi, les usagers utilisent la carte prépayée Cowry, comme c'était déjà le cas dans les bus urbains.

Le 4 septembre 2026, la société exploitante, LAMATA, a annoncé sur Facebook que la ligne bleue avait transporté 9 millions de passagers au cours des 36 derniers mois, pour un total de 70 000 trajets[70],[71]. Un train part toutes les 10 minutes sur la ligne bleue. Le métro de Lagos figure ainsi parmi les réseaux ferroviaires urbains d'Afrique enregistrant le plus grand nombre de passagers. On peut se féliciter que 99,5 % des trains circulent à l'heure.

En 2026, les travaux de prolongement de la ligne bleue jusqu’à Okokomaiko sont en cours[72] et la construction d’une « ligne verte » est prévue (elle aussi partiellement sur pilotis)[73]. Les trois lignes doivent être reliées entre elles à la station Marina (l’Agence française de développement, l’AFD, participe à ce projet[11],[12]).

Ferries

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Il existe plusieurs lignes régulières de ferries entre l'île de Lagos et le continent, qui sont gérées par le Lagos State Ferry Services Corporation. Des bateaux privés assurent eux aussi un service similaire mais de manière plus irrégulière.

Aéroports

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La ville est reliée par le transport aérien avec l'aéroport international Murtala-Muhammed, qui est l'un des plus grands aéroports d'Afrique avec près de 5,1 millions de passagers en 2008 et qui représente presque 50 % du trafic aérien au Nigéria. Il est situé dans la banlieue nord de Ikeja.

Économie

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137 milliards de dollars, soit 30 % du produit national brut du Nigeria, sont générés dans son plus petit État fédéral, Lagos, ce qui correspond au PNB de pays comme le Kenya ou le Ghana[74]. La mondialisation de l’économie de Lagos est évaluée par le GaWC à un « bêta moins »[75]. Cela correspond à Genève ou à Lyon. Lagos est ainsi la ville la plus « mondialisée » d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. 5 des 7 « licornes » technologiques africaines opèrent depuis Lagos[76],[77]. Lagos abrite plus de pôles technologiques que n’importe quelle autre ville d’Afrique[78],[79]. Yves Bellinghausen, de l’hebdomadaire allemand « Zeit », résume ainsi : « Lagos est à la fois le Hollywood, le Manhattan et la Silicon Valley de l’Afrique. »

Établissements financiers

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Quartier financier de l'île de Lagos

Lagos est un centre financier et bancaire majeur. Les quatre plus grandes banques d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale ont leur siège à Lagos[13], et neuf autres banques de la ville figurent parmi les 20 plus grandes banques de la région. Zenith Bank, Access Bank, Guaranty Trust Bank et First Bank disposent chacune d'un capital supérieur à 2 milliards de dollars américains. Les sièges sociaux des banques se trouvent sur Victoria Island et sur l'île de Lagos.

La bourse nationale, la Nigerian Stock Exchange, s'y trouve également (à droite à l'arrière-plan sur la photo ci-contre). De plus, la NASD OTC Securities Exchange (à gauche, dans le bâtiment clair) et le groupe FMDQ ont leur siège sur Victoria Island.

Le secteur des assurances au Nigeria est relativement peu développé, avec un chiffre d'affaires d'environ 1 million de dollars américains par an[80]. Comme pour les banques, les sièges sociaux des compagnies d'assurance sont principalement situés à Lagos.

Ports, chantiers navals

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Port en eau profonde de Lekki

Le port de Lagos appartient à la catégorie des « grands ports »[81] et revêt une importance capitale pour la logistique en Afrique de l'Ouest et centrale. Il est en concurrence avec le port de Lomé, au Togo. Il se compose de deux sites distincts : le complexe portuaire d'Apapa et celui de Tin Can Island. Début 2023, le port en eau profonde de Lekki a été mis en service à 50 km à l’est de celui-ci, mais toujours au sein de l’agglomération de Lagos. Au premier trimestre 2026, 73 % des exportations nigérianes transitaient par Apapa et 15 % par Lekki[82]. En 2025, une modernisation des ports d’Apapa et de Tin Can Island a été décidée pour un milliard de dollars américains[83],[84]. En tant que quatrième port (et le plus à l’est) de Lagos, il convient de mentionner le port de la raffinerie Dangote, qui approvisionne celle-ci en pétrole provenant du delta du Niger ou, par exemple, d’Angola, et qui expédie des produits tels que l’essence et le kérosène.

Trois des quatre plus grands chantiers navals du Nigeria se trouvent à Lagos : Nigerdock (Snake Island), Naval Dockyard Ltd. (Victoria Island) et Samsung Heavy Industries Mega Construction Yard (Tarkwa Bay). Nigerdock est le plus grand chantier naval d’Afrique de l’Ouest. Il est situé dans la Snake Island Integrated Free Zone et dispose de la plus grande cale sèche du pays (25 000 DWT)[85]. C’est une plaque tournante majeure pour la construction navale, la réparation ainsi que la production pétrolière et gazière. La Naval Dockyard Limited appartient à la marine nigériane, mais dessert des clients issus de la marine marchande ainsi que du secteur pétrolier et gazier. Il s’agit de l’une des installations techniques les plus performantes et les mieux équipées d’Afrique de l’Ouest[86]. Samsung Heavy Industries Mega Construction Yard est un immense chantier naval intégré, construit principalement pour l’assemblage d’unités flottantes de production, de stockage et de déchargement (FPSO) de très grande taille, ainsi que pour la construction navale lourde.

Industrie du divertissement et médias

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Tournages à Lagos

Lagos est le centre de l'industrie cinématographique ouest-africaine. L'industrie cinématographique nigériane se classe, selon les sources, au deuxième ou au troisième rang mondial, devant ou derrière Hollywood (Cinéma nigérian)[87]. Depuis le succès du thriller nigérian « The Figurine », le cinéma nigérian s’est de plus en plus orienté vers des productions à la fois de grande qualité et commercialement fructueuses. Cela a conduit à des records d’affluence sans cesse renouvelés dans les salles de cinéma nigérianes, ainsi qu’à des récompenses à Cannes et aux BAFTA en 2025 (voir le chapitre ci-dessus « Studios de cinéma, salles de cinéma »).

Lagos est également le centre de l’afrobeat. Des musiciens tels que Wizkid, Davido et Tems ont débuté leur carrière internationale dans les studios d’enregistrement de Lagos et sont régulièrement récompensés lors de remises de prix musicaux[88]. Le quartier portuaire d’Apapa abritait les studios EMI, où ont notamment été enregistrés, en 1973, les morceaux de l’album *Band on the Run* (1974) du groupe Wings[89],[90].

Au Nigeria, les journaux sont disponibles au format numérique et sont principalement édités à Lagos. Selon ses propres déclarations, le journal le plus lu à Lagos est Punch[91]. Le journal Vanguard fait partie des rares quotidiens disponibles non seulement en ligne, mais aussi en version imprimée[92]. Parmi les autres publications, on trouve The Guardian[93], The Nation[94], The Sun et le Nigerian Tribune[95]. Ce dernier a été fondé en 1949, à l’époque coloniale.

La chaîne de télévision la plus regardée à Lagos (et au Nigeria) est la chaîne d’information diffusant 24 heures sur 24, Channels TV, dont le siège se trouve dans l’agglomération de Lagos. Elle a remporté plusieurs prix nationaux et internationaux, dont celui de la « Meilleure chaîne mondiale de la diaspora 2021 » décerné par le London Political Summit and Awards[96]. Arise News a également été récompensée à l’échelle internationale : par les Africa Women of Impact Awards 2026[97] et les PR Power List Awards 2026[98]. TVC News figurait en 2025 sur la liste des finalistes des Association for International Broadcasting (AIB) Awards à Londres[99]. La NTA est considérée depuis sa création en 1977 comme une chaîne d’État et appartient au gouvernement nigérian ; elle a perdu son monopole dans les années 1990 et est depuis lors également gérée selon des critères économiques. La chaîne privée African Independent Television se concentre sur le divertissement et l’infodivertissement[100]. Les programmes en anglais pidgin ou en yoruba se sont tournés vers les services de streaming numériques et proposent des films d’action, des comédies et des productions romantiques.

« La Silicon Valley africaine »

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Andela, formateur et recruteur en informatique, Lagos

L'Afrique compte sept start-ups technologiques considérées comme des « licornes » (valorisées à plus d'un milliard d'euros). Cinq d'entre elles sont situées à Lagos[76] : Flutterwave est active dans le domaine des cartes bancaires virtuelles. Opay et Interswitch sont des plateformes de réservation en ligne. Andela forme des ingénieurs en informatique et les place sur le marché du travail nigérian. Jumia est une entreprise de commerce en ligne proposant une large gamme de produits, notamment des appareils électroniques et des articles de mode.

La rue Alfred Rewane accueille (entre autres) des succursales de Google et de Microsoft

Lagos abrite plus de pôles technologiques que n’importe quelle autre ville d’Afrique[78],[79]. Avec plus de 90 millions d’internautes, Lagos attire les investisseurs qui souhaitent tirer profit de ce pôle technologique en pleine expansion. Startupgrind.com qualifie Lagos de « Silicon Valley africaine »[101], tandis que Bloomberg évoque « l’ascension chaotique du Nigeria vers le statut d’épicentre technologique de l’Afrique », en faisant référence à Lagos[102].

Lagos est la seule ville africaine à accueillir à la fois un bureau de Google et un bureau de Microsoft. MTN exploite le premier réseau 4G du Nigeria, qui reste le plus important du pays. Airtel est un autre opérateur 4G. 9Mobile et Dataflex sont des fournisseurs d’accès à Internet. Paystack est utilisé par les Nigérians qui reçoivent régulièrement des virements depuis l’étranger. ULesson gère une plateforme proposant des contenus pédagogiques pour le secondaire. Sur Hotels.ng, il est possible d’effectuer des réservations d’hôtels dans toute l’Afrique[103],[104].

Lagos est en passe de devenir le centre numérique de l’Afrique de l’Ouest. Avec plus de 20 centres de données en service, comme RackCentre dans le quartier d’Oregun, et une valeur de marché qui devrait atteindre 374 millions de dollars cette année, Lagos attire des géants mondiaux tels qu’Equinix et Google. Les 200 millions d’habitants du Nigeria, ouverts au numérique, s’appuient de plus en plus sur la fintech, le streaming et l’IA. Selon Ahmed Idris d’Al Jazeera English, Lagos est en passe de devenir la plaque tournante numérique de tout le sous-continent ouest-africain et au-delà[105].

Raffinerie de pétrole

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La raffinerie Dangote (vue depuis la Coastal Highway) avec des camions-citernes appartenant à l'entreprise

Le sol de Lagos recèle certes des gisements de pétrole, mais ceux-ci sont trop salins pour être exploités à des fins commerciales. C'est pourquoi il n'y a pas d'entreprises d'extraction pétrolière à Lagos. – Depuis 2023, il existe toutefois une industrie de traitement du pétrole.

Pendant des décennies, il n’y a pas eu d’industrie de transformation du pétrole au Nigeria, à l’exception des raffineries illégales (et très polluantes en raison de l’absence de procédés de craquage) du delta du Niger. Les quatre raffineries gérées par l’État étaient (et sont toujours, en 2026) fermées depuis les années 1990 pour cause de « travaux de maintenance ». Le Nigeria a donc dû faire produire les produits finis issus de son pétrole national, tels que les carburants, le bitume, la paraffine, l’huile moteur, le polypropylène, etc., dans des raffineries américaines ou européennes, ce qui entraînait des frais de transport sur des milliers de milles marins et des marges pour les intermédiaires. L’homme le plus riche du Nigeria, Aliko Dangote, avait reçu en 2007 le mandat de réhabiliter la raffinerie publique de Kaduna, mais le nouveau président Yar’Adua a annulé ce mandat. Dangote a alors décidé de construire une raffinerie privée. La raffinerie de pétrole de Lekki est entrée en service en décembre 2023[106]. Elle traite 650 000 barils de pétrole par jour[107], ce qui en fait la septième raffinerie de pétrole au monde et la rend trois fois plus grande que la plus grande raffinerie française, celle de Lavéra, près de Marseille. Elle emploie 57 000 personnes[108].

En octobre 2025, Dangote a annoncé son intention de plus que doubler la capacité journalière de la raffinerie de Lekki pour la porter à 1,4 million de barils, pour un investissement de 350 millions de dollars[109]. Lekki deviendrait ainsi la plus grande raffinerie du monde[110]. Les États voisins d’Ogun et d’Ondo ont déclaré, au cours de la même période, vouloir eux aussi construire des raffineries de pétrole : Ogun sur l’île de Tongeji près d’Ipokia (à proximité de Badagry) et Ondo dans la « Sunshine Free Trade Zone Igotiri » d’Ilaje, à 50 km à l’est de la raffinerie de Lekki[111],[112].

Le plus grave accident du travail survenu à ce jour a été un incendie dans la station d’épuration de la raffinerie, visible depuis le centre de la métropole situé à 50 km à l’ouest, mais qui a été « immédiatement » éteint par les pompiers de l’entreprise[113],[114]. La raffinerie produit de l’essence conforme à la norme Euro V (moins de 10 ppm de soufre) et est considérée comme « propre »[115]. Les salariés perçoivent un bon salaire par rapport aux normes locales – peut-être aussi parce qu’ils sont bien syndiqués (en particulier les chauffeurs de camions-citernes parmi eux)[116]. Il n’est guère surprenant que les relations entre la raffinerie privée de Lekki et le groupe pétrolier public NNPC soient tendues et fassent quotidiennement la une des journaux.

Usine d'engrais

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Depuis 2022, une nouvelle usine de production d'engrais produit 3 millions de tonnes d'engrais par an (soit environ 50 % de plus que la consommation française d'engrais)[117]. L'invasion russe de l'Ukraine en 2022 ayant entraîné la disparition des engrais russes du marché mondial, le Nigeria comble désormais un vide sur ce marché[118].

En juin 2026, on a appris que l'usine d'engrais de Lagos avait obtenu le financement nécessaire pour tripler ses capacités de production et atteindre 9 millions de tonnes d'engrais par an. Ce chiffre correspond à la consommation annuelle de l'ensemble de l'Union européenne[119]. La clientèle cible reste toutefois celle de l'Afrique et de l'Amérique du Sud.

Industrie pharmaceutique

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L'entreprise pharmaceutique Fidson, située sur Ikorodu Road

60 % des capacités de production pharmaceutique de l'Afrique se trouvent à Lagos[120]. Emzor semble être le plus grand fabricant dans ce secteur[121]. Viennent ensuite Fidson et May & Baker. Les entreprises pharmaceutiques de Lagos produisent principalement des médicaments génériques destinés au traitement du paludisme, de la typhoïde, de l'hypertension artérielle et des ulcères gastriques, qui constituent les quatre principaux problèmes de santé des Nigérians[122].

Les décharges utilisées pour enfouir les déchets électroniques entraînent l'infiltration de plomb dans le sol et, parfois, dans les ressources en eau. Des rapports de l'Organisation mondiale de la santé ont établi un lien entre plusieurs risques pour la santé, tels que des dysfonctionnements thyroïdiens chez les femmes et des dommages irréversibles au système nerveux des enfants, et les déchets électroniques en provenance des pays développés et enfouis à Lagos[123].

À Ketu-Ereyun, entre Epe et Ikorodu, l'État de Lagos construit un parc logistique alimentaire — la plus grande plate-forme logistique pour l'alimentation en Afrique subsaharienne. Le site fait 1,2 million de mètres carrés et la construction devrait être terminée en 2024.

Au centre de la ville, dans le quartier d'Oko Baba, se trouve (depuis ) un grand centre de transbordement de bois, principalement de bois rouge et d'acajou. Ce commerce de bois, y compris la scierie, déménagera dans un nouveau lieu, Timberville, en .

Culture

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Lagos est célèbre dans toute l’Afrique pour sa scène musicale. La ville a été le creuset d’une grande variété de styles musicaux, du Hip-hop nigérian au Jùjú en passant par le Fuji, deux styles nigérians jusqu’à l'Afrobeat mondialement connu.

Lagos est le centre d'industrie cinématographique prospère souvent surnommée Nollywood[124] en référence à la fois à Hollywood et à Bollywood. Le marché d'Idumota situé sur l'île de Lagos en est le principal centre de distribution. De très nombreux films sont projetés à Festac Town, quartier héritier de l'organisation du deuxième FESTAC, le Festival d’Art et de Culture organisé en 1977. En salle, les films en langue Yoruba sont les plus regardés, devant ceux en provenance de Bollywood. Mais le cinéma projeté en salle est en train de perdre du terrain sur celui directement distribué en cassettes ou en CD/DVD. Le cinéma en langue Yoruba est lui en train de se faire supplanter par celui en langue anglaise dont le commerce est contrôlé par les Igbos[125]. Iganmu est le site où est implanté le National Arts Theater.

Cette ville est également le lieu d'événements consacrés à la mode africaine, dont, depuis 2011, le Lagos Fashion Week[126].

Arts plastiques

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Nike Art Gallery

Lagos est une plaque tournante pour des sculpteurs de renom, parmi lesquels Ben Enwonwu, connu internationalement pour ses œuvres en bois et en bronze, ainsi que l'artiste contemporain Dotun Popoola, spécialisé dans la sculpture à partir de matériaux de récupération[127]. Parmi les autres artistes de renom, on peut citer Peju Alatise, Idowu Sonaya (connu pour ses bustes publics) et des artistes expérimentaux tels que Collins Abinoro Akporode, qui façonnent une scène artistique dynamique et moderne[128].

Galeries

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La Nike Art Gallery est sans doute la plus grande galerie d'art d'Afrique de l'Ouest. C'est la destination touristique la plus prisée de la ville ; elle possède une collection d'environ 8 000 œuvres d'art et n'a aucun lien avec le fabricant d'articles de sport du même nom[129].

La Red Door Gallery est spécialisée dans l'art africain contemporain.

L'Ovuomaroro Studio and Gallery est l'une des plus anciennes galeries d'art de Lagos[130].

Les Alexis Galleries se trouvent sur Victoria Island[131].

Musées

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Au Musée national rénové (2026)

Le Musée national abrite des collections archéologiques et ethnographiques ainsi que des œuvres d'art traditionnel. Le centre d'artisanat attenant permet d'acheter des objets d'artisanat nigérian[132].

Situé de l'autre côté de la rue, le Centre John K. Randle abrite une exposition sur la culture yoruba inaugurée en 2023. Le Centre John K. Randle s'inspire des pratiques muséales occidentales modernes pour présenter de nouvelles formes de narration inspirées des traditions yorubas. Le Center For Black And African Arts & Civilisation (CBAAC), situé au 36 Broad Street, se consacre plus généralement à la préservation et à la conservation du patrimoine culturel africain ainsi qu’à l’inspiration des générations futures[133].

La National Gallery of Modern Art (NGMA) se trouve au sein du Théâtre national et est accessible par l’entrée B. Elle expose, sur deux niveaux, des peintures abstraites aux couleurs vives de Bruce Onobrakpeya et des bustes en bronze de Ben Osawe. La section « Portrait Gallery » regroupe des portraits de personnalités éminentes, dont tous les chefs d’État. On y trouve notamment des œuvres d’artistes tels qu’Aina Onabolu, Hubert Ogunde, Chinua Achebe, Wole Soyinka et Ben Enwonwu. D’autres peintures sont signées Akinola Lasekan, Erhabor Emokpae, Solomon Wangboje, Haig David West et Gani Odutokun. Un espace est également consacré aux sculptures modernes[134].

Le musée Kalakuta rend hommage au musicien Fela Kuti, aujourd’hui décédé[135].

Terra Kulture est un centre artistique et culturel situé à Lagos, doté d’un restaurant[136].

Il convient également de mentionner le Mindscape Children’s Museum. Depuis 2015, il est reconnu comme le premier musée pour enfants du Nigeria. Il vise à favoriser l’interaction sociale et à stimuler la curiosité naturelle des enfants[137].

Au départ de Lagos, des visites guidées sont organisées vers la ville voisine de Badagry et son musée de l’esclavage. Badagry est également facilement accessible en ferry.

Vie littéraire

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Lagos est un centre littéraire majeur qui a vu naître des écrivains de renom tels que Buchi Emecheta, Sefi Atta, Oyinkan Braithwaite et Ayòbámi Adébáyò, qui abordent souvent des thèmes tels que la vie urbaine, les questions de genre et les problèmes sociaux. Parmi les personnalités les plus importantes figurent également des romanciers, des poètes et des journalistes tels que Biyi Bandele, A. Igoni Barrett et Jumoke Verissimo[138].

Théâtre et cabaret

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Théâtre

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Le Théâtre national des arts

Le Théâtre national, situé dans le quartier d’Iganmu/Surulere[139], abrite à la fois la Troupe nationale du Nigeria (« National Troupe of Nigeria ») et la Galerie nationale d’art[140],[141].

Le Lagos Theatre, situé dans le quartier d’Igando, a organisé depuis 2021 plusieurs événements consacrés à l’art et au divertissement, notamment des expositions, des pièces de théâtre, des spectacles, des fêtes de quartier et des activités pour les enfants.

Cabaret

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On trouve du cabaret politique à The Library, au Rococo et au Zaza. Julie Huehnken, de la Deutsche Welle, va même jusqu'à titrer : « Lagos en pleine fièvre du cabaret »[142]. Les clubs de comédie tels que le LiVE! Lounge, le Matiz et l'Ak dare ne sont toutefois pas moins politiques.

Conservatoire, salle de concert

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Le Conservatoire MUSON Centre

Le Centre MUSON (Musical Society of Nigeria), situé dans le quartier d'Onikan (à proximité du Musée national et de la place Tafawa Balewa), forme depuis 1989 des étudiants à la musique classique. Il dispose à la fois d'une salle de concert et d'un studio d'enregistrement[143]. On y présente des œuvres classiques, du jazz et de l'opéra. L'orchestre résident est l'Orchestre symphonique du MUSON, et le chœur du MUSON (sous la direction de Sir Emeka Nwokedi) fait également partie de la formation permanente. La salle de concert accueille des événements prestigieux tels que le festival annuel du MUSON, au cours duquel se produisent des artistes comme Ayanda Jiya, Njoki Karu et des groupes tels que Banda Marrove. En 2024, « La Création » de Haydn y a été représentée[144].

Orchestres

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Lagos possède un paysage musical très dynamique. Parmi les orchestres et associations orchestrales importants, on peut citer :

  • Le NOK Orchestra est un orchestre classique nigérian fondé par le compositeur et multi-instrumentiste visionnaire Tunde Jegede, qui jette un pont entre la musique classique occidentale et africaine. Inspirés par les instruments et les mélodies traditionnels, ses membres tissent une trame sonore faite de musique entraînante et solennelle[145].
  • L'Orchestre symphonique MUSON
  • Le Vesta Orchestra est un ensemble musical composé de jusqu'à 30 musiciens. Il s'agit du premier orchestre de chambre indépendant du Nigeria, fondé en 2017 par un groupe de musiciens professionnels qui estimaient nécessaire de réunir des musiciens professionnels et amateurs afin de jouer régulièrement ensemble et d'améliorer la qualité et le niveau des représentations de musique classique au Nigeria. Son répertoire comprend aussi bien des œuvres classiques que contemporaines. Aujourd’hui, l’orchestre fait partie de la Vesta Orchestra and Opera Foundation, une structure plus large[146].
  • Le Dapper Live / Trench Symphony est connu pour ses interprétations de musique afrobeats et s’est fait remarquer au Balmoral Eko Convention Centre[147].

Chœurs

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Le chœur de la Cathedral Church of Christ à Lagos

Lagos possède une scène chorale très dynamique, qui va des chœurs de cathédrales riches en traditions aux formations de gospel modernes.

Ensembles indépendants

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La Lagos City Chorale a déjà participé à des festivals et concours choraux internationaux en Chine, aux États-Unis, en Autriche, à Dubaï, en Lettonie, en Allemagne et en Russie, et a remporté au total 17 médailles d’or et d’argent lors de ces concours internationaux[148]. En 2015, lors des European Choir Games à Magdebourg, la chorale a reçu un certificat d’honneur pour sa contribution constante et son initiative en faveur de la paix internationale à travers la musique chorale, grâce au chant commun des chorales du monde entier[149],[150].

La Trinity Chorale est une chorale à vocation privée. Son répertoire général comprend des motets et des madrigaux ; des chants de Noël de différentes époques et nationalités ; de la musique chorale a cappella de toutes les époques, du XVe siècle à nos jours ; des « negro spirituals » arrangés par des compositeurs africains et américains ; des chants populaires africains et des arrangements de chants populaires nigérians provenant de tout le pays, ainsi que des œuvres originales de compositeurs nigérians[151].

Chœurs d’église de renom

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Chœur de la Cathedral Church of Christ, Marina : La chorale de la Cathedral Church of Christ est la plus ancienne du Nigeria et compte en moyenne une cinquantaine de voix masculines, dont la moitié sont des garçons chantant la partie de soprano. Récemment, ce nombre a toutefois augmenté pour atteindre plus de quatre-vingts voix puissantes et engagées : sopranos (37), altos (18), ténors (13) et basses (15)[152],[153].

Le Lagos Metropolitan Gospel Choir (LMGC) est la section musicale de l’église House On The Rock à Lagos. Alliant expertise, diversité vocale et professionnalisme, le LMGC propose une musique inspirante grâce à la composition, à la finesse vocale, à une instrumentation riche, à la production musicale et à l’ingénierie du son[154].

L’Ark of Light Choir assure le service musical des églises Gospel Pillars International.

Chœurs universitaires

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Le chœur de l’université d’État de Lagos (LASU) est un groupe musical réputé qui représente l’université et se produit fréquemment lors d’événements universitaires officiels, de rencontres culturelles et de représentations spéciales. Réputé pour sa participation à des festivals de chant choral, ce chœur interprète un répertoire varié, comprenant notamment des arrangements de morceaux nigérians et internationaux[155].

Édifices

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Édifices laïques

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NECOM House

Le plus haut bâtiment de Lagos (et d’Afrique de l’Ouest) est le NECOM House, situé dans le centre d’affaires de Marina. Il s’agit de l’ancien siège administratif de NITEL, l’ancien monopole des télécommunications[156]. L’antenne de communication située au sommet de la tour sert également de balise pour le port de Lagos[157].

La place Tafawa Balewa, située près du Musée national, abrite un stade d’une capacité de 50 000 places qui servait d’hippodrome sous la domination britannique et où l’indépendance a été proclamée en 1960[158]. À l’entrée de la place se trouvent des sculptures représentant quatre chevaux blancs et sept aigles rouges[159].

Le National Arts Theatre, avec sa façade nervurée, est un bâtiment très caractéristique de Lagos. La rénovation du bâtiment s’est achevée en mars 2023[139]. Le Théâtre national est facilement accessible via la nouvelle « ligne bleue » du RER.

Le pont de Lekki, achevé en 2013, est un ouvrage souvent photographié à Lagos[160].

Le Civic Centre, un centre de congrès situé à Five Cowries Creek, se distingue par sa silhouette trapézoïdale[161] et a été conçu par John Cubitt. À côté se trouve la Civic Tower[162].

Le palais royal de l'Oba (roi) de Lagos, à Iga Idunganran, était le centre du pouvoir à Lagos avant la colonisation britannique[163].

La Jaekel House, rénovée (construite en 1898), était le siège de la direction des chemins de fer ; elle fait aujourd’hui office de « mini-musée » consacré à l’époque coloniale[164].

Églises et mosquées

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La Cathedral Church of Christ est le cœur de la partie la plus ancienne de Lagos. Les habitants de Lagos la connaissent plutôt sous l’abréviation CMS (la Christian Missionary Society, CMS, est l’organisation anglicane qui gère cette église). L’église anglicane a été construite entre 1867 et 1869, soit peu après l’instauration de la domination coloniale britannique. Le bâtiment actuel a toutefois été construit entre 1924 et 1946. Les restes de Samuel Ajayi Crowther, premier évêque d’origine africaine de l’Église anglicane et traducteur de la Bible en langue yoruba, ont été transférés dans cette cathédrale en 1976. Une plaque commémorative lui rend hommage[165].

L’African Church Cathedral Bethel se trouve au 59 Broad Street. L’African Church a vu le jour vers 1900 sous la direction du cultivateur de cacao (et fondateur de la première coopérative agricole d’Afrique de l’Ouest) Jacob Kahinde Coker, en réaction à l’Église anglicane qui rejetait l’utilisation d’instruments locaux lors des offices religieux ainsi que la polygamie. Elle s’inscrivait dans la prise de conscience nationale nigériane grandissante au début de la période coloniale. En face de la cathédrale se trouve le cénotaphe à la mémoire de Taiwo Olowo (« Taiwo le Riche »), qui compte parmi les fondateurs de Lagos en tant que centre financier.

La Cathédrale de la Sainte-Croix, de confession catholique, située sur Campbell Street, est le cœur du « quartier brésilien ». Après l'abolition de l'esclavage au Brésil en 1888, de nombreux anciens esclaves sont revenus au Nigeria et se sont installés à Lagos. Ces « Aguda » ont donné un élan de développement significatif à la ville portuaire.

Sur la place Tinubu se dresse l’Église de la Trinité du mouvement méthodiste wesleyen. Dans les années 1950, ce bâtiment a remplacé l’église d’origine datant de 1862, qui n’était plus en mesure d’accueillir l’afflux de fidèles. On a alors adopté un style architectural considéré comme « moderne » en 1950.

La Synagogue Church of all Nations a été construite en 2004. Elle appartient au mouvement pentecôtiste nigérian, l’un des mouvements religieux charismatiques du Nigeria.

La Lagos Central Mosque, située rue Nnamdi Azikiwe dans le centre-ville de Lagos, compte parmi les six plus grandes mosquées du Nigeria avec une capacité d’accueil de 10 000 fidèles. Elle s’inscrit dans le courant (modéré) du jum'at. Inaugurée en 1988, elle a remplacé une ancienne mosquée datant de 1905. À quelques mètres de là se trouve la mosquée Alli Balogun, rénovée en 2026, dont le style pourrait facilement faire penser à une église. Elle a été construite par l’armateur Alli Balogun (un fournisseur des négociants allemands G. L. Gaiser et Bausch&Witt), qui n’était pas satisfait de la mosquée centrale. – À environ 100 mètres de là se trouve la plus ancienne mosquée de Lagos, la mosquée Shitta Bey, située dans Martins Street, qui a été inaugurée en 1894 et qui a traversé les époques en tant que bâtiment de style baroque brésilien.

Relations internationales

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Personnalités liées à la ville

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Quelques exemples de personnalités liées à Lagos :

Le Surulere Stadium, Lagos

Comme dans quasiment toutes les grandes villes africaines, le football est le sport le plus populaire à Lagos. Ses clubs les plus importants sont Julius Berger Football Club, First Bank Football Club et Stationery Stores Football Club.

L’équipe du Nigeria de football, surnommée les Super Eagles, a pendant longtemps joué ses matchs à domicile à Lagos dans le Lagos National Stadium, aussi appelé Surulere Stadium. C’est un stade multi-sports situé à Surulere, dans l'État de Lagos. Il a été principalement utilisé pour les matchs de football jusqu'en 2001. Il accueillit plusieurs compétitions internationales dont la Coupe d'Afrique des nations de football 2000 et des matchs de qualifications de la coupe du Monde. Il servit également de stade principal pour les jeux pan-africains de 1973. Lorsque le stade fut construit en 1972, il avait une capacité de 45 000 places, celle-ci fut augmentée à 55 000 places en 1999[168],[169]. Le stade a été laissé à l'abandon depuis 2002. Il a néanmoins accueilli pour la dernière fois l'équipe nationale du Nigeria en 2004. Il est aujourd'hui utilisé, à l'occasion, pour des rassemblements religieux et est occupé par des squatters. Maintenant, l’équipe nationale joue à Abuja.

Le rugby à XIII se développe également dans la ville : Lagos accueille même la Coupe d'Afrique des nations en 2019[170]. Ce tournoi voit le Nigeria accéder en finale.

Éducation

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Lagos dans les arts

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  • Lagos est le lieu où se situe la première scène du film de 2016 Captain America: Civil War.
  • Le roman Americanah de la romancière du Nigeria Chimamanda Ngozi Adichie se déroule en grande partie à Lagos. Americanah, traduit de l'anglais (Nigeria) par Anne Damour, Gallimard, Paris, 2015, (ISBN 9782070142354)
  • Le roman The Joys of Motherhood (Les enfants sont une bénédiction) de la romancière nigériane Buchi Emecheta se déroule également en majeure partie à Lagos. Publié pour la première fois en 1979, le roman raconte l'histoire de Nnu Ego, une femme nigériane devant quitter son village d'origine pour marier un homme qu'elle ne connait pas et, par la suite, remplir ses responsabilités familiales en tant que femme.
  • Le roman L'anomalie, d'Hervé le Tellier, fait quant à lui référence à cette ville dans laquelle a vécu l'un de ses protagonistes, Slimboy, un chanteur mondialement connu.
  • La bande dessinée Fela back to Lagos de Loulou Dédola et Luca Ferrara parue en 2019 qui met en scène Fela Kuti dans la ville de Lagos[171].

Notes et références

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Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

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  • (fr) Tony Soulié et Dominique Sigaud, Lagos la tropicale, Garde-temps, Paris, 2001, 108 p. (ISBN 2-913545-10-6)
  • Ryszard Kapuściński évoque cette ville dans son livre Ébène (1998).

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