Adieu Philippine

film de Jacques Rozier, sorti en 1962

Adieu Philippine est un film français réalisé par Jacques Rozier et sorti en 1962.

Adieu Philippine
Réalisation Jacques Rozier
Scénario Jacques Rozier
Michèle O'Glor
Acteurs principaux Jean-Claude Aimini
Yveline Céry
Stefania Sabatini
Pays de production Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 106 minutes
Sortie 1962

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Synopsis

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Paris, été 1960. Michel doit bientôt partir en Algérie française, pour faire son service militaire en tant qu'appelé, alors que la guerre d'Algérie s'y déroule. En attendant, il est machiniste à la télévision et fait la connaissance de Liliane et Juliette, deux amies inséparables comme des amandes « philippines ». Michel songe à ses derniers jours de liberté, quitte son travail et part en vacances sur les routes de Corse où les deux filles décident de le rejoindre.

Fiche technique

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Distribution

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  • Jean-Claude Aimini : Michel Lambert
  • Daniel Descamps : Daniel, ami et collègue de Michel
  • Stefania Sabatini : Juliette, sa meilleure copine
  • Yveline Céry : Liliane
  • Vittorio Caprioli : Pachala, le réalisateur véreux
  • Davide Tonelli : Horatio
  • Annie Markhan : Juliette (voix)
  • André Tarroux : Régnier de l'Isle
  • Christian Longuet : Christian
  • Michel Soyet : André
  • Arlette Gilbert : Madame Lambert, la mère de Michel
  • Maurice Garrel : Monsieur Lambert, le père de Michel
  • Jeanne Pérez : la voisine (lors du déjeuner chez les Lambert)
  • Charles Lavialle : le voisin (lors du déjeuner chez les Lambert)
  • Patricia Andrieux
  • Edmond Ardisson : le chef d'émission
  • Olivia Cletienne
  • Albert Benamou
  • Chouquette Deschamps : la mère de Liliane
  • Pietro Cortini
  • Mitzi Hahn et Nadine Staquet : les starlettes du roman-photo
  • Alain Douchin
  • Reine Marvanne
  • Pierre Frag : Dédé, ami de Michel, de retour d'Algérie
  • Michèle Padovani et Marianne Padovani : les filles prises en voiture
  • Charles Lucciardi
  • Jean Lucchetti
  • Lulu : le pêcheur corse
  • José Pantieri
  • Marco Perrin : le propriétaire du magasin
  • Maxime Saury : lui-même, dans Jazz Memories
  • Dominique Tozza
  • Christiane Legrand, Rudo Cardi, Maguy Zanni et Les Fils du Ciel : les solistes chanteurs corses

Musique

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Durant la partie se déroulant en Corse, Jacques Rozier choisit également de la musique corse. Il explique notamment sur l'une d'elle : « J'avais au moment de l'écriture du scénario prévu que la musique finale serait un thème musical Corse intitulé U Liu di Roccapina (le lion de Roccapina), qui est le nom d'un rocher légendaire vers Sartène. C'est aussi le nom d'un chant ancien évoquant le départ au régiment. Je l'avais entendu à Ajaccio au son des guitares, dans une petite boîte qui avait vu autrefois Tino Rossi faire ses débuts. Le jour du tournage en arrivant au port de Calvi pour filmer le départ du Cyrnos j'entends, curieux hasard, le lion de Roccapina ».

Le départ de Calvi est une métaphore du départ pour l'Algérie. La censure interdisait alors de montrer un bateau d'appelés partant pour l'Algérie. Rozier demandera à faire passer en boucle jusqu'au départ du bateau. Le film est tourné en muet, le son enregistré en "son sol" devra être re-synchronisé au montage puis repris de façon orchestrale lorsque le Cyrnos s'en va et prend son cap vers le large. Mais, pour Rozier quand les deux filles courent ça ne fonctionne plus : le tempo visuel des deux filles qui courent ne correspond plus au tempo de la musique. Sur les suggestions d'une chanteuse Corse présente au montage et engagée pour la chanson "il monta la fronta", il utilise un couplet de celle-ci, chanté en mineur et en récitatif[1].

Accueil critique

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Jean de Baroncelli estime dans Le Monde que « c'est un film débordant de tendresse et de sensibilité, assez triste sous ses airs joyeux, plutôt mal fichu et se moquant de l'être, bref, un film à l'image de la jeunesse qu'il veut peindre »[2].

Pour Jacques Morice (Télérama), Adieu Philippine est « un petit miracle de grâce et de légèreté » et « un des meilleurs films de la Nouvelle Vague »[3].

Pour Jean-Luc Godard, l'un des mythes de la Nouvelle Vague déclare en 1962 : « Quiconque n'aura pas vu Yveline Cery danser un cha-cha-cha les yeux dans la caméra, ne pourra plus se permettre de parler de cinéma sur La Croisette »[4]

Prix obtenus

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Notes et références

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Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Nicole Zand, « Dans Adieu Philippine, j’ai raconté l’histoire d’un petit Français à moustaches », entretien avec Jacques Rozier, Le Monde du .
  • L'Avant-scène du cinéma consacre son numéro 31 à Adieu Philippine en novembre 1963 en publiant le découpage après montage et des dialogues d'Adieu Philippine. Jean Collet y signe le texte d'ouverture intitulé Entre le badinage et le chagrin, naviguant sans cesse entre l'insouciance yéyé des flirts estivaux et la gravité en toile de fond du départ imminent du héros pour la guerre d'Algérie. Le monde d'avant la cassure...d'avant le mal.
  • Claude Miller, « Adieu Philippine », Téléciné no 113-114, Fédération des Loisirs et Culture cinématographique (FLECC), Paris, - (ISSN 0049-3287).
  • (en) Dolores Burdick, « Adieu Philippine », The French Review, vol. 52, no 5,‎ (lire en ligne).
  • Christian Metz, « L'analyse syntagmatique de la bande-images. 1. Tableau des "segments autonomes" du film Adieu Philippine, de Jacques Rozier. 2. Étude syntagmatique du film Adieu Philippine, de Jacques Rozier » (1968 ; 2e éd., 1971), in Essais sur la signification au cinéma. Tomes I et II, Paris, Klincksieck, 2013, p. 143-173.

Liens externes

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