Albert Ochsé
Albert Ochsé, né le 19 septembre 1839 à Neuss (Rhénanie, Royaume de Prusse) et mort le 18 mai 1910 à Neuilly-sur-Seine, est un négociant actif à Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Il est connu pour son activité commerciale dans le domaine de l’ivoire, de la nacre et des matières ornementales, pour sa participation à l'Exposition universelle de 1889, ainsi que pour être le père de la fratrie Ochsé, dont Fernand Ochsé (1879‑1944), compositeur, décorateur, artiste et Julien Ochsé (1874-1936), poète et romancier, grandes figures du milieu culturel parisien.
Biographie
modifierOrigines et formation
modifierInstallation à Paris et activité professionnelle
modifierAlbert Ochsé s'établit dans la seconde moitié du XIXe siècle à Paris, où il exerce la profession de négociant.
Il est documenté comme spécialisé dans le commerce de matières premières destinées aux arts décoratifs et à l’industrie du luxe, notamment l'ivoire, la nacre, les cornes, les perles, les coquilles, le corozo (ivoire végétal), les fleurs, les plumes et ornements de chapeau[1].
Il investit également autre part et détient, dès la fin du XIXe siècle, des propriétés et de terrains hors de Paris, notamment à Méru (Oise) au lieu-dit le Chemin d'Amblainville, route de Pontoise, acquises par titre de propriété daté du 21 juin 1890[2].

Son activité est associée à la maison commerciale Albert Ochsé et Cie, établie notamment 95 rue des Marais (actuelle rue du Temple) à Paris.
L’importance de cette maison est renforcée par le fait que l’activité est ensuite reprise et prolongée par la maison Walter Dresel & Cie, dirigée par son gendre Walter Dresel, négociant international spécialisé dans les matières premières de luxe (nacres, coraux).
Exposition universelle de 1889
modifierAlbert Ochsé participe à l’Exposition universelle de Paris de 1889, manifestation internationale majeure organisée à l’occasion du centenaire de la Révolution française, marquée par l'essor des industries du luxe[3].
Il y est mentionné comme exposant pour des produits relevant des industries de transformation des matières naturelles, en particulier « cornes, ivoires, perles, coquilles et nacres, corozo ou ivoire végétal ».
Engagement associatif
modifierAlbert Ochsé est mentionné comme membre de l’Union française pour le sauvetage de l’enfance (UFSE), association philanthropique fondée en 1888 et reconnue d’utilité publique en 1891[4].
Son nom apparaît entre 1901 et 1908.
L’UFSE avait pour mission la protection, l’accueil et le placement d’enfants maltraités ou en danger moral. Elle constitue l’un des principaux acteurs privés de la protection de l’enfance en France à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle.
De plus les archives successorales attestent de plusieurs legs charitables effectués de la part d'Albert Ochsé par ses héritiers entre 1910 et 1913 donc après sa mort[2].
Vie familiale
modifierAlbert Ochsé épouse Alix (ou Alice) Fanny Dreyfus (1849‑1906), fille d'Abraham dit Alfred Dreyfus, à Paris (10ᵉ arrondissement), le 10 septembre 1868[5].
De cette union naissent six enfants, dont[6] :
- Marianne Léa Berthe Ochsé (1869-1872)
- Robert Lucien Willy Ochsé (1872-1952), collectionneur et critique d'art
- Julien Edgar Ochsé (1874‑1936), poète et homme de lettres, marié à Louise Ochsé en 1906
- Fernand Émile Ochsé (1879‑1944), compositeur, musicien, décorateur et critique d’art, marié à Louise Ochsé en 1938
- Julie‑Marie‑Christine Ochsé (1886‑1973), épouse du négociant Walter Dresel
- Henriette Antoinette Jacqueline Ochsé (1888-1929), épouse de l'illustrateur Etienne Drian
La famille Ochsé appartient ainsi à une bourgeoisie parisienne cultivée, active dans les milieux artistiques, intellectuels et économiques du début du XXe siècle.
Résidences
modifierAu cours de sa vie, Albert Ochsé réside successivement :
- à Neuss
- à Paris, notamment :
- boulevard Magenta,
- rue des Marais,
- avenue Montaigne,
- puis à Neuilly‑sur‑Seine, au 43 rue de Villiers, demeure familiale aujourd'hui détruite dans laquelle se tenaient les salons littéraires et les spectacles données par la famille Ochsé elle-même[7].
Décès
modifierAlbert Ochsé meurt le 18 mai 1910 à Neuilly-sur-Seine à l'âge de 70 ans.
Il est inhumé le 20 mai 1910 dans la plus stricte intimité à la volonté du défunt.
Notes et références
modifier- ↑ « Fernand OCHSÉ », sur Convoi 77 (consulté le )
- 1 2 « Familles Lhermitte, Ochsé. », sur francearchives.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Catalogue général officiel de l'exposition universelle de 1889. Tome 1 / Exposition universelle internationale de 1889, à Paris, (lire en ligne)
- ↑ Union française pour le sauvetage de l'enfance, Bulletin de l'Union française pour le sauvetage de l'enfance, s.n., (lire en ligne)
- ↑ « Actes d'état civil », sur archives.paris.fr (consulté le )
- ↑ « La mort de Fernand Ochsé (Grand format - Autre 2018), de Benoît Duteurtre | Éditions Fayard », sur www.fayard.fr (consulté le )
- ↑ « Archives départementales des Hauts-de-Seine », sur archives.hauts-de-seine.fr (consulté le )