Adelaide Coari
Adelaide Coari (Milan, 4 novembre 1881 – Rovegno, 16 février 1966) est une enseignante, syndicaliste et militante sociale catholique italienne.
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Biographie
modifierEnfance et éducation
modifierAdelaide Coari naît à Milan dans une famille très catholique ; son père, Carlo, est négociant en bois et sa mère s'appelle Anna Isola. Toute sa vie, l'aspect religieux prend beaucoup de place dans tous ses choix politiques et pédagogiques[1].
Féminisme
modifierEn 1901, deux ans après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires, elle devient enseignante. Elle cumule deux rôles : institutrice à l'école publique rurale de Cascina et secrétaire de rédaction du journal L'Azione muliebre, un magazine mensuel de la Lega Cattolica Femminile[1]. L'Azione muliebre est considéré comme le premier organe de presse du féminisme catholique milanais naissant. Il lutte pour la protection des jeunes femmes, des travailleuses et des émigrées, y compris dans la lutte contre la traite des femmes blanches, mais qui ne souhaite pas modifier les lois régissant les rapports entre les sexes[1]. Le journal soutient le Comité italien pour la protection des jeunes filles, fondé en juin 1902 à Milan[1].
Fin 1902, elle fonde le fascio démocratique milanais, un groupe féministe chrétien, aux côtés d'Adele Colombo, d'Angiolina Dotti et de Pierina Corbetta. Le groupe a une cinquantaine de membres à ses débuts, la plupart d'entre elles étudiantes ou jeunes institutrices. Il ne parvient jamais à exprimer un programme de revendications complet ; ses membres insistent sur l'importance de l'éducation, de la culture, et de plus de droits civiques pour les femmes, mais ne parviennent pas à un accord sur les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre, en dehors de la création d'une organisation de femmes catholiques[1]. Adelaide Coari participe également de façon ponctuelle au magazine féministe La Donna, hebdomadaire de formation et de propagande du fascio[1].
En novembre 1903, Adelaide Coari participe au congrès de Bologne de l'Opera dei Congressi, où est décidée la création d'une branche féminine dont elle écrit les statuts[1]. Il s'agit du Gruppo di Donne Democratiche Cristiane (« Groupe des femmes démocrates chrétiennes »), inspiré par la pensée de Romolo Murri[2].
En 1904, Adelaide Coari cesse de collaborer avec L'Azione muliebre, critiquée par le nouvel assistant ecclésiastique de la publication de la revue, don Mariani, qui la juge trop extrémiste en raison de sa participation au Fascio démocratique[1]. En novembre, le Fascio la nomme directrice de rédaction du nouveau bi-hebdomadaire féminin Pensiero e Azione, qui promeut la syndicalisation des femmes ouvrières et leur éducation[1].
En 1907, Adelaide Coari présente le « programme féministe minimal » au congrès milanais des femmes du mouvement démocrate-chrétien, dans lequel elle demande le droit de vote administratif pour les femmes[2]. Elle participe aussi à la Federazione delle Donne (« Fédération des femmes ») de Milan. En 1908, les autorités religieuses font interdire Pensiero e Azione, qu'elles considèrent comme trop moderniste, et Adelaide Coari abandonne le syndicalisme pour se consacrer à l'enseignement et aux œuvres caritatives[3].
Enseignement et œuvres caritatives
modifierEn 1909, elle commence à réfléchir à l'enseignement « sans méthode », qu'elle essaie de systématiser. Elle considérait comme essentiel d'enseigner sans programme scolaire établi, partant des expériences de l'enfant tout en s'efforçant d'être à l'écoute de ses intérêts. Selon sa « méthode naturelle », l’éducateur agit avant tout par inspiration divine et ne doit donc pas se placer en expert mais plutôt en guide moral[1].
Notes et références
modifier- (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Adelaide Coari » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 (it) « COARI, Adelaide », sur Dizionario Biografico degli Italiani
- 1 2 (it) Rossi-Doria, Diventare cittadine: il voto delle donne in Italia, Taylor & Francis, (ISBN 978-88-09-20908-4, lire en ligne)
- ↑ Giovanna Farrell-Vinay, Biographical Dictionary of European Labor Leaders, Greenwood Publishing Group, (ISBN 978-0-313-26456-6, lire en ligne), p. 209