Agathon Rwasa

personnalité politique burundaise

Agathon Rwasa, né le dans la province de Ngozi, est un homme politique burundais.

Agathon Rwasa
Fonctions
Président du Congrès national pour la liberté
Successeur Nestor Girukwishaka
Vice-président de l'Assemblée nationale du Burundi
–
(11 ans et 3 mois)
Biographie
Nom de naissance Agathon Rwasa
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Province de Ngozi, Burundi
Nationalité Burundaise
Parti politique Forces nationales de libération, Congrès national pour la liberté
Diplômé de Université du Burundi
Profession Personnalité politique

Ancien chef des Forces nationales de libération pendant la guerre civile burundaise, il devient ensuite l'une des principales figures de l'opposition burundaise. Il arrive deuxième à l'élection présidentielle burundaise de 2020.

Biographie

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Origines et formation

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Agathon Rwasa naît le dans la province de Ngozi, au nord du Burundi. Issu d'une famille hutu de quatorze enfants, il est le septième enfant de la fratrie. Il effectue ses études primaires et secondaires dans sa province natale. À l'âge de vingt ans, il prend la tête d'une association de jeunes intellectuels. Il est diplômé de l'université du Burundi[1].

Guerre civile et Forces nationales de libération

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Pendant la guerre civile burundaise, Agathon Rwasa rejoint les Forces nationales de libération (FNL), dont il devient l'un des responsables, puis le chef. Après environ vingt ans passés dans la clandestinité et la lutte armée, il rentre au Burundi en 2008[1].

En , les FNL signent un accord de paix avec le gouvernement burundais.

En , Agathon Rwasa entre dans la clandestinité, affirmant craindre une arrestation après les élections locales. Le procureur général du Burundi déclare alors qu'aucun mandat d'arrêt ne vise Rwasa. Il réapparaît en , après environ trois ans de disparition[2].

En , une plainte est déposée au Burundi contre Agathon Rwasa et Pasteur Habimana, son ancien porte-parole, pour le massacre de plus de 160 Tutsis dans le camp de réfugiés de Gatumba, en [2].

Opposition politique

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En , Agathon Rwasa est élu vice-président de l'Assemblée nationale du Burundi[3]. L'entrée de certains de ses partisans au gouvernement et à l'Assemblée nationale suscite cependant des interrogations sur sa stratégie politique et sur son positionnement vis-à-vis du pouvoir[4].

Il est candidat à l'élection présidentielle burundaise de 2020, organisée le . Il arrive en deuxième position avec 24,2 % des voix, derrière Évariste Ndayishimiye, candidat du CNDD-FDD, crédité de 68,7 % des suffrages[5].

Rwasa et le Congrès national pour la liberté dénoncent des fraudes, des violences et des arrestations visant leurs militants. Le scrutin se déroule sans observateurs internationaux et sans publication de la liste électorale ; Agathon Rwasa parle d'une « mascarade électorale »[6]. Les recours déposés par Rwasa et le CNL devant la Cour constitutionnelle sont rejetés, et Évariste Ndayishimiye est proclamé président[7].

Crise au sein du CNL

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En , le Congrès national pour la liberté est suspendu de toute activité par le ministère burundais de l'Intérieur, qui évoque des « irrégularités » lors de ses deux derniers congrès[8],[9].

En , des membres du CNL opposés à Agathon Rwasa organisent un congrès extraordinaire et le remplacent à la présidence du parti par Nestor Girukwishaka, présenté comme proche du pouvoir. Rwasa conteste la légalité de ce congrès, qu'il considère contraire aux statuts du parti[10]. Les autorités burundaises reconnaissent ensuite Nestor Girukwishaka comme dirigeant officiel du CNL[11].

Après la perte du contrôle du CNL, Agathon Rwasa et plusieurs de ses proches rejoignent une coalition d'opposition nommée « Un Burundi pour tous ». En , une nouvelle loi interdit à toute personne ayant dirigé un parti politique et quitté celui-ci pour un nouveau parti de se présenter aux élections législatives pendant deux ans. Cette loi est décrite par plusieurs médias comme visant directement Agathon Rwasa. Sa candidature aux élections législatives burundaises de 2025, ainsi que celles de ses proches Euphrasie Mutenzinka et Anatole Karorero, est rejetée par la Commission électorale nationale indépendante à la fin du mois de décembre 2024[12],[13].

Notes et références

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  1. 1 2 « Désormais « honorable » Agathon Rwasa », Iwacu,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 « Burundi : plainte contre l'ex-rebelle Rwasa pour le massacre de Gatumba », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  3. ↑ « Burundi : un opposant élu à l'Assemblée », sur Le Figaro, (consulté le )
  4. ↑ « Burundi : la stratégie d'Agathon Rwasa va-t-elle payer ? », RFI Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ « Évariste Ndayishimiye élu président du Burundi (officiel) », RFI,
  6. ↑ Jean-Philippe Rémy, « Au Burundi, Pierre Nkurunziza n'est plus président mais « guide suprême du patriotisme » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. ↑ « Burundi : Évariste Ndayishimiye proclamé président par la Cour constitutionnelle », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  8. ↑ « Au Burundi, le parti d'Agathon Rwasa suspendu », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  9. ↑ « Burundi : Agathon Rwasa s'offusque de la suspension des activités du CNL, son parti », RFI,
  10. ↑ Albane Thirouard, « Burundi : depuis Nairobi, l'opposant Agathon Rwasa dénonce la situation au sein du CNL », RFI,
  11. ↑ « Burundi : le pouvoir ne reconnaît plus Agathon Rwasa comme chef du principal parti d'opposition », RFI,
  12. ↑ « Burundi : le principal opposant Agathon Rwasa écarté de la course aux législatives », RFI,
  13. ↑ « Au Burundi, le principal opposant, Agathon Rwasa, écarté de la course aux législatives », Le Monde et AFP,