Accident aérien de Tomblaine

accident aérien en France en 2026

L'accident aérien de Tomblaine s'est produit le , lorsqu'un monomoteur Pilatus PC-6 affecté au parachutisme s'est écrasé peu après son décollage de l'aéroport de Nancy-Essey à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle). Les 11 personnes dans l'avion sont mortes dans le crash[1],[2]. Les victimes sont cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves et le pilote[3].

Accident aérien de Tomblaine
Le PC-6 Turbo-Porter D-FIPS impliqué dans l'accident photographié en 2016.
Le PC-6 Turbo-Porter D-FIPS impliqué dans l'accident photographié en 2016.
Caractéristiques de l'accident
Date
PhaseDécollage
SiteTomblaine, France
Coordonnées 48° 41′ 05″ nord, 6° 13′ 35″ est
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareilPilatus PC-6/B2-H4 Turbo-Porter
CompagnieClassic Wings GmbH / KIAS Airlines SARL
No  d'identificationD-FIPS
Lieu d'origineAéroport de Nancy-Essey, France
Passagers10
Équipage1
Bilan
Morts11
Survivants0

Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Accident aérien de Tomblaine
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
(Voir situation sur carte : Meurthe-et-Moselle)
Accident aérien de Tomblaine

C'est l'accident impliquant le plus de victimes de toute l'histoire de l'aviation générale en France[4].

Aéronef

L'avion impliqué est un monomoteur turbopropulseur Pilatus PC-6/B2-H4 Turbo-Porter immatriculé D-FIPS en Allemagne. L'appareil, qui appartenait à la compagnie française KIAS Airlines SARL et était exploité par la société allemande Classic Wings GmbH, avait été loué par la société française Tandemotion Parachutisme[5] pour des baptêmes de parachutisme.

Cet appareil, fabriqué en mars 1991 (s/n 874), a d'abord été immatriculé V5-ODH en Namibie jusqu'en septembre 1994. Réimmatriculé HB-FKO en Suisse, il est exploité par Zimex Aviation jusqu'en décembre 1998, puis par BenAvia SA, qui assure des vols pour Tassili Airlines vers les gisements de pétrole et de gaz du Sahara algérien. En 2001, il est immatriculé D-FIPS en Allemagne où il est utilisé pour le parachutisme, mais également pour du travail aérien, notamment en Algérie. Depuis août 2008, il appartient à KIAS Airlines SARL. Il est alors exploité par Classic Wings GmbH. Principalement utilisé pour le parachutisme, il vole notamment en Allemagne, en Norvège, en France, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Espagne[6].

L'appareil avait fait quinze rotations la veille et cinq le jour du crash selon François Pelissier, le président de l'aéropôle Grand Nancy Tomblaine[7].

En 2026, en plus des cinq Pilatus PC-6 de l'Aviation légère de l'Armée de terre, 49 appareils sont immatriculés en France. Ils sont, en très grande majorité, utilisés par des clubs et des écoles de parachutisme. Un certain nombre d'entre eux sont basés à l'étranger[8].

Accident

Lors d'un vol de largage de parachutistes, l'avion s'est écrasé vers 11 h entre la piste cyclable de la rue Salvador Allende et cette dernière dans une zone résidentielle de la commune de Tomblaine, à environ 300 mètres de la piste, évitant de peu des maisons[1] et un centre commercial.

L'enquête est confiée au BEA[9].

Venus assister aux baptêmes de parachutisme, plusieurs proches ont été témoins du drame[10].

Rapport préliminaire du BEA.

Reconstitution du décollage du Pilatus PC-6 par le BEA, le 28 juin 2026 (rapport préliminaire).

Le BEA publie un rapport préliminaire le [9].

Dans ce rapport, il est fait mention de fumée qu'auraient sentis deux moniteurs de parachutisme, qui émanerait de la cabine, à l'avant droit, lors du décollage. Cependant, les vidéos, extraites des caméras portables de moniteurs et celles prises depuis le sol par différentes personnes, ne montrent pas la présence de fumée[11].

L'analyse des informations enregistrées dans le système avionique ainsi que l'analyse spectrale des sons enregistrés par les caméras des moniteurs indiquent que le propulseur de l'avion a eu une petite baisse de régime (de 10 %) lors du décollage, avant de reprendre son régime nominal[11].

De plus, les informations enregistrées dans le système avionique montrent que le début du décollage est identique à celui des vols précédents, jusqu'à une altitude de 780 pieds (de l'ordre de 240 mètres). À ce moment, l'avion se cabre (jusqu'à 19 degrés) et ralentit (passant de 73 à 55 nœuds). L'avion s'incline alors de 20 degrés sur la gauche et chute ensuite[11].

Notes et références

  1. 1 2 AFP, « Crash d’avion en Meurthe-et-Moselle : l’engin transportait un groupe pour un baptême de parachutisme, 11 personnes tuées », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  2. ↑ Jean-Christophe Vincent, Magalie Delle-Vedove, Christophe Gobin, Marielle Pacholski (édition) et Grégory Barbier (édition), « Crash d’un avion près de Nancy. Onze morts, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez sur place... » Accès libre, sur L'Est républicain, (consulté le ).
  3. ↑ « Crash d’avion près de Nancy : enquête ouverte pour homicide involontaire », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. ↑ « Crash d’avion près de Nancy : l'accident est le plus meurtrier en France pour l'aviation hors transport militaire et commercial », Le Figaro, .
  5. ↑ (en) « Pilatus PC-6/B2-H4 Turbo Porter, Classic Wings/KIAS Airlines, D-FIPS », sur aviation-safety.net, (consulté le ).
  6. ↑ (en) Markus Herzig, « S/N 874 », sur pc-6.com, (consulté le ).
  7. ↑ « "Il a tenté d'amorcer un virage": le président de l'aéropôle Grand Nancy Tomblaine affirme que le pilote était "expérimenté" », sur BFM TV, .
  8. ↑ (en) Markus Herzig, « Current status », sur pc-6.com, (consulté le ).
  9. 1 2 BEA, « Accident du Pilatus PC6 immatriculé D-FIPS le 28/06/2026 à Tomblaine (54) » Accès libre, sur bea.aero (consulté le ).
  10. ↑ Le Parisien, « Onze morts, baptême de parachutisme… Ce que l’on sait du crash d’avion près de Nancy » Accès libre, sur Le Parisien, (consulté le ).
  11. 1 2 3 BEA, « Rapport préliminaire d'Enquête de Sécurité : Accident survenu à l'avion PILATUS PC-6/B2-H4, immatriculé D-FIPS, le dimanche 28 juin 2026, à Tomblaine (54) » Accès libre [PDF], sur bea.aero, (consulté le ).

Voir aussi