Aigueperse (Rhône)
Aigueperse est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Aigueperse | |
Vue générale du territoire communal. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Rhône |
| Arrondissement | Villefranche-sur-Saône |
| Intercommunalité | Communauté de communes Saône-Beaujolais |
| Maire Mandat |
Jean-Marc Labaune 2026-2032 |
| Code postal | 69790 |
| Code commune | 69002 |
| Démographie | |
| Gentilé | Aiguepersirons |
| Population municipale |
235 hab. (2023 |
| Densité | 18 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 46° 17′ 00″ nord, 4° 26′ 00″ est |
| Altitude | Min. 403 m Max. 610 m |
| Superficie | 12,95 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Thizy-les-Bourgs |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
modifierAigueperse est une commune rurale située dans le Haut-Beaujolais, à l'extrémité nord-ouest du département du Rhône, en limite de la Saône-et-Loire. Elle est traversée par le Sornin.
Communes limitrophes
modifier| Gibles (Saône-et-Loire) | Matour (Saône-et-Loire) | |||
| Châtenay (Saône-et-Loire) | N | Saint-Bonnet-des-Bruyères | ||
| O Aigueperse E | ||||
| S | ||||
| Saint-Racho (Saône-et-Loire) | Saint-Igny-de-Vers |
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 992 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Matour à 5 km à vol d'oiseau[7], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 029,8 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,4 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (61,2 %), forêts (34,8 %), zones agricoles hétérogènes (4,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous la forme latinisée de Aquis passis en 1100[15].
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale caractéristique de l'ancien franco-provençal en Aigue- « eau ». Le second élément -perse procède ultimement d'un bas latin *parsa ou directement du latin sparsa « éparse, étalée »[15],[16], de même étymologie que le français éparse. Il s'agit donc d'un « lieu à (aux) l'eau(x) éparse(s) », au sens d'« eau(x) stagnante(s) répandue(s) ici et là ».
Histoire
modifierLa ville est fondée en 1100 par Archambaud le Blanc, seigneur de Chevagny, qui décide d'y fonder un Hôtel-Dieu. Il est ensuite transformé en collégiale en 1288[17].
Politique et administration
modifierAdministration territoriale
modifierLa commune appartient au canton de Monsols, avant de rejoindre celui de Thizy-les-Bourgs en 2015.
Administration municipale
modifierLe nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[18].
Liste des maires
modifierIntercommunalité
modifierLa commune fait partie depuis le de la communauté de communes Saône-Beaujolais, qui a fusionné avec la communauté de communes du Haut-Beaujolais.
Population et société
modifierDémographie
modifierLes habitants sont nommés les Aiguepersirons[20].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].
En 2023, la commune comptait 235 habitants[Note 2], en évolution de −5,24 % par rapport à 2017 (Rhône : +3,87 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Équipements et services publics
modifierEnseignement
modifierVie locale
modifierÉconomie
modifierL'économie locale est principalement tournée vers l'agriculture et l'élevage.
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier
Parmi les principaux lieux et monuments d'Aigueperse figurent notamment :
- la collégiale Sainte-Marie-Madeleine, édifice roman coiffé d'un clocher de style clunisien ;
- la croix monumentale d'Aigueperse, inscrite au titre des Monuments historiques ;
- le monument aux morts, obélisque de pierre calcaire sur socle orné d'une croix de guerre et d'une palme (inauguré le 30 octobre 1921).
Personnalités liées à la commune
modifierParmi les personnalités attachées à l'histoire d'Aigueperse figure en particulier :
- Gilbert Ducher, poète du XVIe siècle originaire d'Aigueperse.
Héraldique
modifierNotes et références
modifierNotes
modifierCartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Aigueperse et Matour », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Matour_sapc », sur la commune de Matour - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Matour_sapc », sur la commune de Matour - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 5b.
- ↑ Jacques Cellard et Éric Vial, Trésors des noms de famille, des noms de villes et de villages, Belin, coll. « Le Français Retrouvé », (ISBN 978-2-410-01221-7).
- ↑ https://fr.geneawiki.com/wiki/69002_-_Aigueperse?mobileaction=toggle_view_desktop#Histoire_de_la_commune
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Mairie : Jean-Louis Duranton sans souci », Le Pays roannais, 10 avril 2014
- ↑ « Gentilé sur le », sur habitants.fr (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Anne-Marie Cocula (dir.), Josette Pontet (dir.) et Jean-Pierre Gutton, « Le chapitre collégial Sainte Marie-Madeleine d'Aigueperse sous l'Ancien Régime », dans Itinéraires spirituels, enjeux matériels en Europe : Mélanges offerts à Philippe Loupès, vol. 2, Presses universitaires de Bordeaux, (ISBN 2-86781-369-7, BNF 41020608), p. 31-40
- Communes et anciennes paroisses du Rhône : 69, Paris, Editions généalogiques de la Voûte, coll. « Noms des communes & anciennes paroisses de France », (ISBN 9782847661101), (ISBN 2-84766-110-0, édité erroné)
- Maurice Garden, Christine Bronnert et Brigitte Chappé, Paroisses et communes de France : Dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 5 : Rhône, CNRS, , 384 p. (BNF 36598217)
- Guigue Georges, Archives des communes du Rhône antérieures à 1790 : inventaire sommaire, Archives départementales du Rhône ; H. Georg, 1902-1906, 3 volumes (BNF 34017317)
- André Pelletier, Grande Encyclopédie de Lyon et des communes du Rhône, Horvath, 1980-1983, 4 volumes
- E. de Rolland et Denys Clouzet, Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône, Dizain & Storck, 1901-1902, 2 volumes (BNF 34107275)
- François-andré Varnet, Département du Rhône, dictionnaire des communes, Res Universis, (réimpr. Reprod. en fac-sim. de "Géographie du département du Rhône") (1re éd. 1897)
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- Aigueperse sur le site de l'Insee
- Archives de la commune d'Aigueperse déposées aux Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon (1620-1995)
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
