Ailurus fulgens

espèce de mammifères

Panda (Stricto sensu), Petit panda (Stricto sensu), Panda roux (Stricto sensu), Panda fuligineux, Panda éclatant, Petit panda de l’Inde

Ailurus fulgens
Description de cette image, également commentée ci-après
Un panda (Ailurus fulgens).
0.22–0 Ma
0 collection
Classification MDD
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Ailuridae
Sous-famille Ailurinae
Tribu Ailurini
Genre Ailurus

Espèce

Ailurus fulgens
F. G. Cuvier, 1825

Statut de conservation UICN

(EN)(EN)
EN : En danger

Statut CITES

Sur l'annexe I de la CITES Annexe I, Rév. du 16/02/1995

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après
  • Répartition du Panda fuligineux (Ailurus fulgens) en Asie.

Synonymes

Ailurus fulgens, le Panda, plus précisément désignés sous les noms de Petit panda ou Panda roux, mais plus spécifiquement désigné sous ceux de Panda fuligineux, Panda éclatant ou encore Petit panda de l’Inde, est une espèce de mammifère de l’ordre Carnivora, de la famille des Ailuridés. Autrefois considéré comme une espèce unique englobant les populations chinoises, il est aujourd'hui restreint au plan taxinomique à la lignée himalayenne, suite à la reconnaissance du Panda de Styan (Ailurus styani) comme espèce distincte, au début des années 2020.

Plus petit et plus léger que son homologue de Chine, le Panda fuligineux se caractérise par un crâne plus étroit, un pelage d'hiver légèrement plus court et des teintes faciales plus claires et blanchâtres. Muni d'un « faux pouce » facilitant la manipulation de sa nourriture, il se nourrit principalement de bambous au sein des forêts tempérées d'altitude de l'Himalaya, s'étendant du Népal au Bhoutan, en passant par le Nord-Est de l'Inde et le Sud-Est du Tibet. Menacé par la fragmentation de son habitat, le braconnage et les perturbations anthropiques, l'animal est protégé dans toute son aire de répartition et est classé comme Espèce en danger (EN) par l’UICN.

Dénominations et étymologies

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Étymologies

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L'épithète spécifique fulgens, francisé par « fuligineux » ou « éclatant ». vient de la brillance des couleur du pelage de l’animal[14], il signifie éclatant, brillant ,comme un éclair, en latin[15],[16].

Noms locaux

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Taxonomie et systématique

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Histoire

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Illustration du Panda dans le cinquième volume de Histoire naturelle des mammifères avec des figures originales, coloriées, dessinées d'aprèsdes animaux vivans, Juin 1825.

Le premier spécimen officiellement décrit dont le nom est approuvé par les règles de la taxonomie moderne revient à Frédéric Cuvier en 1825, qui avait reçu le spécimen qu'il a décrit du beau-fils de son frère, Alfred Duvaucel, qui l'avait envoyé « des montagnes du nord de l'Inde », où il perdit la vie, emporté par la fièvre jaune[13]. L’espèce fut désignée sous le protonyme d’Ailurus fulgens et le nom vernaculaire panda dans sa description de l'espèce publiée en 1825[18]. Cependant, lors de la compilation de ses ouvrages en 1842, Cuvier renommera son panda sous le nom d’Ailurus refulgens. Ce nom était issu d’un autre spécimen décrit par Edward Blyth en 1840.

Bien que le genre Ailurus ait subi d’intenses revirements taxonomiques, passant d’une tribu ou d’une famille à l’autre, l’espèce du Panda fuligineux a longtemps été considérée comme monotypique, ses caractéristiques se confondant avec celles du genre et laissant sa taxonomie spécifique dans un état de stagnation. En 1902, le zoologiste Oldfield Thomas décrit une nouvelle sous-espèce originaire de la province du Sichuan, en Chine, qu’il nomme Ailurus fulgens styani, après avoir comparé le spécimen chinois envoyé par Frederick William Styan à la série d'individus himalayens du Népal et du Sikkim conservée au British Museum[19]. Pour la forme himalayenne de référence, Thomas note des nuances de pelage comme un haut du dos plus sombre, un arrière des oreilles plus nettement noir et des marques faciales blanches plus étendues, tout en soulignant que la variabilité de la robe rend ces critères incertains par rapport aux caractères ostéologiques[19]. Il la caractérise dès lors principalement par un crâne comparativement plus petit et aplati, dont le profil frontal n'est que légèrement convexe, une boîte crânienne qui se rétrécit régulièrement vers l'avant et une dentition moins massive[20]. La sous-espèce type Ailurus fulgens fulgens, qui correspond à l’espèce du présent article, ne sera formellement écrit qu’en 1951[21].

Le nom Ailurus fulgens refulgens est parfois utilisé à tort pour A. f. styani. Il s'agit d'un lapsus réalisé par Henri Milne-Edwards dans son article de 1874 « Recherches pour servir à l'histoire naturelle des mammifères comprenant des considérations sur la classification de ces animaux »[22], faisant de A. f. refulgens un nomen nudum[23],[24]. A. f. refulgens, avec pour synonyme A. f. styani fut utilisé par erreur dans Mammal Species of the World (version 3, 2005) ()[25], mais cela a été corrigé dans des ouvrages plus récents, notamment dans A guide to the Mammals of China et dans l'encyclopédie papier Handbook of the Mammals of the World, Volume 1 : Carnivores[26], ainsi que dans les bases de données comme Mammal Diversity Database ()[2], où il n’est plus qu’un synonyme d’Ailurus fulgens.

En 2010, le mammalogiste Colin Groves a proposé dans une monographie sur les pandas roux, de reconnaître les deux sous-espèce comme des espèces distinctes[27]. Mais ce n'est qu'à la suite de l'étude génomique de Hu et al. en 2020 que ce taxon devient une espèce à part entière sous le nom binominal d’Ailurus styani, marquant ainsi un tournant en révélant deux lignées distinctes[28] . L’étude, basée sur 65 génomes, montre une divergence de ~250 000 ans entre Ailurus styani et Ailurus fulgens[28]. Des différences claires d’haplotypes mitochondriaux, des marqueurs microsatellites distincts et une absence de flux génétique récent soutiennent la séparation. Les deux espèces auraient été isolées il y a environ 220 000 ans à la suite de la glaciation de la pénultième période glaciaire, et se différencient tant sur le plan génétique, morphologique que chromatique[28]. La frontière entre leurs aires de répartition pourrait être le fleuve Brahmapoutre[29] ou la rivière Salouen[28],[30],[31],[32]. La séparation fut effective en 2018, 2019 et 2024 par Mammal Diversity Database ()[2], ainsi qu’en 2022 par ITIS ()[33]. Et il apparu également que la sous-espèce refulgens était en fait conspécifique de A. f. fulgens. La taxonomie actuelle ne rend compte du panda fuligineux comme d’un taxon monotypique selon ITIS ()[33].

Description

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Les deux espèces de pandas roux atteignent une longueur tête-corps de 50 à un peu plus de 70 cm, pour une queue d'environ 30 à 50 cm. Néanmoins, le Panda fuligineux est plus petit que le Panda de Styan, son poids oscillant généralement entre 3 et 6 kg, avec un maximum atteignant 9,4 kg, contre une quinzaine de kilos pour l’espèce orientale[34],[35]. La tête est ronde et le museau court. Le pelage du dos est brun-châtain, tandis que le ventre et les pattes sont noirs. Les plantes des pattes sont entièrement couvertes de poils, et les femelles possèdent huit tétines[36].

Le Panda fuligineux se distingue du Panda de Styan par des caractéristiques crâniennes et morphologiques précises : son crâne est plus petit, son front moins bombé, l’arcade zygomatique plus étroite et sa dentition plus fine. Son pelage est également légèrement plus clair et, en hiver, plus court (40 à 50 mm contre 70 mm pour l’espèce chinoise). Enfin, sa queue présente une annelure moins marquée, et sa face, d’une teinte moins orangée que chez le Panda de Styan, apparaît souvent plus blanchâtre, marquée par de larges taches pâles et moins nettement délimitées[36],[37],[38],[39],[40].

Écologie et comportement

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Répartition et habitat

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Le Panda fuligineux habite les forêts tempérées du Népal, du Nord-Est de l’Inde (Arunachal Pradesh et Sikkim), du Bhoutan et du Sud-Est du Tibet (districts de Mêdog et Zayü), à des altitudes comprises entre 1 500 et 4 800 mètres. La zone la plus occidentale connue est le district de Mugu, dans l’Ouest du Népal[41], tandis que la limite orientale atteint la rive occidentale du Brahmapoutre[29] ou du Salouen[37].

Une aire de l'Himalaya correspond à la zone où l’espèce se montre la plus abondante ; celle-ci est supposée avoir servi de refuge à un ensemble d'espèces endémiques durant le Pléistocène. Une population relique distincte pourrait aussi habiter les forêts subtropicales du plateau du Meghalaya, au Nord-Est de l'Inde[42].

Les forêts fréquentées sont dominées par des feuillus sempervirents et des conifères, notamment des érables, chênes, marronniers et noyers, ainsi que des tsugas et des sapins. Dans le Sud de la zone de répartition, les précipitations annuelles atteignent 350 cm, tandis qu’au Nord elles descendent à 130 cm[41].

Dans le parc national de Singalila (Inde), les pandas sont particulièrement abondants entre 2 800 et 3 600 m d’altitude. On y trouve de denses fourrés de bambous et une canopée continue formée de grands arbres[43].

Alimentation

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Un panda fuligineux s’alimentant en bambou.

Le régime alimentaire d'individus suivis sur trois sites du parc national de Singalila pendant deux ans était composé de 40 à 83 % de bambous Yushania maling et de 51 à 91,2 % de Thamnocalamus spathiflorus[46], complétés par des pousses de bambou, des fruits d’Actinidia strigosa et des baies de saison[47]. Dans ce parc national, les excréments contenaient également des restes de rosier soyeux et de fruits de ronces en été, d’Actinidia callosa après la mousson, ainsi que de Merrilliopanax alpinus, du sorbier Sorbus cuspidata et de rhododendrons arborescents pendant les deux saisons. Des fèces ont révélé la présence de 23 espèces de plantes, incluant le chêne à tan Lithocarpus pachyphyllus, le magnolia de Campbell, le chinquapin Castanopsis tribuloides, le bouleau de l'Himalaya, Litsea sericea et le houx Ilex fragilis[48]. Dans le parc national de Rara au Népal, du Thamnocalamus a été trouvé dans tous les échantillons fécaux analysés, avant et après la mousson[49]. Leur régime estival dans la réserve de chasse de Dhorpatan comprend également des lichens et des épine-vins[50],[51]. Dans le parc national Jigme Dorji au Bhoutan, des fèces trouvées pendant la saison de fructification contenaient des graines de lierre de l'Himalaya[52].

Mortalité et maladies

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Des échantillons de fèces d'individus collectés au Népal ont révélé la présence de protozoaires parasites, d'amœbozoaires, de vers ronds, de trématodes et de vers solitaires[53],[54]. Des vers ronds, des vers solitaires et des coccidies ont également été trouvés dans des excréments collectés dans les parcs nationaux de Rara et de Langtang[55].

Le Panda et l’Homme

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Menaces et conservation

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Menaces

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La fragmentation de l’habitat, les dérangements anthropiques, le braconnage et les attaques de chiens errants comptent parmi les principales menaces pesant sur les populations de pandas fuligineux[36]. Dans le parc national de Langtang au Népal, seulement 6 % de la surface est constituée de l'habitat préféré du Panda fuligineux, et ces derniers doivent partager les ressources avec l’Homme[56]. Au Népal, 121 peaux ont été confisquées entre 2008 et 2018, et les pièges destinés à d'autres espèces capturent régulièrement des pandas[57].

Conservation

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Le panda roux, c’est-à-dire Ailurus fulgens en tant que taxon unique, est classé comme espèce en danger sur la Liste rouge de l'UICN, en raison du déclin continu de ses effectifs[37] et l’Annexe I de la CITES interdit son commerce international. En raison des nouvelles données génétiques, il est recommandé de gérer les deux espèces séparément, tant dans les programmes de conservation in situ qu’ex situ, que ce soit par la détention dans des parcs zoologiques, l’élevage ou la réintroduction d’individus dans la nature[37],[31],[32]. En 2001, la population sauvage en Inde était estimée entre 5 000 et 6 000 individus[42]. Les estimations pour le Népal n'indiquent que quelques centaines d'individus[58].

Le Panda fuligineux est protégé dans tous les pays de son aire de répartition et sa chasse est illégale[59]. Une grande partie de son habitat est située au sein d'aires protégées :

Aires protégées dans les pays de répartition du Panda fuligineux
Pays Aires protégées
NépalAire de conservation d'Api Nampa, Parc national de Khaptad, Parc national de Rara, Aire de conservation de l'Annapurna, Aire de conservation de Manaslu, Parc national de Langtang, Aire de conservation de Gaurishankar, Parc national de Sagarmatha, Parc national de Makalu Barun, Aire de conservation du Kanchenjunga[60]
IndeParc national de Khangchendzonga, Parc national de Singalila, Sanctuaire de rhododendrons de Varsey, Sanctuaire de rhododendrons de Shingba, Sanctuaire faunique de Fambong Lho, Sanctuaire alpin de Kyongnosla, Sanctuaire faunique de Pangolakha, Sanctuaire faunique de Maenam[61], Parc national de Namdapha[62]
BhoutanRéserve naturelle stricte Jigme Khesar, Parc national Jigme Dorji, Parc national Wangchuck Centennial, Parc national Jigme Singye Wangchuck, Sanctuaire faunique de Bumdeling, Sanctuaire faunique de Sakteng, Parc national de Phrumsengla, Sanctuaire faunique de Jomotsangkha[63]

Une unité de lutte contre le braconnage et un système de surveillance communautaire ont été mis en place dans le parc national de Langtang. Des membres de groupes d'utilisateurs de forêts communautaires protègent et surveillent également les habitats des Ailures dans d'autres régions du Népal[64]. Des programmes de sensibilisation communautaire ont été initiés dans l'Est du Népal par le biais de panneaux d'affichage, d'émissions de radio et de la Journée internationale du panda roux en septembre ; plusieurs écoles ont intégré un manuel de conservation dans leur cursus scolaire[65].

Depuis 2010, des programmes de conservation communautaire ont été lancés dans 10 districts du Népal pour aider les villageois à réduire leur dépendance aux ressources naturelles grâce à de meilleures pratiques d'élevage et de transformation alimentaire, ainsi qu'à des sources de revenus alternatives. Le gouvernement népalais a ratifié un plan d'action quinquennal pour la conservation de l'espèce en 2019[66]. Entre 2016 et 2019, 35 ha de pâturages d'altitude à Merak, au Bhoutan, ont été restaurés et clôturés en coopération avec 120 familles d'éleveurs pour protéger l'habitat forestier et améliorer les terres communales[67]. Des villageois de l'Arunachal Pradesh ont établi deux zones de conservation communautaires pour préserver l'habitat des petits pandas contre les perturbations et l'exploitation des ressources forestières[68].

Dans la culture

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Dans le district de Taplejung au Népal, les griffes des petits pandas sont utilisées pour traiter l'épilepsie, et leur peau sert lors de rituels pour soigner les malades, fabriquer des chapeaux, des épouvantails et pour la décoration des maisons[57]. Dans l'Ouest du Népal, les chamans magars intègrent leur peau et leur fourrure dans leurs habits rituels, convaincus qu'elles protègent contre les esprits maléfiques. Les habitants du centre du Bhoutan considèrent quant à eux que les petits pandas sont des réincarnations de moines bouddhistes. Certains peuples tribaux du Nord-Est de l'Inde et le peuple Yi croient que porter leur queue ou des chapeaux confectionnés avec leur fourrure porte-bonheur[69].

Notes et références

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  1. A pour espèce nominale Ailurus fulgens puisqu’il s’agit de l’espèce-type du genre.
  2. A pour espèce nominale Ailurus styani de par l’origine géo-linguistique du nom.

Références

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Bibliographie

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Publication originale

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  • Étienne Geoffroy Saint-Hilaire et Frédéric Cuvier, Histoire naturelle des mammifères : avec des figures originales, coloriées, dessinées d'après des animaux vivants, vol. 5, Paris, Blaise, (OCLC 10593591, DOI 10.5962/bhl.title.78766, lire en ligne)

Autres ouvrages

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  • (en) Oldfield Thomas, « On the panda of Sze-chuen », Annals and Magazine of Natural History, 7e série, vol. 10, no 57, , p. 251-252 (ISSN 0374-5481, OCLC 1481361, lire en ligne)
  • (en) Fuwen Wei (dir.) et Zhenghuan Zhang (dir.), Handbook of the Mammals of the World – Volume 1: Carnivores, Barcelone, Lynx Editions, , 498-503 p. (ISBN 978-84-96553-49-1), « Family Ailuridae (Red Panda) »

Voir aussi

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Liens externes

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