Ahmed al-Dalati

commandant militaire et homme politique syrien

Ahmed Haitham al-Dalati (en arabe : أحمد هيثم الدالاتي), de son nom de guerre Abou Muhammad al-Chami (en arabe : أبو محمد الشامي), né en 1985, est un commandant militaire et homme politique syrien.

Ahmed al-Dalati
أحمد هيثم الدالاتي
Illustration.
Fonctions
Gouverneur de Qouneitra
En fonction depuis le
(1 an, 6 mois et 13 jours)
Président Ahmed al-Charaa
Premier ministre Mohammed al-Bachir
Prédécesseur Tony Aziz Hanna
Commandant des Forces de sécurité intérieure de Soueïda
En fonction depuis le
(1 an, 3 mois et 27 jours)
Président Ahmed al-Charaa
Premier ministre Mohammed al-Bachir
Biographie
Surnom Abou Muhammad al-Chami
Date de naissance
Lieu de naissance Kfeir al-Zayt (gouvernorat de Rif Dimachq, Syrie)
Nationalité Syrienne
Diplômé de Institut technique d'informatique de Damas

Ahmed al-Dalati
Origine Syrien
Allégeance Jaych al-Islam (jusqu'en 2015)
Ahrar al-Cham (2015-2025)
République arabe syrienne (depuis 2024)
Grade général de brigade
Conflits Guerre civile syrienne

Après avoir occupé le poste de commandant en chef adjoint d'Ahrar al-Cham, il est nommé à la tête du gouvernorat de Qouneitra par le gouvernement de transition syrien le , après la chute du régime d'Assad. Le , il devient commandant des Forces de sécurité intérieure à Soueïda.

Biographie

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Jeunesse et études

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Ahmed Haitham Al-Dalati naît en 1985 à Kfeir al-Zayt, dans la région de Wadi Barada, qui fait partie du gouvernorat de Rif Dimachq[1], englobant la périphérie de Damas[2]. Il va à l'école primaire dans sa ville natale, puis au collège et au lycée à Damas. Il obtient finalement une licence en ingénierie de l'Institut technique d'informatique de Damas[1],[3].

Lutte armée contre le régime de Bachar el-Assad

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Ahmed Al-Dalati rejoint l'opposition syrienne en 2011, au début de la guerre civile syrienne. Il est membre de Jaych al-Islam, un groupe armé islamiste et nationaliste syrien, dès le début de la guerre[3]. Il ne rejoint pas les groupes successifs d'Ahmed al-Charaa (alors appelé Abou Mohammed al-Joulani)[2].

Après avoir déménagé dans le nord de la Syrie en 2015, à Idlib, seule région résistant à l'avancée de l'Armée arabe syrienne[2], il rejoint Ahrar al-Cham, contribuant à son implantation dans les gouvernorats du sud, comme Damas et sa campagne. Début 2016, il est nommé commandant d'Ahrar al-Cham pour la région sud, puis membre du conseil de la Choura du groupe[3],[4]. Le groupe, qui s'éloigne alors du Front al-Nosra, est vu par les renseignements occidentaux comme « l'avenir de la Syrie post-Assad »[2].

Cependant, fin 2016, après la perte d'Alep, al-Joulani fonde Hayat Tahrir al-Cham et la plus grande partie des membres d'Ahrar al-Cham le rejoignent. Ahmed al-Dalati reste fidèle à son groupe armé. Il effectue des opérations contre HTC et reçoit le soutien du Millî İstihbarat Teşkilatı (renseignement turc)[2].

Cependant, au cours des années suivantes, Ahrar al-Cham se rapproche finalement d'al-Joulani sans jamais le rejoindre officiellement. En 2020, ils forment Al-Fatah al-Mubin, une chambre d'opérations commune à Idlib et, tandis qu'HTC se consacre à l'administration du gouvernorat d'Idlib, Ahrar al-Cham a plus de latitude pour organiser des opérations militaires[2]. Selon The New Arab (en), Ahmed al-Dalati devient alors « l'une des figures les plus influentes » dans la gestion et la planification des opérations militaires et politiques[1].

Le , il est nommé commandant en chef adjoint d'Ahrar al-Cham, après la désignation d'Amer al-Cheikh à la tête du mouvement un an auparavant, pour mettre fin à un conflit de leadership entre Jaber Ali Pacha et Hassan Soufan[4],[5]. Le commandant et son adjoint sont membres de la chambre de planification commune des opérations militaires[2].

Courant 2024, alors qu'il est devenu un proche allié d'Ahmed al-Charaa, celui-ci lui confie la préparation de l'offensive rebelle qui débute en novembre. Il prend également part à son exécution, notamment en participant à la bataille d'Alep[1],[6].

Après la chute du régime Assad

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Après la chute du régime Assad consécutive à cette opération, Ahmed Al-Dalati est nommé gouverneur de Qouneitra le , après avoir été gouverneur adjoint du gouvernorat de Rif Dimachq auprès d'Amer al-Cheikh[1],[3]. Il remplace Tony Aziz Hanna, nommé par Bachar el-Assad en [7]. Le , il devient le commandant des Forces de sécurité intérieure dans le gouvernorat de Soueïda, dans le cadre d'une restructuration organisationnelle plus large du ministère syrien de l'Intérieur[8].

Selon Reuters qui s'appuie sur des sources syriennes et occidentales, à la fin , Ahmed al-Dalati a entretenu des liens diplomatiques avec Israël. Intelligence Online précise que l'objectif de ces contacts « réguliers et nourris » est d'apaiser les tensions dans le sud de la Syrie, certaines se déroulant jusqu'en Azerbaïdjan, en terrain neutre[2]. Interrogé par la chaîne d'information officielle Syrian News Channel, Ahmed al-Dalati nie ces révélations[9],[10].

Il est également apprécié des agents de renseignement occidentaux comme des responsables locaux, qui se félicitent de son charisme, de ses compétences stratégiques et lui promettent « un grand avenir »[2].

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ahmed al-Dalati » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 (ar) Hadia Al Mansour, « أحمد الدالاتي يصل إلى القنيطرة بعد تعيينه محافظاً لها » [« Ahmed Al-Dalati arrive à Qouneitra après avoir été nommé gouverneur »], sur alaraby.co.uk (en), (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Fanny Alarcon, « Syrie : Ahmad al-Dalati, fin stratège et esthète des négociations secrètes », sur Intelligence Online, (consulté le )
  3. 1 2 3 4 (ar) « المهندس أحمد الدالاتي محافظاً للقنيطرة » [« L'ingénieur Ahmed Al-Dalati est le gouverneur de Qouneitra »], sur thawra.sy, (consulté le )
  4. 1 2 (ar) « أحرار الشام تعيد هيكلة مجلس قيادتها وتستبعد "أبو المنذر" عنه » [« Ahrar al-Sham restructure son conseil de direction et en exclut Abu al-Mundhir. »], sur syria.tv, (consulté le )
  5. (ar) « قرارات وتوضيحات من قيادة "أحرار الشام" بعد الانشقاقات الأخيرة » [« Décisions et éclaircissements de la part des dirigeants d'Ahrar al-Sham après les récentes défections »], sur Enab Baladi, (consulté le )
  6. (en) Mostafa Salem, « Rebel groups have taken Syria’s second-biggest city. Here’s who they are », sur CNN, (consulté le )
  7. (ar) « الأسد يعين طبيب أسنان محافظًا للقنيطرة » [« Assad nomme un dentiste gouverneur de Quneitra »], sur Enab Baladi, (consulté le )
  8. (ar) « وزارة الداخلية تصدر جدول تعيينات لقادة الأمن الداخلي في المحافظات » [« Le Ministère de l'intérieur publie un calendrier de nomination pour les responsables de la sécurité intérieure dans les provinces »], sur alikhbariah.com, (consulté le )
  9. (en) Timour Azhari et Suleiman Al-Khalidi, « Exclusive: Syria and Israel in direct talks focused on security, sources say », Reuters, (lire en ligne, consulté le )
  10. (ar) Ziad Al-Fuhaili, « قائد الأمن الداخلي في السويداء ينفي للإخبارية حضوره لقاءات مع الاحتلال الإسرائيلي » [« Le chef de la sécurité intérieure de Sweida nie sa participation à des réunions avec l'occupation israélienne »], sur alikhbariah.com, (consulté le )