Agnès Ndirubusa
Agnès Ndirubusa est une journaliste, correspondante de guerre et analyste politique burundaise.
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Ancienne rédactrice en chef du journal indépendant Iwacu, elle est connue pour avoir été arrêtée et emprisonnée en 2019 avec trois collègues, alors qu'elle couvrait des affrontements armés dans le nord-ouest du Burundi. Condamnée à deux ans et demi de prison, elle est libérée avant de s'exiler en Belgique.
Biographie
modifierJournalisme à Iwacu
modifierAgnès Ndirubusa travaille comme analyste politique et rédactrice en chef pour le journal indépendant Iwacu[1],[2]. Ce journal est l'un des derniers organes de presse indépendants actifs au Burundi après la crise politique de 2015[1],[3].
En 2016, son collègue Jean Bigirimana disparaît sans laisser de traces. Le journal Iwacu mène ensuite une campagne pour tenter d'éclaircir les circonstances de sa disparition, sans obtenir d'éléments décisifs[1],[2].
Arrestation et emprisonnement
modifierLe , Agnès Ndirubusa est arrêtée avec ses collègues Christine Kamikazi, Egide Harerimana et Térence Mpozenzi, ainsi qu'avec leur chauffeur Adolphe Masabarakiza[3],[4].
L'équipe se rend alors dans le parc national de Kibira, où des affrontements opposent l'armée burundaise à des groupes armés venus de République démocratique du Congo[3],[5],[6]. La police et des jeunes encerclent leur véhicule, puis les transfèrent au commissariat local[7]. Selon Le Monde, Christine Kamikazi est giflée par un policier au moment de l'arrestation[8].
Agnès Ndirubusa est arrêtée alors que les autorités ont été informées des déplacements de l'équipe de journalistes[1]. Elle est d'abord détenue sans chef d'accusation précis[9], puis accusée de « complot contre la sûreté de l'État »[10].
Le procureur requiert une peine de quinze ans de prison contre les journalistes[11],[12]. En , le tribunal la condamne, avec ses collègues, à deux ans et demi de prison[3],[13]. Leur appel est rejeté[3].
Cette condamnation est critiquée par plusieurs organisations internationales et médias, dont le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, Le Monde, Deutsche Welle, Amnesty International et Human Rights Watch[14],[3],[2],[1],[5].
Exil
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 « Burundi : journaliste au Burundi : un métier à très haut risque », sur Amnesty International Belgique, (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Burundi: 'horrific times' for critical press », sur Deutsche Welle, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 « Burundi : déjà un an de prison pour quatre journalistes », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Burundi : RSF demande la libération de quatre journalistes arrêtés en plein reportage », sur Reporters sans frontières, (consulté le )
- 1 2 (en) « Burundi: Journalists, Driver Detained on Reporting Trip », sur Human Rights Watch, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Musigati, the price of information », sur Iwacu English News (consulté le )
- ↑ (en-US) « Burundi police arrest Iwacu journalists covering unrest », sur Committee to Protect Journalists, (consulté le )
- ↑ « Au Burundi, quatre journalistes d'un journal indépendant incarcérés depuis un mois », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) IPI-Admin, « Burundi holds four journalists without charges », sur International Press Institute, (consulté le )
- ↑ (en-GB) Katharine Houreld, « Four Burundian journalists charged with undermining state security », Reuters, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) « Burundi prosecutor seeks 15-year prison term for Iwacu journalists », sur Committee to Protect Journalists, (consulté le )
- ↑ (en) « Burundi Seeks 15-Year Jail Term for Journalists », sur Voice of America, (consulté le )
- ↑ (en) « Burundi Court Sentences 4 Private Journalists to Prison », sur Voice of America, (consulté le )
- ↑ « Burundi : des experts de l'ONU dénoncent la condamnation de quatre journalistes à l'approche des élections », sur Nations Unies Maintien de la paix (consulté le )
