Ai'ta ! Allez ! », en breton, de la contraction de « Arri ‘ta ! ») est un collectif pour la défense et la promotion du breton qui a été créé en par un groupe de jeunes Trégorrois. Le collectif est maintenant composé de plusieurs dizaines de brittophones et non-brittophones de tout âge (groupes en Basse Cornouaille, Trégor, Léon, Vannetais, à Rennes...) dont le dénominateur commun est l'envie d'agir concrètement pour la langue bretonne, qui apparaît en réel danger au vu de la chute du nombre de ses locuteurs de son usage social.

Ai'ta !
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Collectif
But Promouvoir et défendre la langue bretonne
Zone d’influence Bretagne
Fondation
Fondation 2005
Origine Trégor
Identité
Siège Bretagne
Structure Démocratie directe
Méthode Non-violence, Désobéissance civile, campagnes d'information, de sensibilisation et de mobilisation
Membres Environ 150
Représentativité Aucun élu
Slogan

Brezhoneg yezh ofisiel ! - Langue bretonne officielle !

Brezhoneg yezh vev ! - Langue bretonne, langue vivante !"
Site web aita.bzh (br + fr + en)

Historique

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Le collectif est créé en 2005[1]. Le collectif s'inscrit clairement dans le mouvement de la désobéissance civile acte politique qui oppose la légitimité à la légalité ») et à notamment pour référence le mouvement DEMO-Démocratie pour le Pays basque[2].

Banderole lors de la manifestation pour la réunification de la Bretagne à Nantes en 2014

À l'occasion des élections départementales de 2015, le collectif Ai'ta ! a ouvert un site internet (http://2015.ai-ta.bzh) où il propose aux citoyens un questionnaire pour aller à la rencontre des candidats sur leur canton. L'objectif est de pouvoir leur demander leur action en faveur de la langue bretonne s'ils sont élus[3].

Le collectif a fêté ses dix ans d’existence en mai 2015 à Trémargat[1].

Buts du collectif

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Le collectif réclame une stricte parité entre langue française et langue bretonne dans le tram de Brest[4]. avec l'associations de défense de la langue bretonne Sked, elle pointe que Brest métropole n'a pas tenu ses engagements, notamment en ce qui concerne les annonces sonores, dont les versions en breton sont rarement diffusées ou uniquement aux terminus, ou encore les distributeurs où le choix du breton n'était toujours pas actif un an après la mise en service, et qu'il a même disparu de certains équipements en 2013[5],[6],[7]. Elles pointent notamment que la place du breton sur la signalétique, quand elle est présente, soit réduite au même niveau que l'anglais avec une police de caractère de taille réduite par rapport au français[8]. Aï'ta réclame aussi que les employés souhaitant communiquer en breton soient mis en valeur et signalés par un badge[8].

Actions

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Des actions non-violentes sont réalisées, plus ou moins spectaculaires, avec présence des médias, pour faire pression sur les élus et autres décideurs, en Bretagne mais aussi à Paris, afin que soient prises des mesures concrètes en faveur de l’usage, à l’écrit comme à l’oral, de la langue bretonne dans les services publics (gares, postes, mairies, offices de tourisme…) et la vie de tous les jours (médias, signalétique routière, universités, commerces...). Ces actions incluent les die-in[9], la pose d'autocollants, le démontage de panneaux unilingues français, etc. dans des lieux publics pour réclamer une réelle prise en compte de la langue bretonne[10],[11],[12],[13].

Le collectif décerne un MéPrix de la langue bretonne[14].

Références

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  1. 1 2 « Dix ans de Ai'ta. Deux jours de fête de la langue bretonne », sur Le Telegramme (consulté le )
  2. « Langues régionales :mobilisation », sur L'Obs (consulté le )
  3. « Ai'ta ! », Ouest-France, (lire en ligne)
  4. « Langue bretonne. Le collectif Aï'ta reste mobilisé », sur Le Télégramme, (consulté le )
  5. « Tramway. « La touche breton ne fonctionne toujours pas ! » », sur septjoursabrest.fr, (consulté le ).
  6. Adèle Flageul, « Quelle place pour le breton ? », sur cotebrest.fr, (consulté le ).
  7. « Pas assez de breton dans le tram. Aïta interpelle les élus de BMO », sur letelegramme.fr, (consulté le ).
  8. 1 2 « Langue bretonne. Le collectif Aï'ta reste mobilisé », sur letelegramme.fr, (consulté le ).
  9. « Le collectif Ai’ta investit La Poste de Landerneau : les gendarmes interviennent », Ouest-France (consulté le )
  10. « Une trentaine de militants Ai’ta en gare de Guingamp », Ouest-France (consulté le )
  11. « Ils réclament des panneaux en breton - Vannes », Ouest-France (consulté le )
  12. « Bilinguisme. Nouvelle action du collectif Ai'ta samedi », Le Télégramme (consulté le )
  13. « Langue bretonne. Ai'ta ! colle des affiches en gare de Morlaix (29) », Le Télégramme (consulté le )
  14. « Le collectif Ai’ta reprend du service en Côtes-d’Armor et décerne ses MéPrix de la langue bretonne à Bourbriac », sur actu.fr, (consulté le )

Liens externes

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