Académie des Beaux-Arts de Stuttgart
L'Académie nationale des beaux-arts de Stuttgart (allemand : Staatliche Akademie der bildenden Künste Stuttgart, ou ABK Stuttgart ) est une université publique spécialisée dans les beaux-arts à Stuttgart, en Allemagne. Elle a été fondée en 1761, et est située dans le quartier du Weißenhofsiedlung depuis 1946. Son campus se compose de trois bâtiments : l'Altbau, le Neubau 1 ou « Bâtiment des architectes » et le Neubau 2.
| Fondation |
1761 |
|---|
| Type |
université publique |
|---|---|
| Forme juridique |
Personne morale de droit public en Allemagne (d) |
| Nom officiel |
Staatliche Akademie der Bildenden Künste Stuttgart |
| Directeur | |
| Membre de |
Hochschulrektorenkonferenz. Allemagne (en) |
| Site web |
| Étudiants |
829 () |
|---|
| Pays | |
|---|---|
| Localisation | |
| Ville |

Histoire
modifierL'Académie des beaux-arts de Stuttgart est située dans le Land de Bade-Wurtemberg, et a été créée en 1941 par la fusion de l'ancienne Académie des beaux-arts (Württembergische Akademie der bildenden Künste ) avec l'ancienne école des arts appliqués ( Württembergische Staatliche Kunstgewerbeschule) pour former la Staatliche Akademie der bildenden Künste Stuttgart. Celle-ci fut reconstruite sous le même nom en 1946 par Theodor Heuss[1].Sous la direction de Wolfgang Kermer, le 22 février 1975, le « Gesetz über die Kunsthochschulen im Lande Baden-Württemberg (Kunsthochschulgesetz) » [2] adopté par le Parlement régional du Bade-Wurtemberg est entré en vigueur. Pour la première fois dans l'histoire de l'Académie des beaux-arts et du design de Stuttgart, ce texte réglementait son statut et garantissait son égalité de rang avec les universités[3].
Le recteur Wolfgang Kermer a déclaré à l'occasion des « Semaines des universités d'art de 1981 » (Landeskunsthochschulwochen 1981) à Baden-Baden que :
« L'Académie de Stuttgart (...) conçoit sa mission et sa responsabilité comme celles d'une universitas artium, dont les exigences – certainement élevées – doivent être de s'inscrire dans la réalité artistique en constante évolution et, simultanément, de contribuer à ces changements. » [4]
Le 25 juin 1761, Charles Eugène, duc de Wurtemberg, établit une Académie des Arts dans son Nouveau Palais au centre de Stuttgart, « où la jeunesse peut se développer comme de jeunes plantes dans une pépinière ».
Cette institution décline après que la Karlsschule – une seconde institution d'enseignement artistique fondée par Eugène – a pris de l'importance, au point que l'Académie des Arts n'existe plus que de nom. Située derrière le Nouveau Palais de Stuttgart, la Karlsschule est une école d'élite aux méthodes d'enseignement militaire, élevée en 1781 par l'empereur Joseph II au rang d'université. Celui-ci la rebaptise Karls Hohe Schule. L'une des particularités de cette institution est alors l'atelier d'impression fondé en 1776 sous la direction du graveur sur cuivre Johann Gotthard von Müller.
En 1794, un an après la mort de Charles Eugène en 1793, la Hohe Karlsschule est dissoute par son frère et successeur Louis Eugène, duc de Wurtemberg.
Trente-cinq ans plus tard, en 1829, le roi Guillaume Ier de Wurtemberg fonde une école d'art à Stuttgart, initialement en collaboration avec d'autres établissements d'enseignement (Vereinigte Kunstschule, Realschule, et Gewerbeschule). L'« École royale des arts » (Königliche Kunstschule) s'est progressivement développée en tant que centre de formation jusqu'à obtenir en 1901 le titre d' « Académie royale des beaux-arts » (Königliche Akademie der bildenden Künste, et après 1918 Württembergische Akademie der bildenden Künste) sous la direction de Leopold Graf von Kalckreuth.
Sous le régime nazi en 1941, l'académie est rattachée à l'École des arts appliqués (Württembergische Staatliche Kunstgewerbeschule, fondée à Stuttgart en 1869) sous le nom d'Académie des beaux-arts de Stuttgart (Staatliche Akademie der Bildenden Künste Stuttgart), chaque institution conservant ses locaux d'origine. Après la Seconde Guerre mondiale, l'établissement garde ce nom lors de sa reconstruction en 1946 par Theodor Heuss, ministre de l'Éducation et des Affaires culturelles du Wurtemberg-Bade. Les bâtiments du centre-ville de Stuttgart (Urbanstraße 37/39) ayant été détruits par les bombardements de 1943 et 1944, l'académie s'installe dans l'ancien bâtiment de l'École des arts appliqués, construit sur le Weißenhof en 1913 sous la direction de Bernhard Pankok. En 1906, Pankok propose en effet de fusionner l'Académie royale des beaux-arts et l'École royale des arts appliqués (Lehr- und Versuchswerkstätte, fondée en 1901), en envisageant de créer une école d'art regroupant toutes les disciplines artistiques dans le quartier de Weißenhof. Mais son projet ne rencontre aucun écho à Stuttgart[5].
« Ce n'est qu'à l'hiver 1956-1957 que l'académie s'agrandit pour la première fois dans le quartier de Weißenhof avec son installation dans un nouveau bâtiment dédié aux sculpteurs nommé le Bildhauerbau. »[6]
Dans son ouvrage En 1950, vous pouviez étudier la peinture, la peinture sur verre, la sculpture, le graphisme libre et appliqué, le design d'intérieur et de mobilier ("Innenarchitektur und Möbelbau"), les textiles, la céramique, le métal et l'enseignement de l'art, avec pour professeurs Trude Barth, Otto Baum, Willi Baumeister, Walter Brudi, Rudolf Daudert, Hans Fegers, Eugen Funk, Gerhard Gollwitzer, Peter Otto Heim, Manfred Henninger, Karl Hils, Eberhard Krauß, Hans Meid, Hugo Peters, Karl Rössing, Harmi Ruland, Hermann Sohn, Karl Hans Walter, Hans Warnecke, Kurt Wehlte, Hans Wentzel, Karl Wiehl et Rudolf Yelin [7]
Après les manifestations de 1968 à l'Académie[8],[9], l'université est profondément réformée sous le rectorat de l'historien de l'art Wolfgang Kermer en 1975 et 1978[10], et les écoles d'art et de musique du Bade-Wurtemberg adoptent de nouvelles lois universitaires. Le statut juridique est clarifié, et l'équivalence de rang avec les universités est garantie. L'Académie adopte une nouvelle structure, dissous les anciens départements, et créé divers groupes de spécialisation et programmes d'études. Dans les années 1970, des diplômes pour les cours de design sont introduits, et la promotion des étudiants talentueux par le biais d'expositions et de publications financées par l'État est institutionnalisée. Durant ces années de réforme, le recteur et le conseil d'administration bénéficient du soutien de l'Association des Amis de l'Académie, comme l'a souligné Wolfgang Kermer dans un article publié en 2024[11].
Depuis 1975, l'Académie des Beaux-Arts possède sa propre collection d'art, fondée par Kermer et composée d'œuvres d'enseignants et d'anciens enseignants, ainsi que d'anciens élèves.
Cette époque a jeté les bases sur lesquelles repose aujourd’hui l’Académie[11].
Depuis plus de 250 ans, l'Académie a accueilli de nombreux artistes et professeurs de renom, qui y ont étudié ou enseigné.
- 1946–1953, Hermann Brachert, sculpteur
- 1953–1955, Karl Rössing, graphiste
- 1955–1957, Manfred Henninger, peintre
- 1957–1959, Rudolf Yelin (Le Jeune), peintre sur verre
- 1959–1969, Walter Brudi, artiste et typographe
- 1969–1971, Herbert Hirche, architecte et designer d'objet
- 1971–1984, Wolfgang Kermer, historien de l'art
- 1984–1987, Manfred Kröplien, designer graphique
- 1987–1991, Paul Uwe Dreyer, peintre
- 1991–1994, Wolfgang Henning, architecte
- 1994–1998, Klaus Lehmann, designer d'objet
- 1998–2004, Paul Uwe Dreyer, peintre
- 2004–2010, Ludger Hünnekens, archéologue et manager culturel
- 2010–2016, Petra von Olschowski, historienne de l'art et journaliste [12]
- 2017–2022, Barbara Bader, chercheuse en art et professeure [13]
Professeurs éminents
modifier- Heinrich Altherr
- Heba Y. Amin
- Fritz Auer
- Willi Baumeister
- Johann Wilhelm Beyer
- David Chipperfield
- Johann Heinrich von Dannecker
- Christophe de la Fontaine
- Sam Durant
- Alexander Eckener
- Heinz Edelmann
- Marianne Eigenheer
- Reinhard Heinrich Ferdinand Fischer
- Heinrich Funk
- Rainer Ganahl
- Carlos Grethe
- Jakob Grünenwald
- Nicolas Guibal
- Adolf Friedrich Harper
- Robert von Haug
- Philipp Friedrich von Hetsch
- Herbert Hirche
- Adolf Hölzel
- Alfred Hrdlicka
- Christian Jankowski
- Joan Jonas
- Leopold Graf von Kalckreuth
- Albert Kappis
- Friedrich von Keller
- Wolfgang Kermer
- Anton Kolig
- Joseph Kosuth
- Aylin Langreuter
- Christian Landenberger
- Christian Friedrich von Leins
- Sándor Liezen-Mayer
- Alisa Margolis
- Erich Mönch
- Johann Gotthard von Müller
- Bernhard von Neher
- Hannes Neuner
- Chris Newman
- Bernhard Pankok
- Robert Pötzelberger
- Heinrich von Rustige
- Richard Sapper
- Philipp Jakob Scheffauer
- Hans Erich Slany
- K.R.H. Sonderborg
- Giuseppe Spagnulo
- Hans Spiegel
- Gottlob Friedrich Steinkopf
- Patrick Thomas
- Nikolaus Friedrich von Thouret
- Niklaus Troxler
- Micha Ullman
- Jörg F Zimmermann
Anciens élèves notables
modifier- Max Ackermann
- Leonor Antunes
- Ellen Auerbach
- Karl Bauer
- Philipp Bauknecht
- Willi Baumeister
- Alf Bayrle
- F. W. Bernstein
- Bernhard Buttersack
- Eric Carle
- Karl Caspar
- Maria Caspar-Filser
- Gustav Paul Closs
- Johann Heinrich von Dannecker
- Carl Ebert
- Carl Eytel
- Christophe de la Fontaine
- Stefan Diez
- Fritz Faiss
- Reinhard Heinrich Ferdinand Fischer
- Adolf Fleischmann
- Heinrich Füger
- Peter Gamper
- Jakob Gauermann
- Robert Gernhardt
- Oskar Glöckler
- Camille Graeser
- HAP Grieshaber
- Jakob Grünenwald
- Hermann Haller
- Armin Hansen
- Ferdinand Hartmann
- Sandra Hastenteufel
- Philipp Friedrich von Hetsch
- Ludwig Hirschfeld Mack
- Karl Hofer
- Renate Hoffleit
- Johannes Itten
- Georg Jauss
- Erich Kahn
- Friedrich von Keller
- Paul Wilhelm Keller-Reutlingen
- Ida Kerkovius
- Wolfgang Kermer
- Fyodor Khitruk
- Byung Chul Kim
- Günther C. Kirchberger
- Joseph Anton Koch
- Susan Kozma-Orlay
- Frans Krajcberg
- Susanne Kriemann
- Angela Laich
- Christian Landenberger
- Peter Lenk
- Johann Friedrich Leybold
- Käthe Loewenthal
- James McGarrell
- Paul Maar
- Michel Majerus
- Otto Meyer-Amden
- Erich Mönch
- Louis Moilliet
- Johann Gotthard von Müller
- Heinrich Nauen
- Rolf Nesch
- Vera Neubauer
- Christoph Niemann
- August Friedrich Oelenhainz
- Carl Offterdinger
- Werner Pawlok
- Alfred Heinrich Pellegrini
- Georg Karl Pfahler
- Hermann Pleuer
- Charlotte Posenenske
- Lilo Ramdohr
- Aiga Rasch
- Lilo Rasch-Naegele
- Günther Raupp[14]
- Else Raydt
- Otto Reiniger
- Regina Relang
- Anselm Reyle
- Luisa Richter
- Karin Sander
- Philipp Jakob Scheffauer
- Gottlieb Schick
- Adolf Schill
- Rudolf Schlichter
- Oskar Schlemmer
- Ilse Schüle[15]
- Hermann Stenner
- Grete Stern
- Nikolaus Friedrich von Thouret
- Georg Trump
- Tesfaye Urgessa
- Eberhard Georg Friedrich von Wächter
- Emil Rudolf Weiß
- Willy Wiedmann
- Ludwig Wilding
- Peter Zimmermann
- Heinrich von Zügel
- Georg Friedrich Zundel
Membres honoraires et sénateurs honoraires de l'Académie
modifierMembres honoraires de l'Académie des Arts
modifier- Anna Dorothea Therbusch (1762)
Membres honoraires de l'Académie des arts et du design de Stuttgart (période de nomination : 1942-1999)
modifier- Bernhard Pankok (1942)
- Ida Kerkovius (1962)
- Rolf Nesch (1962)
- Wilhelm Wagenfeld (1962)
- Walter Gropius (1968)
- Karl Schmidt-Rottluff (1964)
- Erich Mönch (1975)
- Hannes Neuner (1976)
- Camille Graeser (1977)
- Herbert Hirche (1977)
- Oswald Oberhuber (1982)
Sénateurs honoraires (période de nomination : 2004 à aujourd’hui)
modifier- Wolfgang Kermer (2004)
- Oswald Oberhuber (2004)
- Gerd Hatje (2006)
En souvenir
modifierAnciens élèves des écoles d'art de Stuttgart, morts pendant l'Holocauste
modifier- Carry van Biema (1881–1942)
- Alice Haarburger (1891–1942)
- Maria Lemmé (de) (1880–1943)
- Käthe Loewenthal (1878–1942)
- Paula Straus (de) (1894–1943)
- Marianne Weil (de) (1909–1942)
Artistes ayant participé aux expositions d'art juif de Stuttgart en 1935 et/ou 1937, ayant vraisemblablement étudié dans les écoles d'art de Stuttgart, et dont le sort demeure inconnu
modifierAnciens élèves des écoles d'art de Stuttgart ayant survécu à l'Holocauste
modifier- Ellen Auerbach (1906–2004)
- Erwin Broner (de) (1898–1971)
- Dina Cymbalist (de) (1907–1989)
- Paul Elsas (1896–1981)
- Hermann Fechenbach (de) (1897–1986)
- Margarethe Garthe (de) (1891–1976) ; études d'art à Stuttgart non validées
- Liselotte Grschebina (1908-1994)
- Boris Grünwald (de) (1933–2014)
- Elli Heimann (de) (1891–1966) ; études d'art à Stuttgart non autorisées
- Lily Hildebrandt (de) (1887–1974)
- Erich Kahn (1904–1980)
- Hermann Kahn ( Aharon Kahana ) (1905-1967)
- Ignaz Kaufmann (de) (1885–1975)
- Fiodor Khitruk (1917–2012)
- Susan Kozma-Orlay (1913–2008) ; créatrice hungaro-australienne
- Frans Krajcberg (1921–2017)
- Klara Neuburger (de) (1882–1945)
- Charlotte Posenenske (1930-1985)
- Imre Reiner (de) (1900–1987)
- Grete Stern (1904–1999)
Références
modifier- ↑ Gesetz über die Kunsthochschulen im Lande Baden-Württemberg (Kunsthochschulgesetz). In: Akademie Mitteilungen 6: Staatliche Akademie der Bildenden Künste Stuttgart: für die Zeit vom 1. April 1974 bis 31. März 1975. Hrsg. von Wolfgang Kermer. Stuttgart: Staatliche Akademie der Bildenden Künste Stuttgart, Mai 1975, pp. 8–20 (complete print in German)
- ↑ Kermer, Wolfgang: Daten und Bilder zur Geschichte der Staatlichen Akademie der Bildenden Künste Stuttgart. Stuttgart: Edition Cantz, 1988 (= Verbesserter Sonderdruck aus: Die Staatliche Akademie der Bildenden Künste Stuttgart: eine Selbstdarstellung. Stuttgart: Edition Cantz, 1988), unpaginated, [14–15]
- ↑ Landeskunsthochschulwochen 1981: Gesamtprogramm, Baden-Baden, 5. Juni − 21. Juni, ed. Ministerium für Wissenschaft und Kunst Baden-Württemberg, Presse- und Öffentlichkeitsreferat, Stuttgart, Satz und Druck: Dr. Cantz'sche Druckerei, Stuttgart, unpaginated, [8] (translation from German)
- ↑ (de) Kermer, Wolfgang, Daten und Bilder zur Geschichte der Staatlichen Akademie der Bildenden Künste Stuttgart, Stuttgart, Edition Cantz,
- ↑ (de) Wolfgang Kermer, Daten zur Geschichte der Akademie dans : Rektoramt der Staatlichen Akademie der Bildenden Künste Stuttgart, Stuttgart, Studienführer 94/95, , p. 57
- ↑ Daten zur Geschichte der Akademie: zusammengestellt von Wolfgang Kermer. In: Rektoramt der Staatlichen Akademie der Bildenden Künste Stuttgart (ed.): Studienführer 94/95. Staatliche Akademie der Bildenden Künste Stuttgart, 1994, p. 57
- ↑ Kermer, Wolfgang: Aufruhr am Weißenhof: zu Struktur und Situation der Stuttgarter Kunstakademie zur Zeit der Studentenunruhen 1968/69. Stuttgart: Staatliche Akademie der Bildenden Künste Stuttgart, 2006 (WerkstattReihe (de) / ed. Wolfgang Kermer; 14) (ISBN 3-931485-74-9)
- ↑ Gesetz über die Kunsthochschulen im Lande Baden-Württemberg (Kunsthochschulgesetz–KHSchG). In: Modèle:Interlanguage link 8: Staatliche Akademie der Bildenden Künste Stuttgart: für die Zeit vom 1. Juni 1976 bis 31. Oktober 1977. Hrsg. von Wolfgang Kermer. Stuttgart: Staatliche Akademie der Bildenden Künste Stuttgart, März 1978, pp. 46–80 (complete print in German)
- ↑ Kermer, Wolfgang: Freundschaft − in einer Zeit des Umbruchs und der Neugestaltung: ein persönliches Erinnerungs- und Dankeswort aus Anlass des 100-Jahr-Jubiläums der ″Freunde der Akademie Stuttgart e. V.″ am 22. März 2024. Kusel: Selbstverlag, 2024.
- ↑ Kermer, Wolfgang: Die Sammlung der Stuttgarter Akademie: einige Anmerkungen zur Gründung, Vorgeschichte und Entwicklung aus Anlass ihres 30-jährigen Bestehens. Stuttgart: Staatliche Akademie der Bildenden Künste Stuttgart, 2005 (= WerkstattReihe / ed. Wolfgang Kermer; 12) (ISBN 3-931485-71-4)
- 1 2 Kermer, Wolfgang: ″1968″ und Akademiereform: von den Studentenunruhen zur Neuorganisation der Stuttgarter Akademie in den siebziger Jahren. Ostfildern-Ruit: Edition Cantz, 1998 (Beiträge zur Geschichte der Staatlichen Akademie der Bildenden Künste Stuttgart (de) / ed. Wolfgang Kermer; 9) (ISBN 3-89322-446-7)
- ↑ (de) « Stuttgarter Kunstakademie: Rektorin gesucht », sur Stuttgarter Nachrichten (consulté le )
- ↑ « Barbara Bader becomes Rector of the Lucerne University of Applied Sciences and Arts », Organisator, (lire en ligne)
- ↑ (en-US) « The photographer that earned the mythical trust of Ferrari », sur www.classicdriver.com (consulté le )
- ↑ Ilse Schüle, « Aus frühen und spàten Jahren (From Early and Late Years) », Jahrbuch des Historischen Vereins für Württembergisch Franken (Yearbook of the Historical Association for Württemberg Franconia, vol. 78, , p. 513–529
