Acétamipride
L'acétamipride est un insecticide organochloré de la famille des néonicotinoïdes, utilisé contre les insectes ravageurs dans différents produits de culture végétale, dans des insecticides domestiques et traitements de matériaux. Il est distribué, dans le monde, sous plusieurs marques.
| Acétamipride | |
| Identification | |
|---|---|
| Nom UICPA | (1E)-N-[(6-chloro-3-pyridyl)méthyl]-N'-cyano-N-méthylacétamidine |
| No CAS | (mélange de stéréoisomères Z et E) |
| No ECHA | 100.111.622 |
| PubChem | 213021 |
| ChEBI | 39164 |
| SMILES | c1(CN(\C(C)=N\C#N)C)cnc(cc1)Cl , |
| InChI | Std. InChI : InChI=1S/C10H11ClN4/c1-8(14-7-12)15(2)6-9-3-4-10(11)13-5-9/h3-5H,6H2,1-2H3 Std. InChIKey : WCXDHFDTOYPNIE-UHFFFAOYSA-N |
| Apparence | poudre blanche inodore[1] |
| Propriétés chimiques | |
| Formule | C10H11ClN4 [Isomères] |
| Masse molaire[2] | 222,674 ± 0,012 g/mol C 53,94 %, H 4,98 %, Cl 15,92 %, N 25,16 %, |
| pKa | 0,7 à 25 °C[1] |
| Propriétés physiques | |
| T° fusion | 98,9 °C[1] |
| Solubilité | 4,25 g·l-1 (eau, 25 °C)[1] |
| Précautions | |
| SGH[3] | |
| H302 et H412 H302 : Nocif en cas d'ingestion H412 : Nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets à long terme |
|
| Écotoxicologie | |
| LogP | 0,8 à 20 °C[1] |
| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | |
| modifier |
|
L’acétamipride agit sur les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine du système nerveux, avec une toxicité particulièrement marquée chez les insectes et d’autres invertébrés. Ses effets varient toutefois selon les espèces, les doses, la durée et les voies d’exposition, ainsi que selon les conditions environnementales. À des concentrations suffisantes, il peut provoquer des effets neurotoxiques, allant jusqu’à la paralysie et à la mort chez les organismes sensibles.
Sa toxicité sur les milieux, les espèces et les humains est largement discutée. Pour cette raison, il est depuis 2018 sur la liste européenne des substances à surveiller comme polluants potentiels de l’eau.
Dans l’Union européenne, l’acétamipride reste approuvé depuis un avis de l'autorité européenne de sécurité des aliments de 2022, sauf en France où son usage agricole est interdit.
Propriétés physicochimiques
modifierL'acétamipride est un composé organochloré de formule brute C10H11ClN4[4], se présentant sous forme de poudre blanche inodore, disponible en concentrés solubles, poudres mouillables ou granulés dispersables.
Il en existe un isomère qui ne dépend que de la configuration de la double liaison.
Utilisation de l'insecticide
modifierUsage
modifierL'acétamipride est inventé en 1989 par l'entreprise japonaise Nippon Soda et déposé en 1995[5]. C'est un pesticide systémique surtout utilisé contre les insectes suceurs dans les cultures de végétaux feuillus, d'agrumes, de piridions (pommes, poires, etc.), dans la vigne, dans la culture de coton et sur des espèces du genre Brassica (choux, colza, rutabaga, navet, moutarde, plantes ornementales, etc.)[1], ainsi que des fruits à coques (noisette notamment, pour lutter contre Halyomorpha halys[4]). C'est également un pesticide clé dans la culture de la cerise en raison de son efficacité contre la larve de la mouche de la cerise.
L'acétamipride a aussi d'autres usages non agricoles, autorisés ou non selon les pays :
- lutte contre les insectes domestiques, par exemple sous forme de gel, en seringue ou sous forme de spray pour éliminer les cafards, les fourmis, puces des animaux domestiques et autres espèces non désirées dans les habitations[réf. nécessaire] ;
- protection de plantes ornementales, dans les jardins, parcs et serres, contre les insectes suceurs[réf. nécessaire] ;
- traitement des bois et matériaux : il peut être intégré dans certains produits pour protéger le bois contre les attaques d'insectes xylophages[6].
En Europe, l'acétamipride n'a jamais été autorisé pour l'usage vétérinaire (colliers anti-puce notamment), contrairement à une fausse information reprise par Arnaud Rousseau, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), par la ministre de l'agriculture française, Annie Genevard, ou, de manière volontaire, par des sénateurs soutenant la loi Duplomb comme Vincent Louault[7],[8].
Il est commercialisé sous divers noms: Assail, Pristine, Chipco (Crop Science), Supreme (Certis Belchim)[9], Mosipilan par Nippon Soda, mais aussi Rescate, Epik, Tristar, Saurus, etc.
Mode d'action
modifierComme d'autres néonicotinoïdes, ce produit est neurotoxique pour les arthropodes et insectes en agissant sur les récepteurs de l'acétylcholine de type nicotinique de leurs neurones[10].
Expertises
modifierEn , l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) publie après une expertise de deux ans un premier rapport sur l’évaluation comparative des risques et des bénéfices des néonicotinoïdes et des autres méthodes chimiques ou non chimiques. Le rapport de 546 pages répond à une saisine du ministère de l’agriculture après l’adoption de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages de 2016, qui introduit l’interdiction de l’usage des néonicotinoïdes à partir de septembre 2018 avec des dérogations jusqu’en juillet 2020[11],[12].
En , un deuxième avis de l’ANSES est rendu sur « l’efficacité des traitements disponibles pour lutter contre les pucerons de la betterave ». Celui-ci est publié à la suite d’une dérogation introduite par le législateur en , autorisant l’usage de néonicotinoïdes (à base d’imidaclopride ou de thiaméthoxame) pour traiter les pucerons de la betterave[12],[13].
Le , l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) publie un rapport sur les alternatives existantes à l’usage des néonicotinoïdes pour protéger les cultures de 6 filières végétales, qu’elles soient chimiques ou non chimiques[14].
Alternatives
modifierEn 2019, l'alternative aux néonicotinoïdes est un autre insecticide chimique (essentielle des pyréthrinoïdes), mais il existe souvent au moins une méthode alternative non chimique[15].
L'ANSES indique en 2018 que 96 % des utilisations de néonicotinoïdes disposent d’alternatives efficaces. Dans 8 cas sur 10, ces alternatives ne sont pas chimiques[16]. Cependant « aucune méthode n’assure à elle seule une efficacité suffisante mais qu’une combinaison de méthodes doit être envisagée dans le cadre d’une approche de lutte intégrée »[17].
En 2025, selon Hervé Jactel, ingénieur agronome, entomologiste et directeur de recherche à l'INRAE, qui a présidé les deux groupes de travail de l'ANSES sur les alternatives à l’usage des néonicotinoïdes, rappelle que la question est déjà tranchée. « L’ANSES a rendu les mêmes conclusions de l’existence de solutions alternatives efficaces et opérationnelles. »[12].
Le rapport de l'INRAE d' considère qu'en l'absence de néonicotinoïdes, « les filières betterave, pomme, cerise, noisette et figue sont fragilisées par le manque de solutions opérationnelles et disponibles pour la protection contre certains ravageurs, mais à des degrés divers et selon des temporalités différentes », soulignant que l'objectif est de réussir la démarche de développement d'itinéraires de protection alternatifs dans laquelle sont engagées ces filières[14]. Pour Christian Huyghes, ancien directeur à l'INRAE, il convient de continuer d'étudier d'autres méthodes de lutte sans viser à substituer un produit par un autre qui fait la même chose[16].
Culture de bettrave
modifierEn 2018, pour la culture de betteraves sucrières, une seule alternative chimique est alors identifiée pour lutter contre le puceron. L'ANSES préconise l’association de deux pesticides, le lambda-cyhalothrine et le pirimicarbe, dont l’efficacité est jugée au moins égale à celle des néonicotinoïdes[16].
En 2021, l'ANSES indique que quatre alternatives aux produits à base de néonicotinoïdes sont immédiatement disponibles pour lutter contre les pucerons et la maladie de la jaunisse : 2 insecticides (flonicamide et spirotétramate) et 2 pratiques agronomiques (paillage et fertilisation organique)[16]. Par ailleurs, l'ANSES identifie dix-huit autres solutions qui pourraient être disponibles dans les 2 à 3 ans. Ces pistes, nécessitant une approche de lutte intégrée pour atteindre une efficacité suffisante[16],[18].
Deux études scientifiques publiées en 2023 et 2024 dans la revue Crop Protection (nl) sur la base d’une centaine d’essais menés en champ confirme que le flonicamide et le spirotétramate sont beaucoup plus efficaces que l’acétamipride contre la jaunisse virale et comporte des « impacts limités sur l’environnement et rapidement substituables aux néonicotinoïdes ». Jusqu’à 87 % d’efficacité lorsque le traitement est associé à une pratique d'agroécologie - à la plantation d’orge entre les rangs de betteraves - contre seulement 55 % pour l’acétamipride[12].
Les restes de betteraves de l'année précédente qui restent dans les champs sont un facteur identifié de réservoirs viraux, qui transmettent le virus de la jaunisse à la betterave[16].
L'Institut technique de la betterave estime que ces solutions seules ne constituent pas une alternative intéressante[16].
Comportement en milieu naturel
modifierPersistance de la molécule
modifierL'acétamipride se dégrade plus rapidement que d'autres néonicotinoïdes (Clothianidine, Imidaclopride, Thiaclopride, et Thiaméthoxame), avec une demi-vie dans le sol de 5,5 à 17,4 jours, selon le type de sol considéré[19]. Dans l’eau, sa demi-vie est estimée à environ 79 jours[20].
Le type de sol joue un rôle important dans la dégradation de l'acétamipride, sans doute en raison de l'activité bactérienne[19]. Il se dégrade plus rapidement dans des sols humides et exposés à l'air que dans des milieux submergés (où l'activité bactérienne est donc anaérobie) et la dégradation est dix fois plus lente dans un sol sec[19]. Une étude de 2022 a étudié le cas d'un sol sablo-limoneux : la décomposition de l'acétamipride y est lente (< 23 %) mais augmente avec la teneur en matière organique du sol[21]. Dans les sols irakiens, une étude de 2024 mesure que les résidus d'acétamipride dans le sol (extraits avec une efficacité de 90 %) sont indétectables après 7 jours pour une pulvérisation à la concentration recommandée sur le territoire de 0,5 g/L d'eau. Si la concentration est doublée, la méthode d'analyse mesure 3,76 mg d'acétamipride par kilogramme de sol après 10 jours. Le vent, l'ensoleillement et la température du climat irakien jouent un rôle dans la dégradation de la molécule[22].
L'acétamipride est biodégradée par des microorganismes via des mécanismes enzymatiques notamment, qui mettent en cause des cytochromes P450, des nitriles hydratases (NHases), des amidases et des nitralases[23]. Par exemple, les NHases de la bactérie Streptomyces canus ont une activité biodégradante efficace[24]. Les métabolites intermédiaires pourraient être également toxiques.
De manière artificielle, des méthodes non chimiques de dégradation aqueuse de l’acétamipride, par exemple combinant l'ultrasonication et une photocatalyse sous lumière visible[25], sont proposées[Par qui ?] pour contribuer à la mise au point de solutions de décontamination des milieux pollués par ce pesticide.
Une baisse de la diversité microbienne du sol (habituelle en zone de culture intensive) semble aussi augmenter la quantité d’acétamipride transférée du sol vers les plantes[26].
Sous produits
modifierLessivage
modifierUne étude de 2022 rapporte que l'acétamipride ne s'attache que faiblement aux sols et que des pluies (simulées dans l'étude) pouvaient lessiver plus de 82 % du produit[21]. L'acétamipride peut donc disparaître des surfaces initialement exposées car il se disperse dans l'environnement. La forte mobilité de l'acétamipride peut ainsi poser des risques écotoxicologiques pour les organismes bénéfiques du sol (vers de terre notamment) et pour les milieux aquatiques environnants ou situés en aval[21].
Dans les sols, bien que l’acétamipride soit moins persistant que d'autres néonicotinoïdes (DT50 inférieure à 2 jours), sa solubilité et mobilité lui permettent de rapidement migrer vers les plantes ou les cours d’eau et d'avoir des impacts écologiques différés dans l'espace et le temps : il figure parmi les trois néonicotinoïdes les plus fréquemment retrouvés dans les eaux douces.
L'acétamipride, très soluble, est largement dispersé dans les zones humides et cours d'eau[30].
Accumulation
modifierEn 2016 l’Autorité européenne de sécurité des aliments considère que le risque de contamination des eaux souterraines par l’acétamipride au-delà de la limite de 0,1 µg/L est faible[31]. Cependant, en 2025, une étude montre que l'application d'acétamipride sur les cultures peut mener à une accumulation dans le milieu, notamment aquatique, jusqu'à 41 μg/L[27].
Impacts indésirables
modifierIl est considéré comme un des produits suspecté de provoquer le déclin de l'entomofaune dans le monde, déclin en forte accélération[32],[33][source insuffisante].
Selon les auteurs de l'étude publiée en 2025 dans la revue Pesticide Biochemistry and Physiology, les risques justifient un encadrement plus strict de l’usage des pesticides néonicotinoïdes[34].
Effets sur la biodiversité et les services écosystémiques
modifierDans les régions où ce produit est encore utilisé, chez les oiseaux, des études révèlent une contamination généralisée, par exemple chez le merle, le martinet ou - en zone tropicale - le colibri[26].
Bien que l’acétamipride soit moins persistant que certains néonicotinoïdes, sa fréquence élevée de détection, sa toxicité pour divers organismes et ses effets indirects sur les réseaux trophiques mettent ainsi en évidence son rôle dans la dégradation des écosystèmes[26].
Effets sur l'abeille domestique
modifierAu début des années 2000, des études sur l'abeille domestique (Apis mellifera) ont estimé que la dose létale médiane de l'acétamipride est de 7,1 μg, avec un intervalle de confiance à 95 % entre 4,57 et 11,2 μg par abeille[35][source insuffisante].
Les métabolites produits après l'absorption de l'acétamipride par l'abeille domestique sont moins toxiques que ceux des autres néonicotinoïdes. La demi-vie de l'acétamipride dans l'insecte est assez brève, environ 25 à 30 minutes, alors que d'autres néonicotinoïdes peuvent avoir une demi-vie de 4 à 5 heures. Cependant, certains métabolites sont toujours présents dans l'abeille après 72 heures. Cela pourrait constituer un risque toxicologique pour ces abeilles, car une exposition chronique peut augmenter la toxicité de certains composés[36]. * L'Agence de protection de l'environnement des États-Unis le considère comme « modérément toxique » pour les abeilles ; malgré cela, certaines sources médiatiques et le documentaire Vanishing of the Bees ont accusé les néonicotinoïdes comme l'acétamipride de provoquer un syndrome d'effondrement des colonies.[réf. nécessaire].
Effets sublétaux
modifierSelon une étude de 2023, bien qu'individuellement peu toxique pour les abeilles domestiques aux doses environnementales normales (par rapport à d'autres pesticides), l'acétamipride, en laboratoire et à des concentrations imitant la contamination environnementale, n'affecte pas significativement le microbiote intestinal d'une espèce voisine (l'abeille asiatique ; Apis cerana) ; dans ces conditions, l'exposition prolongée au pesticide seul n'a pas significativement affecté la survie ni la consommation alimentaire des abeilles. Mais celles qui ont été exposées au difénoconazole ou au mélange acétamipride-difénoconazole ont présenté une « composition bactérienne intestinale altérée, contrairement aux colonies exposées uniquement à l'acétamipride »[37]. De plus, dans ce dernier cas, « les pesticides ont modifié l'expression des gènes liés à la détoxification, et la co-exposition à l'acétamipride et au difénoconazole a montré des effets toxiques plus prononcés à l'échelle moléculaire que l'exposition individuelle » ; les auteurs soulignent certaines limites de l'étude, et recommandent des expérimentations en conditions réelles« pour mieux comprendre les effets des pesticides sur le microbiome intestinal des abeilles et les mécanismes moléculaires impliqués »[37]. Il montre aussi des effets synergétiques significatifs quand il se combine ou est combiné avec d'autres pesticides[38] ou d'autres polluants. Environ 45 % des mélanges testés contenant de l'acétamipride et d'autres pesticides ont montré des interactions synergiques. Ces mélanges incluent notamment l'acétamipride combinée avec le tétraconazole, un fongicide. Ces effets synergétiques augmentent la toxicité globale, posant ainsi une menace accrue aux pollinisateurs en comparaison avec l'exposition à l'acétamipride seul. Même des doses sublétales d'acétamipride et du fongicide propiconazole, réalistes sur le terrain, peuvent provoquer des effets synergiques graves sur la survie, la santé et la physiologie des abeilles : augmentation significative de la mortalité, réduction du poids corporel, perturbation enzymatique, stress oxydatif accru[39].
Effets sur les larves des abeilles domestiques
modifierCes effets ont été confirmés, et précisés, par Jingliang et al en 2020[40], puis par d'autres études :
Même pour une exposition sublétale (0,5 et 25 mg/L), l'acétamipride perturbe le métabolisme des larves d'abeilles Apis mellifera[41], au moins en perturbant le métabolisme de l'hémolymphe des larves, avec en outre des effets sur le comportement et l'expression génique. Les profils métaboliques des abeilles exposées sont significativement modifiés ; 36 métabolites différents ont été identifiés, dont 19 régulés à la hausse et 17 à la baisse. Parmi 10 autres métabolites détectés, 3 étaient régulés à la hausse et 7 à la baisse. Parmi les composés affectés figurent l'acide traumatique et l'indole connus pour leur rôle essentiel et d'autres altérations des voies métaboliques, étaient liées à des perturbations du tryptophane, des purines et de la phénylalanine, qui suggèrent un impact direct de l'acétamipride sur la biochimie des larves. Selon les auteurs : « les dommages augmentent quand la concentration d'acétamipride dans l'alimentation (de la larve) dépasse 5 mg/L, entraînant des déséquilibres métaboliques notables »[41].
En 2024, Tadei et al. ont montré que l'acétamipride à faible dose (7 ng/L administrée via la nourriture aux abeilles femelles et mâles durant 48 h, suivies par 48 h supplémentaires sans nourriture contaminée, pour un total de 96 h d'observation) altère la locomotion (comportement léthargique) et la réponse phototactique de l'abeille solitaire Centris analis ; un effet qui disparait après 48 heures de retour à une alimentation non contaminée[42].
Bien que couramment utilisé sur les cultures pollinisées par les bourdons, ses effets sur les colonies de bourdon avait été peu étudiés, jusqu'à ce qu'une étude basée sur Bombus impatiens exposé, en microcolonies artificielles, à des pollens volontairement contaminés, montre — qu'à forte dose (4 520 μg d'Acétamipride par kg de pollen) — ce pesticide affecte négativement la croissance de la colonie, le développement des individus et la productivité, avec notamment une moindre production de mâle (effets qui disparaissent sous 45,2 μg/kg) Des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer l'impact de l'acétamipride via d'autres voies d'exposition que l'ingestion de pollen (et en présence des surfactants et autres additifs qui, fréquemment, exacerbent fortement la toxicité des pesticides)[43], et sur de vraies colonies sauvages.
L'analyse des bactéries intestinales d'abeilles domestiques exposées à l'acéamipride a montré qu'une partie de l'intestin de ces abeilles a été envahie par des bactéries opportunistes et pathogènes, ce qui a entrainé une chute de la richesse et de la diversité des communautés du microbiote symbiotique de ces abeilles. Mais une supplémentation de la nourriture par un probiotique Apilactobacillus kunkeei (déjà aussi proposé comme probiotique pour l'Homme)[44] a considérablement augmenté (de 84 % à 92 %) le taux de survie des abeilles mellifères exposées à du pollen contaminé par de l'acétamipride, en permettant une certaine amélioration de la structure et de la stabilité du microbiote intestinal des abeilles supplémentées[45].
« Ces résultats soulignent l'importance de prendre en compte les effets sublétaux dans l'évaluation des risques environnementaux » concluaient en 2024 Rafaela Tadéi et ses collègues[42].
Effets sur les autres insectes et invertébrés
modifierCe pesticide contribue à la réduction significative des populations d’arthropodes prédateurs et recycleurs du sol, tels que les acariens, mais également de pollinisateurs et de parasitoïdes (parasites entraînant la mort de l'hôte). Bien que certains acariens utiles puissent développer une résistance, leur comportement et leur efficacité en tant qu'agents de lutte biologique sont perturbés, ce qui favorise une augmentation des infestations de ravageurs[26].
L’acétamipride affecte également les gros invertébrés du sol, notamment les vers de terre, qui présentent alors des troubles de la reproduction, une altération des tissus et une diminution de l’activité enzymatique liée à la décomposition des matières organiques[26]. En 2006, une étude s'était déjà basée sur deux espèces de vers de terre, Aporrectodea nocturna (anécique) et Allolobophora icterica (endogé), connus pour être parmi les principales « espèces ingénieures des écosystèmes ». Ils ont été exposées à l'acétamipride durant un mois, dans des sols artificiels observés en laboratoire ; A. nocturna s'est alors mis à produire des galeries plus étroites et moins étendues à forte concentration (0,5 mg/kg), tandis que A. icterica se montrait encore plus sensible, avec des altérations marquées de son comportement de fouisseur dès 0,1 mg/kg [46]. Dans les deux cas, l'exposition à ce pesticide a diminué la continuité des galeries, affectant potentiellement les fonctions écologiques du sol (les galeries jouent un rôle important pour la diffusion des gaz, le cycle de l'eau et la croissance racinaire ; au profit des plantes et de nombreux autres organismes)[46].
Quand il est utilisé en pulvérisation foliaire, une part importante du produit (surfactant y compris) est emportée par le vent (phénomène de dérive) et/ou tombe au sol, où elle affecte notamment les arthropodes (l'essentiel de la biomasse animale du sol). Une étude de 2024 faite en laboratoire avec des doses réalistes confirme une toxicité pour le collemboles (Folsomia candida (en)), alors que les acariens du sol ont semblé, eux, peu sensible à ce pesticide ; cette différences de vulnérabilité peut perturber l'équilibre écologique des arthropodes du sol en bouleversant leur rapports d'abondance et de diversité ; en effet, l'étude a comparé des échantillons (issus de champs non traités) : avant l'exposition ; puis 7 et 54 jours plus tard, et ce, pour des concentrations croissantes d'acétamipride (0, 0,05, 0,2 et 0,8 mg par kg de sol sec)[47]. Cette comparaison a montré un déséquilibre, persistant plusieurs semaines après la dégradation du produit : forte diminution du nombre et de la variété des collemboles (-53 % à la dose la plus élevée), corrélativement à une hausse de la population d'acariens (+26 %). Il a fallu attendre près de 2 mois (54 jours) pour que la communauté semble se reconstituer, ce qui fait évoquer de possibles effets secondaires sur les services écosystémiques rendus par les sols[47].
Une étude publiée en 2025 dans la revue Insects montre une toxicité aiguë et sublétale de l’acétamipride sur une espèce non-cible qui est un parasitoïde et un organisme auxiliaire de l'agriculture, essentiel à la lutte biologique contre les ravageurs agricoles : Trichogramma dendrolimi, et ce, à des doses bien inférieures aux concentrations utilisées en champ (avec jusqu’à 97,9 % de la population potentiellement affectée aux doses courantes des pulvérisations en champ). Les auteurs soulignent l’importance d’intégrer les effets sublétaux dans l’évaluation des risques pour préserver les services écosystémiques rendus par les insectes parasitoïdes et autres auxiliaires[48].
Effet sur la biodiversité aquatique
modifier« Il a été autorisé alors qu'on savait peu de choses des effets nocifs des néonicotinoïdes sur les vertébrés aquatiques » notaient en 2019 Ma Xue et al. Or, lessivé par les pluies, il peut atteindre les eaux superficielles et les zones humides, où il est déjà dans les années 2020 « fréquemment détecté »[49].
Il est considéré comme modérément toxique pour les organismes aquatiques[50], mais chez des organismes filtreurs (par exemple la moule d’eau douce Unio terminalis), même à dose sublétale, il se montre immunosuppressif et ce, « de manière marquée » (avec une baisse significative du nombre d’hémocytes), avec des signes de stress oxydatif et des lésions histologiquement visibles dans les branchies ainsi que dans les glandes digestives. Sa toxicité aiguë est démontrée pour Unio terminalis avec une dose létale médiane de 33,52 mg/L[34].
Cossi et al. (2020) ont évalué la toxicité de l’acétamipride (et de sa formulation commerciale Assail 70) sur un gastéropode aquatique Biomphalaria straminea. Après 14 jours d’exposition, une hausse de l’activité des enzymes de détoxification (carboxylestérase, glutathion) ; une inhibition de la superoxyde dismutase et de la catalase ; et une réduction des espèces réactives de l’oxygène étaient observées ; et la formulation commerciale était plus toxique que le principe actif seul. Si l'activité cholinestérasique, le développement et la survie des juvéniles n’ont pas été altérés, le produit a néanmoins perturbé le métabolisme oxydatif chez cette espèce non cible, et bioindicatrice de la qualité des milieux aquatiques[51].
En laboratoire, il s'avère toxique pour les embryons de poisson-zèbre (Danio rerio, un organisme modèle communément utilisé par les écotoxicologues) : chez ce poisson, il faut atteindre 263 mg/litre pour observer « une mortalité significative et des effets tératogènes, la colonne vertébrale courbée étant la principale malformation (...) l’altération des mouvements spontanés était le paramètre le plus sensible de ceux testés »)[52], mais des effets sublétaux existent pour les larves. Or, à titre d'exemple, les résidus de ce pesticide, quantifiés dans quatre réservoirs d'eau du nord du Bénin au moment du traitement phytosanitaire du coton, varient de 0,2 à 7,7 μg/L, des niveaux réputés non toxiques pour l'Homme, mais qui signent un usage massif et régulier d’acétamipride (probablement associé à d’autres pesticides possiblement plus nocifs) et susceptible d'affecter les espèces aquatiques[53]. Les larves de Tilapia (l'une des espèces les plus couramment élevées et consommées en Afrique) s'y montrent également vulnérables[54] alors que celles du poisson-chat africain Clarias gariepinus, autre espèce très consommée s'y montrent pas ou moins sensibles[55].
L'acétamipride a un potentiel de bioaccumulation élevé[50]. Il peut s’accumuler dans le foie, les reins et les glandes surrénales, et s’élimine par l’urine et la bile[34]. * Hautement toxique pour les oiseaux et les vers de terre, son usage à grande échelle menace les populations d'oiseaux et d'autres parties de la chaîne alimentaire.[réf. nécessaire].
Impact pour l'Homme et les mammifères
modifierSelon l’évaluation réalisée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments en 2016, il n’y a pas d’évidence d’effets inacceptables de l’acétamipride sur l’environnement dans les conditions d’emploi proposées, ce qui a permis le renouvellement de son autorisation d’usage dans l’Union européenne en 2018[56]. En 2022, elle réexamine les données disponibles et n’a pas identifié de preuves montrant des dangers environnementaux, notamment pour les oiseaux, les organismes aquatiques, les abeilles et les organismes du sol[57]. À noter qu'en France, le Conseil national de l'Ordre des médecins considère de son côté que « sur le plan médical, le doute n'est pas raisonnable lorsqu’il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs » et que les alertes sur l'acétamipride, émanant notamment de la Ligue nationale contre le cancer, « ne peuvent être ignorées »[58],[59].
À faible dose, ce pesticide est considéré comme peu toxique pour les mammifères, mais à dose élevée il est toxique pour les humains et autres mammifères[60].
Carcinogénicité et toxicité génétique
modifierL'acétamipride n'est pas classé comme substance cancérigène, en raison d'un manque de données[61]. Trois études évoquent des liens potentiels entre l'exposition à cette molécule et le cancer du sein et du foie[61].
Une étude de 2019 de l'Université d'Istanbul examine les effets subchroniques de l’acétamipride sur la méthylation globale de l’ADN dans le cerveau et le foie de rat de laboratoire. Après 90 jours d’exposition à faibles doses (12,5 à 35 mg/kg), une diminution significative des niveaux de 5-méthylcytosine a été observée, notamment à 25 et 35 mg/kg dans le foie et à 35 mg/kg dans le cerveau. L’expression des enzymes de méthylation de l’ADN a aussi diminué, suggérant que ce pesticide pourrait avoir une toxicité épigénétique, qui nécessiterait, selon les auteurs, des recherches approfondies[62].
Stress oxydatif
modifierUne étude (2024) faite sur des cultures de cellules épithéliales bronchiques humaines (BEAS-2B) a montré que leur exposition à l’acétamipride induit un stress oxydatif, une réponse inflammatoire et une prolifération cellulaire. Ces effets sont associés à une diminution des enzymes antioxydantes et à une surexpression de cytokines pro-inflammatoires (IL-25, IL-33, TSLP) et des gènes NF-κB[63].
Une étude sur le rat observe également un stress oxydant induit et des dommages tissulaires (lésions hépatiques et rénales, qui peuvent être réduites par le bêta-carotène, antioxydant naturel)[64].
Infertilité
modifierD'après une étude de 2015, l'acétamipride serait une des causes de dysfonction érectile et, par là même, d'infertilité masculine[65]. L’agence canadienne CPMA le considère comme potentiellement reprotoxique chez l'Homme[34].
Effets sur le système nerveux central
modifierEn 2022, Hirai et ses collègues, au Japon, alertent sur le fait que les néonicotinoïdes en général sont associés à une augmentation de certains dysfonctionnements neurologiques chez les mammifères ; avec notamment un effet anxiogène resté longtemps incompris, mais confirmé au Japon, sur la souris de laboratoire, même à une dose réputée sans effet nocif observé (DSENO, ou en anglais : NOAEL), de 20 mg/kg (dose fixée par la Commission de sécurité alimentaire du Japon)[66].
Cet effet est attribué aux monoamines (MA)[66], « des neurotransmetteurs impliqués dans le contrôle du comportement, de la mémoire et de l’apprentissage ». À cette dose, les souris soumises à un test de labyrinthe après administration du pesticide montrent un stress anxieux, mesuré par leurs niveaux de dopamine, 3-Methoxytyramine (3-MT), sérotonine et histamine. Leurs taux de neurotransmetteurs sont modifiés dans plusieurs régions du cerveau, avec des changements de taux de sérotonine hippocampique, de dopamine striatale corrélés à l'anxiété[67]. L'immunomarquage a confirmé une activation des neurones sérotoninergiques dans les noyaux du raphé, une zone connue comme étant impliquée dans l'anxiété. Dans le modèle murin, l'acétamipride, en affectant la sérotonine hippocampique, active bien une anxiété, concluent les auteurs[67] (un phénomène qui avait déjà été observé, également à la dose sans effet nocif observable (NOAEL=, pour un autre pesticide de cette même famille des néonicotinoïdes : la clothianidine, repéré dans ce cas par des cris de stress émis par les souris mâles exposées à de faibles doses de cette molécule)[68].
Une étude publiée en 2025 montre que l'exposition embryonnaire à l'acétamipride induit des anomalies de l'organisation de cellules microgliales et de cellules de Purkinje dans le cervelet de rats nouveau-nés résultant dans une perte de cellules neuronale et des troubles moteurs[69].
Une étude publiée en 2026 montre que l'exposition prénatale aux insecticides néonicotinoïdes dont l'acétamipride affecte le développement neurologique et cognitif chez des enfants d'âge préscolaire dans le Guangxi, en Chine[70].
Intoxication
modifierEffet cocktail
modifierCombiné au cadmium, qui est un polluant métallique agricole, néphrotoxique pour l'Homme, de plus en plus présent (contaminant des engrais), il inhibe la croissance des larves de poisson-zèbre et est source de malformations congénitales morphologiques[49]. Les analyses métabolomiques montrent que ce pesticide, chez le poisson au stade larvaire, altère le métabolisme des riboflavines, le métabolisme des glycolipides et celui des acides aminés[49].
Les effets combinés de cette molécule avec ceux de divers adjuvants semblent aussi avoir été sous-estimés (ou non étudiés) ; une étude de 2019 a testé ces effets pour trois adjuvants courants de pesticides, qui à eux seuls n'induisent pas de toxicité aiguë sur l'abeille, mais qui lors des tests de laboratoire accroissent significativement la toxicité de l'acétamipride pour l'abeille domestique[71].
Phénomènes de résistance
modifierOn observe en Afrique la diffusion préoccupante de moustiques (vecteurs du paludisme, notamment) à la fois résistants aux pyréthrinoïdes et aux néonicotinoïdes, par exemple dans les fermes maraîchères du nord du Bénin[72].
Réglementation
modifierRéglementation européenne
modifierContrairement à d'autres néonicotinoïdes, l'acétamipride est autorisée comme substance active jusqu'en 2033 dans l'Union européenne, le temps d'un réexamen complet par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA)[73]. Son usage agricole est autorisé dans les États membres, sauf en France où il est interdit. La Commission européenne a maintenu son approbation en s’appuyant notamment sur les avis de l’EFSA.
En 2022, l’EFSA réexamine les données disponibles. Elle indique dans son rapport ne trouver aucune preuve d'un risque accru pour la santé humaine ou pour l’environnement par rapport à l'évaluation précédente, mais recommande de poursuivre l’évaluation de ses effets possibles comme perturbateur endocrinien en l'absence d'évaluation adéquate de l'ensemble des données actuelles[74],[73]
L'agence suggère en 2024 de diviser par cinq les doses journalières admissibles, de 0,025 à 0,005 mg/kg de masse corporelle, des « incertitudes majeures » demeurant sur les effets neurodéveloppementaux de l'acétamipride[75],[76]. Début 2025, sur une demande émanant de la Slovénie, l'EFSA recommande de relever la dose résiduelle maximale autorisée dans le miel de 0,05 à 1 mg/kg, considérant que ces taux ne vont pas augmenter l'exposition au-delà des données de référence et donc ne devraient pas poser de risque au consommateur[77].
Réglementation belge
modifierEn 2026, la Belgique met en place une autorisation complète du produit pour certains usages agricoles, alors que ceux-ci reposaient auparavant sur des autorisations temporaires. Ces autorisations concernent notamment la betterave sucrière et la pomme de terre[78].
Réglementation française
modifierCette molécule est interdite dans le domaine agricole en France depuis le [79]. Par dérogation, l'interdiction est repoussée à 2020 pour la protection contre le balanin des noisettes, les mouches du figuier et les pucerons du navet[80]. En 2026, l'obtention de dérogations est inscrite dans la loi d'urgence agricole après 2 ans de débats législatifs.
Plusieurs sociétés savantes médicales agissant dans les domaines de la cancérologie, pédiatrie, endocrinologie, hématologie, neurologie…, ainsi que le conseil scientifique du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), s'opposent à l'usage de l'acétamipride[12].
Loi Duplomb
modifierDans un premier temps, la loi Duplomb propose en 2025 la réintroduction dérogatoire de l’acétamipride, s'il existe « une menace grave compromettant la production agricole » et s'il n'y a pas d'alternative suffisante[81],[82], à la demande des producteurs de betterave et de noisette jugeant une « concurrence déloyale » avec les autres producteurs européens et une « porte ouverte aux importations ». Cet article de la loi est considéré non-constitutionnel par le Conseil constitutionnel le et supprimé avant la promulgation de la loi[83].
Loi d'urgence agricole
modifierDans un second temps, début 2026, le sénateur Laurent Duplomb dépose cependant à nouveau une proposition de loi visant à réintroduire ce pesticide interdit[84], expliquant que son but est de « ne rien lâcher »[85]. L'adoption de la loi d'urgence agricole prévoit que des décrets puissent autoriser, à titre exceptionnel et sous conditions, des dérogations à l’interdiction d’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant de l’acétamipride ou du flupyradifurone : pour les betteraves sucrières, pour une durée d’un an non renouvelable en cas d’« impasse technique avérée » ; et pour les cerises, pommes ou noisettes, pour une durée d’un an renouvelable deux fois[86],[87],[88]. Le passage de la loi met en lumière des dissensions au sein de la majorité présidentielle[87] et amène la ministre de l'environnement, Monique Barbut, à déposer sa démission, qui est finalement refusée[89],[90]. Le Conseil Constitutionnel valide la mise en place des dérogations au « motif d'intérêt général » malgré l'incidence de ces deux produits « sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux, ainsi que des conséquences sur la qualité de l'eau et des sols et induisent des risques pour la santé humaine »[91],[92]. Il considère cependant que l'Anses, dont l'avis est obligatoire pour obtenir une dérogation, doit pouvoir « limiter le champ d’application géographique de la dérogation », tout en indiquant que le délai de deux mois accordé à cet organisme sera sans doute insuffisant pour réaliser l'évaluation nécessaire[93],[92].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 fiche de l'EPA (Environmental Protection Agency - United States)
- ↑ Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
- ↑ Entrée « Acetamiprid » dans la base de données de produits chimiques GESTIS de la IFA (organisme allemand responsable de la sécurité et de la santé au travail) (allemand, anglais), accès le 16 janvier 2011 (JavaScript nécessaire).
- 1 2 Élodie Papin, « L’histoire éloquente de l’acétamipride », Epsiloon, no 52, (lire en ligne).
- ↑ (en) Tomio Yamada, Hidemitsu Takahashi et Renpei Hatano, « A Novel Insecticide, Acetamiprid », dans Nicotinoid Insecticides and the Nicotinic Acetylcholine Receptor, Springer Japan, , 149–176 p. (ISBN 978-4-431-68011-6, DOI 10.1007/978-4-431-67933-2_7, lire en ligne).
- ↑ « Décision relative à une demande d'autorisation de mise à disposition sur le marché d'un produit biocide N° AMM : FR-2022-0092 » [PDF], sur Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), .
- ↑ « L'acétamipride, un pesticide présent dans les colliers antipuces des chiens ? "Complément d'enquête" a remonté l'itinéraire d'une fake news ».
- ↑ « Loi Duplomb : études scientifiques, avis de l'Efsa, collier anti-puces... On a vérifié plusieurs déclarations sur l'acétamipride ».
- ↑ MAP/e-PHY, « Spécialité : SUPREME », sur e-phy.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Bodereau-Dubois, B. (2011). Récepteurs nicotiniques neuronaux d'insectes et insecticides : caractérisation de facteurs cellulaires impliqués dans la modulation de l'efficacité des néonicotinoïdes (Doctoral dissertation, Angers) (résumé).
- ↑ Rémy Ballot, Marion Desquilbet, Patrick Garnon et Xavier Reboud, « Évaluation mettant en balance les risques et les bénéfices relatifs à d'autres produits phytopharmaceutiques autorisés ou desméthodes non chimiques de prévention ou de lutte pour les usages autorisés en France des produits phytopharmaceutiques comportant des néonicotinoïdes et des éventuels risques associés. », HAL, Anses, no Saisine n° 2016-SA-0057, , p. 129 p. (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Stéphane Mandard, « Loi Duplomb : des « solutions alternatives efficaces et opérationnelles » à l’acétamipride existent depuis des années, selon l’Anses »
, Le Monde, (consulté le ). - ↑ Hervé Jactel, Benoît Barrès, Romain Bonafos et Nicolas Desneux, « Efficacité des traitements disponibles pour lutter contre les pucerons de la betterave », HAL, Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), no Saisine n° 2020-SA-0102, , p. 137 p. (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 « Rapport sur les alternatives existantes à l’usage d'insecticides néonicotinoïdes pour protéger les cultures »
, sur Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE), (consulté le ). - ↑ « Alternatives to neonicotinoids », Environment International, (lire en ligne).
- 1 2 3 4 5 6 7 Violaine Colmet Daâge, « Loi Duplomb : les alternatives à l’acétamipride existent »
, sur Reporterre, (consulté le ). - ↑ « Risques et bénéfices des produits phytopharmaceutiques à base de néonicotinoïdes et de leurs alternatives », sur Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES).
- ↑ « Des solutions alternatives aux néonicotinoïdes pour lutter contre la jaunisse dans les cultures de betteraves », sur Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES).
- 1 2 3 Damian Pietrzak, Jarosław Kania, Ewa Kmiecik et Grzegorz Malina, « Fate of selected neonicotinoid insecticides in soil–water systems: Current state of the art and knowledge gaps », Chemosphere, vol. 255, , p. 126981 (ISSN 0045-6535, DOI 10.1016/j.chemosphere.2020.126981, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Philippe Grandolas, Loi Dumplomb le débat confisqué, Paris, Éditions du Faubourg, , 168 p. (ISBN 9782487867550), p. 62.
- 1 2 3 (en) Jessica Potts, Davey L. Jones, Andrew Macdonald et Qingxu Ma, « Acetamiprid fate in a sandy loam with contrasting soil organic matter contents: A comparison of the degradation, sorption and leaching of commercial neonicotinoid formulations », Science of The Total Environment, vol. 842, , p. 156711 (DOI 10.1016/j.scitotenv.2022.156711, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ A.B. Abu-Duka, M.T. Mohammadali, N.A. Al-Ghazali et L.A. Kamel, « Estimating the Degradation of the Pesticides Acetamiprid and Thiamethoxam in the Agricultural Soil of the Cabbage Crop using HPLC Technique », Agricultural Science Digest - A Research Journal, no Of, (ISSN 0976-0547 et 0253-150X, DOI 10.18805/ag.DF-681, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Shilei Sun, Jiangsheng Zhou, Jihong Jiang et Yijun Dai, « Nitrile Hydratases: From Industrial Application to Acetamiprid and Thiacloprid Degradation », Journal of Agricultural and Food Chemistry, vol. 69, no 36, , p. 10440–10449 (ISSN 0021-8561 et 1520-5118, DOI 10.1021/acs.jafc.1c03496, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Ling Guo, Wen-Wan Fang, Lei-Lei Guo et Chuan-Fei Yao, « Biodegradation of the Neonicotinoid Insecticide Acetamiprid by Actinomycetes Streptomyces canus CGMCC 13662 and Characterization of the Novel Nitrile Hydratase Involved », Journal of Agricultural and Food Chemistry, vol. 67, no 21, , p. 5922–5931 (ISSN 0021-8561 et 1520-5118, DOI 10.1021/acs.jafc.8b06513, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Carolina Sayury Miyashiro et Safia Hamoudi, « Aqueous Acetamiprid Degradation Using Combined Ultrasonication and Photocatalysis Under Visible Light », Water, Air, & Soil Pollution, vol. 233, no 10, (ISSN 0049-6979 et 1573-2932, PMID 36168646, PMCID 9508044, DOI 10.1007/s11270-022-05867-4, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Laure Mamy, Stéphane Pesce, Wilfried Sanchez, Marcel Amichot, Joan Artigas, et al.. Impacts des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques. Rapport de l’expertise scientifique collective. [Rapport de recherche] INRAE; IFREMER. 2022, 1408 p. ⟨hal-03777257⟩ DOI 10.17180/0gp2-cd65.
- 1 2 « Bioremediation of acetamiprid in contaminated environments: Microbial resources, metabolic pathways and enzymatic mechanisms », Journal of Environmental Chemical Engineering, (lire en ligne).
- ↑ « Simultaneous determination of acetamiprid and 6-chloronicotinic acid in environmental samples by using ion chromatography hyphenated to online photoinduced fluorescence detector », Journal of Separation Science, (lire en ligne).
- ↑ « Toxicological approaches as tool to assess the effects of a mixture of photocatalytic degradation products originated from the unregulated neonicotinoid acetamiprid employing a terrestrial organism (Eisenia andrei) », Science of The Total Environment, (lire en ligne).
- ↑ J. C. Anderson, C. Dubetz et V. P. Palace, « Neonicotinoids in the Canadian aquatic environment: A literature review on current use products with a focus on fate, exposure, and biological effects », Science of The Total Environment, vol. 505, , p. 409–422 (ISSN 0048-9697, DOI 10.1016/j.scitotenv.2014.09.090, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Peer review of the pesticide risk assessment of the active substance acetamiprid », EFSA Journal, vol. 14, no 11, (ISSN 1831-4732 et 1831-4732, DOI 10.2903/j.efsa.2016.4610, lire en ligne [archive du ], consulté le ).
- ↑ Francisco Sánchez-Bayo et Kris A.G. Wyckhuys, « Worldwide decline of the entomofauna: A review of its drivers », Biological Conservation, vol. 232, , p. 8–27 (ISSN 0006-3207, DOI 10.1016/j.biocon.2019.01.020, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ S. Henrik Barmentlo, Maarten Schrama, Geert R. de Snoo et Peter M. van Bodegom, « Experimental evidence for neonicotinoid driven decline in aquatic emerging insects », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 118, no 44, (ISSN 0027-8424 et 1091-6490, DOI 10.1073/pnas.2105692118, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 (en) Donald Romaric Yehouenou Tessi, Pınar Arslan Yüce, Göktuğ Gül et Aylin Sepici Dinçel, « How acetamiprid induced toxicity on freshwater mussel: Biomarker and histopathological responses? », Pesticide Biochemistry and Physiology, vol. 209, , p. 106362 (DOI 10.1016/j.pestbp.2025.106362, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Motohiro Tomizawa, John E. Casida, (2003). « Selective Toxicity of Neonicotinoids Attributable to Specificity of Insect and Mammalian Nicotinic Receptors ». Annual Review of Entomology. 48 (1): 339–364. DOI 10.1146/annurev.ento.48.091801.112731.
- ↑ (en) Brunet, J.-L., Badiou, A. and Belzunces, L.P. (2005), In vivo metabolic fate of [14C]-acetamiprid in six biological compartments of the honeybee, Apis mellifera L. Pest. Manag. Sci., 61: 742-748. DOI 10.1002/ps.1046.
- 1 2 Wensu Han, Zheyuan Ye, Yifan Gu et Yihai Zhong, « Gut microbiota composition and gene expression changes induced in the Apis cerana exposed to acetamiprid and difenoconazole at environmentally realistic concentrations alone or combined », Frontiers in Physiology, vol. 14, (ISSN 1664-042X, PMID 37256066, PMCID 10226273, DOI 10.3389/fphys.2023.1174236, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Saranya Kizhakkilott Veedu, Gowthami Ayyasamy, Hema Tamilselvan et Mathan Ramesh, « Single and joint toxicity assessment of acetamiprid and thiamethoxam neonicotinoids pesticides on biochemical indices and antioxidant enzyme activities of a freshwater fish Catla catla », Comparative Biochemistry and Physiology Part C: Toxicology & Pharmacology, vol. 257, , p. 109336 (ISSN 1532-0456, DOI 10.1016/j.cbpc.2022.109336, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Han, W., Yang, Y., Gao, J. et al., Chronic toxicity and biochemical response of Apis cerana cerana (Hymenoptera: Apidae) exposed to acetamiprid and propiconazole alone or combined. Ecotoxicology 28, 399–411 (2019). DOI 10.1007/s10646-019-02030-4.
- ↑ (en) Jingliang Shi, Ruonan Zhang, Yalin Pei et Chunhua Liao, « Exposure to acetamiprid influences the development and survival ability of worker bees (Apis mellifera L.) from larvae to adults », Environmental Pollution, vol. 266, , p. 115345 (DOI 10.1016/j.envpol.2020.115345, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) Xinxin Shi, Jingliang Shi, Longtao Yu et Xiaobo Wu, « Metabolic profiling of Apis mellifera larvae treated with sublethal acetamiprid doses », Ecotoxicology and Environmental Safety, vol. 254, , p. 114716 (DOI 10.1016/j.ecoenv.2023.114716, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) Rafaela Tadei, Claudia Inês da Silva, Elaine C. Mathias da Silva et Osmar Malaspina, « Effects of the insecticide acetamiprid and the fungicide azoxystrobin on locomotion activity and mushroom bodies of solitary bee Centris analis », Chemosphere, vol. 364, , p. 143254 (ISSN 0045-6535, DOI 10.1016/j.chemosphere.2024.143254, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Christopher A. Mullin, Jing Chen, Julia D. Fine et Maryann T. Frazier, « The formulation makes the honey bee poison », Pesticide Biochemistry and Physiology, vol. 120, , p. 27–35 (DOI 10.1016/j.pestbp.2014.12.026, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Franca Vergalito, Bruno Testa, Autilia Cozzolino et Francesco Letizia, « Potential Application of Apilactobacillus kunkeei for Human Use: Evaluation of Probiotic and Functional Properties », Foods, vol. 9, no 11, , p. 1535 (ISSN 2304-8158, PMID 33113800, PMCID 7693146, DOI 10.3390/foods9111535, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Peng Liu, Jingheng Niu, Yejia Zhu et Zhuang Li, « Apilactobacillus kunkeei Alleviated Toxicity of Acetamiprid in Honeybee », Insects, vol. 13, no 12, , p. 1167 (ISSN 2075-4450, PMID 36555077, PMCID 9784809, DOI 10.3390/insects13121167, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) Yvan Capowiez, François Bastardie et Guy Costagliola, « Sublethal effects of imidacloprid on the burrowing behaviour of two earthworm species: Modifications of the 3D burrow systems in artificial cores and consequences on gas diffusion in soil », Soil Biology and Biochemistry, vol. 38, no 2, , p. 285–293 (DOI 10.1016/j.soilbio.2005.05.014, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) Michella Ligtelijn, S. Henrik Barmentlo et Cornelis A.M. van Gestel, « Field-realistic doses of the neonicotinoid acetamiprid impact natural soil arthropod community diversity and structure », Environmental Pollution, vol. 359, , p. 124568 (DOI 10.1016/j.envpol.2024.124568, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Yan Zhang, Jiameng Ren et Shenhang Cheng, « Acetamiprid-Induced Toxicity Thresholds and Population Sensitivity in Trichogramma dendrolimi: Implications for Pesticide Risk Assessment », Insects, vol. 16, no 7, , p. 698 (ISSN 2075-4450, DOI 10.3390/insects16070698, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 (en) Guixian Hu, Hao Wang, Jiahong Zhu et Liangliang Zhou, « Combined toxicity of acetamiprid and cadmium to larval zebrafish (Danio rerio) based on metabolomic analysis », Science of The Total Environment, vol. 867, , p. 161539 (DOI 10.1016/j.scitotenv.2023.161539, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) University of Hertfordshire, 2018. Pesticide Properties DataBase. "acetamiprid". (Archive)
- ↑ (zh-CN) 陈晓峰, 朱宇澄, 李明翰 et 郎玥明, « 啶虫脒对多能干细胞成神经分化的干扰作用 », 生态毒理学报, vol. 20, no 2, , p. 17–24 (ISSN 1673-5897, DOI 10.7524/AJE.1673-5897.20250228003, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Xue Ma, Huizhen Li, Jingjing Xiong et W. Tyler Mehler, « Developmental Toxicity of a Neonicotinoid Insecticide, Acetamiprid to Zebrafish Embryos », Journal of Agricultural and Food Chemistry, vol. 67, no 9, , p. 2429–2436 (ISSN 0021-8561 et 1520-5118, DOI 10.1021/acs.jafc.8b05373, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Berny’s G. Y. M. Zoumenou, Martin P. Aïna, Ibrahim Imorou Toko et Ahmed Igout, « Occurrence of Acetamiprid Residues in Water Reservoirs in the Cotton Basin of Northern Benin », Bulletin of Environmental Contamination and Toxicology, vol. 102, no 1, , p. 7–12 (ISSN 0007-4861 et 1432-0800, DOI 10.1007/s00128-018-2476-4, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Nicresse L. Guedegba, Ibrahim Imorou Toko, Prudencio T. Agbohessi et Berny’s Zoumenou, « Comparative acute toxicity of two phytosanitary molecules, lambda-cyhalothrin and acetamiprid, on Nile Tilapia ( Oreochromis Niloticus ) juveniles », Journal of Environmental Science and Health, Part B, vol. 54, no 7, , p. 580–589 (ISSN 0360-1234 et 1532-4109, DOI 10.1080/03601234.2019.1616986, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Mahugnon A. B. Houndji, Ibrahim Imorou Toko, Léa Guedegba et Edith Yacouto, « Joint toxicity of two phytosanitary molecules, lambda-cyhalothrin and acetamiprid, on African catfish ( Clarias gariepinus ) juveniles », Journal of Environmental Science and Health, Part B, vol. 55, no 7, , p. 669–676 (ISSN 0360-1234 et 1532-4109, DOI 10.1080/03601234.2020.1763712, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Implementing regulation - 2018/113 - EN - EUR-Lex », sur EUR-Lex (consulté le ).
- ↑ (en) Antonio Hernandez Jerez, « Statement on the active substance acetamiprid », EFSA Journal, vol. Volume 20, no Issue 1, .
- ↑ « Santé environnementale », sur Conseil national de l'Ordre des médecins (consulté le ).
- ↑ « "Sur le plan médical, le doute n'est pas raisonnable" : l'Ordre national des médecins s'engage contre la loi Duplomb », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ (en) Tomonori Imamura, Youichi Yanagawa, Kahoko Nishikawa, Naoto Matsumoto et Toshihisa Sakamoto (2010). « Two cases of acute poisoning with acetamiprid in humans », Clinical Toxicology, 48:8, 851-853. DOI 10.3109/15563650.2010.517207.
- 1 2 « L'acétamipride provoque-t-il des cancers ? "Complément d'enquête" fait le point sur un argument phare des opposants à la loi Duplomb ».
- ↑ Yagmur Emre Arican, Ecem Fatma Karaman et Sibel Ozden, « The subcronic effects of acetamipride on the global DNA methylation levels in Sprague-Dawley rat brain and liver », Istanbul Journal of Pharmacy, vol. 49, no 3, (ISSN 2548-0731 et 2587-2087, DOI 10.26650/istanbuljpharm.2019.19058, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Samah S. Arafa, Heba A. Elnoury, Sahar Badr El-Din et Shimaa Abdel Sattar, « Acetamiprid elicits oxidative stress, pro-inflammatory response, and cellular proliferation in human bronchial epithelial cells in vitro and in silico: alleviative implications of the mixture of heat-killed Lactobacillus strains », Environmental Sciences Europe, vol. 36, no 1, (ISSN 2190-4715, DOI 10.1186/s12302-024-00998-3, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Eatemad A. Awadalla, Yahia A. Amin, Rana A. Ali et Samia A. Gbr, « Co-treatment of β-carotene with acetamiprid provides protection against acetamiprid induced hepatic and renal toxicity via modulation of the antioxidant system », BMC Pharmacology and Toxicology, vol. 26, no 1, (ISSN 2050-6511, PMCID 12186331, DOI 10.1186/s40360-025-00953-9, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Potential pathways of pesticide action on erectile function – A contributory factor in male infertility », Asian Pacific Journal of Reproduction, vol. 4, no 4, , p. 322–330 (ISSN 2305-0500, DOI 10.1016/j.apjr.2015.07.012, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) Anri Hirai, Ryo Yamazaki, Atsushi Kobayashi et Takashi Kimura, « Detection of Changes in Monoamine Neurotransmitters by the Neonicotinoid Pesticide Imidacloprid Using Mass Spectrometry », Toxics, vol. 10, no 11, , p. 696 (ISSN 2305-6304, DOI 10.3390/toxics10110696, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) Anri Hirai, Chitoku Toda, Yared Beyene Yohannes et Nimako Collins, « Role of brain monoamines in acetamiprid-induced anxiety-like behavior », Toxicology, vol. 505, , p. 153839 (DOI 10.1016/j.tox.2024.153839, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Tetsushi Hirano, Shogo Yanai, Tadashi Takada et Naoki Yoneda, « NOAEL-dose of a neonicotinoid pesticide, clothianidin, acutely induce anxiety-related behavior with human-audible vocalizations in male mice in a novel environment », Toxicology Letters, vol. 282, , p. 57–63 (DOI 10.1016/j.toxlet.2017.10.010, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Christine Li Mei Lee, Claire J. Brabander, Yoko Nomura et Yasunari Kanda, « Embryonic exposure to acetamiprid insecticide induces CD68-positive microglia and Purkinje cell arrangement abnormalities in the cerebellum of neonatal rats », Toxicology and Applied Pharmacology, vol. 495, , p. 117215 (ISSN 1096-0333, PMID 39719252, DOI 10.1016/j.taap.2024.117215, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Qingqing Liang, Haiyan Li, Lihong Zhou et Changhui Mu, « Prenatal Exposure to Neonicotinoid Insecticides and Neurological and Cognitive Development in Preschool Children: Evidence from a Birth Cohort in Guangxi, China », Toxics, vol. 14, no 5, , p. 445 (ISSN 2305-6304, PMID 42198571, PMCID 13211703, DOI 10.3390/toxics14050445, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Lang Chen, Qingping Yan, Jinzhen Zhang et Shankui Yuan, « Joint Toxicity of Acetamiprid and Co-Applied Pesticide Adjuvants on Honeybees under Semifield and Laboratory Conditions », Environmental Toxicology and Chemistry, vol. 38, no 9, , p. 1940–1946 (ISSN 0730-7268 et 1552-8618, DOI 10.1002/etc.4515, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Massioudou Koto Yérima Gounou Boukari, Innocent Djègbè, Ghislain T. Tepa-Yotto et Donald Hessou-Djossou, « Cross-Resistance to Pyrethroids and Neonicotinoids in Malaria Vectors from Vegetable Farms in the Northern Benin », Tropical Medicine and Infectious Disease, vol. 9, no 12, , p. 305 (ISSN 2414-6366, DOI 10.3390/tropicalmed9120305, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 Stéphane Foucart et Mathilde Gérard, « Pesticides néonicotinoïdes : l’Assemblée fait un pas vers un retour sur certaines cultures », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ (en) EFSA Panel on Plant Protection Products and their Residues (PPR), Antonio Hernandez Jerez, Paulien Adriaanse et Philippe Berny, « Statement on the active substance acetamiprid », EFSA Journal, vol. 20, no 1, , e07031 (ISSN 1831-4732, PMID 35106090, PMCID 8784984, DOI 10.2903/j.efsa.2022.7031, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Statement on the toxicological properties and maximum residue levels of acetamiprid and its metabolites | EFSA », sur efsa.europa.eu, (consulté le ).
- ↑ « Loi Duplomb : l'acétamipride, l'insectide au coeur du débat, est-il dangereux pour la santé humaine? », sur BFM TV, (consulté le ).
- ↑ (en) « Modification of the existing maximum residue level for acetamiprid in honey | EFSA », sur efsa.europa.eu, (consulté le ).
- ↑ « Acétamipride : comment la Belgique autorise définitivement l’insecticide sur betterave et pomme de terre », sur Réussir, (consulté le ).
- ↑ LOI no 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, article 125.
- ↑ Légifrance, Arrêté du 7 mai 2019 portant dérogation à l'interdiction d'utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives de la famille des néonicotinoïdes et des semences traitées avec ces produits mentionnée à l'article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime.
- ↑ AFP, « Le Parlement adopte définitivement la controversée loi Duplomb sur l’agriculture », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Maëlle Le Dru, « Désinfox. Loi Duplomb : n'existe-t-il aucune alternative à l’acétamipride, comme l'affirme Aurore Bergé ? »
, Le Dauphiné Libéré, (consulté le ). - ↑ « Censure partielle de la loi Duplomb : trois questions qui se posent après la décision du Conseil constitutionnel », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « Le sénateur Laurent Duplomb dépose un nouveau texte pour réintroduire des pesticides interdits », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Julia Méreau, « « Mon but, c’est de ne rien lâcher » : Laurent Duplomb va déposer une nouvelle proposition de loi pour l’acétamipride », La Voix du Nord, (consulté le ).
- ↑ « Loi d’urgence agricole : le Sénat approuve la réintroduction encadrée de deux insecticides interdits, dont l’acétamipride », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 « Loi d’urgence agricole : l’Assemblée nationale adopte le texte incluant la réintroduction dérogatoire de pesticides », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Le Sénat a définitivement adopté le projet de loi d’urgence agricole, avec son volet controversé sur les pesticides », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « La ministre Monique Barbut présente sa démission en plein désaccord sur la loi agricole », Le HuffPost, (consulté le ).
- ↑ « Finalement, la ministre Monique Barbut décide de rester au gouvernement après avoir vu Emmanuel Macron | LCP - Assemblée nationale », sur La Chaîne parlementaire (consulté le ).
- ↑ Éric De La Chesnais, « Insecticides : le Conseil constitutionnel valide le recours à l'acétamipride pour les agriculteurs », Le Figaro, (consulté le ).
- 1 2 Conseil constitutionnel, « Décision n° 2026-914 DC du 14 août 2026 ».
- ↑ « Le Conseil constitutionnel valide la loi d’urgence agricole, dont le retour de l’acétamipride », sur Reporterre, (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) Asma Verdian, « Apta-nanosensors for detection and quantitative determination of acetamiprid – A pesticide residue in food and environment », Talanta, vol. 176, , p. 456-464 (DOI 10.1016/j.talanta.2017.08.070, lire en ligne, consulté le ).
- Données technico-économiques sur les substances chimiques en France : Néocotinoides par INERIS
- Avis relatif « aux risques que présentent les insecticides à base de substances de la famille des néonicotinoïdes pour les abeilles et les autres pollinisateurs dans le cadre des usages autorisés de produits phytopharmaceutiques » par ANSES
- Acetamiprid - An overview sur ScienceDirect