L'affaire de Villiers, aussi appelée affaire Laurent de Villiers ou affaire des frères de Villiers, est une affaire judiciaire française. En 2006, Laurent de Villiers accuse son frère aîné Guillaume de viols incestueux, chaque week-end entre 1993 et 1997, au domicile familial des Herbiers (Vendée). L'affaire est très médiatisé en raison de la notoriété de leur père Philippe de Villiers, fondateur du parc du Puy du Fou et homme politique. Un non-lieu définitif en faveur de Guillaume de Villiers est prononcé en .

Affaire de Villiers
Fait reproché Viol, inceste
Chefs d'accusation Viols aggravés sur mineur de moins de quinze ans
Agressions sexuelles autres que le viol
Auteurs 1, Guillaume de Villiers (mis en cause)
Pays France
Ville Les Herbiers
Lieu Domicile parental
Date entre 1993 et 1997
Nombre de victimes 1, Laurent de Villiers
Jugement
Statut Affaire jugée
Tribunal Cour d'appel de Versailles
Cour d’appel de Lyon
Cour de cassation
Date du jugement 11 mars 2014

Contexte

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Famille de Villiers

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En 1973, Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, dit Philippe de Villiers, épouse Dominique de Buor de Villeneuve. Sept enfants naissent de cette relation, dont Caroline (1976), Guillaume (1977), Nicolas (1979) et Laurent (1984)[1].

Profil du plaignant

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Laurent Le Jolis de Villiers de Saintignon, dit Laurent de Villiers, né le , est le fils benjamin de Philippe de Villiers et de Dominique de Buor de Villeneuve. Négociant en vin, il rencontre sa compagne Renee durant une mission avec des franciscains du Bronx[2]. Le couple se marie 2007 au Nebraska et s'y installe[3] Le couple a trois fille en 2014, la première étant née en 2008[2],[4]. En 2014, le couple ouvre le restaurant The Normandy à Lincoln, capitale de l'État[4], puis L's Kitchen en 2022. Il se fait appeler Lawrence De Villiers[2],[5],[6].

Laurent de Villiers décrit une famille aristocratique royaliste et catholique intégriste, où les tabous sont importants. La sexualité est considérée comme « sale et péché ». L'ambiance familiale est, selon lui, dominée par la peur du « patriarche » et l'importance de préserver le nom familial. Son épouse est décrite comme faisant régner la terreur, lui valant le surnom de « Folcoche » de la part des enfants. Il dit être le préféré sa mère, affirmant devenir son confident et connaître plusieurs secrets de famille. Il déclare avoir été victime de violences physiques de la part de ses frères aînés, Guillaume et Nicolas, pour cette raison[7],[8].

En , Laurent de Villiers fait la promotion de son livre Tais-toi et pardonne ! aux éditions Flammarion, dans lequel il donne sa version des faits et de l'affaire[9]. L'ouvrage avait été annulé au dernier moment en 2006, avant de lancer la procédure[10].

Profil de l'accusé

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Procès

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Laurent de Villiers dépose plainte à la brigade de protection des mineurs de Paris en , ouvrant une enquête judiciaire. Philippe de Villiers qualifie l'arrestation de son fils aîné de « machination politique », afin de le mettre en difficulté avant l'élection présidentielle française de 2007[11],[12]. Présenté comme « fragile psychologiquement » et « mythomane » par sa famille, Laurent retire sa plainte en sans rétracter ses accusations[13], avant de relancer la procédure en . Anne de Kervenoaël, une parente, est présentée comme le seul soutien familial de Laurent de Villiers, qui dit avoir été victime de pressions[10],[14],[15].

En , le juge d'instruction de Versailles ordonne le renvoi devant la cour d'assises de Guillaume de Villiers. Celui-ci continue de nier les accusations et conteste le jugement. La cour d'appel de Versailles prononce un non-lieu en décembre suivant[16],[17],[18]. La Cour de cassation annule la décision et renvoie l'affaire devant la cour d'appel de Lyon en [3]. Celle-ci prononce un second non-lieu en . En , la Cour de cassation rejette le pourvoi de Laurent et le non-lieu est définitif[19].

Références

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  1. ↑ de Villiers 2011, p. 10.
  2. 1 2 3 (en-US) Asha Timperley, « Lawrence De Villiers », sur StoryHook, (consulté le )
  3. 1 2 Pascale Robert-Diard, « La Cour de cassation rouvre la voie à un procès pour viol de Guillaume de Villiers », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 « Duel des frères Villiers : le dernier round ? », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  5. ↑ (en) Hannah Eads, « The Normandy brings artisan French cuisine to downtown Lincoln », sur The Daily Nebraskan, (consulté le )
  6. ↑ (en) Jeff Korbelik, « Dining Out: L's Kitch owner resurrects a familial Lincoln location », Lincoln Journal Star,‎ (lire en ligne)
  7. ↑ « Laurent de Villiers seul face à son clan », sur Elle, (consulté le )
  8. ↑ La Rédaction, « Laurent de Villiers : «la sexualité, c’était sale et péché» », sur VSD, (consulté le )
  9. ↑ « L'avocat de Guillaume dénonce la campagne médiatique de Laurent », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  10. 1 2 « Rebondissement dans l'affaire qui oppose les frères de Villiers », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  11. ↑ Gérard Davet, « Philippe de Villiers qualifie de "machination politique" la mise en examen d'un de ses fils », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  12. ↑ « Villiers dénonce une « machination » après la mise en examen de son fils », sur Le Figaro, (consulté le )
  13. ↑ Geoffroy Tomasovitch et Julien Dumond, « Rebondissement dans l'affaire des fils de Villiers », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  14. ↑ « Le fils Villiers réactive sa plainte pour viol », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
  15. ↑ « Fils de Villiers: une cousine satisfaite », sur Le Figaro, (consulté le )
  16. ↑ « Accusé de viols, le fils de Villiers échappe aux assises », sur Le Figaro, (consulté le )
  17. ↑ « Guillaume de Villiers obtient un non-lieu », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  18. ↑ « M. de Villiers : la cour d'appel estime les accusations "trop équivoques" », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  19. ↑ « La Cour de cassation met fin à l'affaire des enfants de Villiers », Le Parisien,‎ (lire en ligne)

Annexes

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