Julien Ochsé
Julien Edgard Ochsé, né le à Paris où il est mort le , est un poète, écrivain et journaliste français.
| Poète, écrivain et journaliste Secrétaire de la section parisienne de la Fédération internationale pour la culture française |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 62 ans) 14e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Julien Edgard Ochsé |
| Nationalité |
Française |
| Activité |
Poète, écrivain et journaliste |
| Famille | |
| Père | |
| Mère |
Alice Fanny Dreyfus |
| Fratrie | |
| Conjoint |
| Religion | |
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| Distinction |
L'invisible concert (1906) Profils d'or et de cendre (1911) D'île en île (1912) Repose ailleurs (1921) |
Biographie
modifierJulien Ochsé est issu d'une famille israélite aisée. Il est le fils d'Albert Ochsé, négociant, et de Alice Fanny Dreyfus (fille d'Abraham Dreyfus). Son frère cadet, Fernand Ochsé (1879-1944), est compositeur, décorateur, sculpteur et poète. Ils vivent dans une grande villa à Neuilly-sur-Seine au 43 rue de Villiers. Julien Ochsé épouse la sculptrice belge Louise Mayer en 1906. Après sa mort, elle épouse son frère Fernand. Tous deux sont victimes de l'Holocauste et meurent en 1944 au camp d'Auschwitz-Birkenau.
Chroniqueur pour la revue Les Marges, Ochsé a écrit plusieurs volumes de poésie et des romans. Son livre D'île en île a reçu un accueil favorable de la part d'Henri Ghéon dans la Nouvelle Revue française. Il reçoit le Prix Jules-Davaine, le prix de poésie de l'Académie française en 1922 pour Repose ailleurs, puis le Prix Paul-Flat en 1923[1]. Ochsé était également secrétaire de la section parisienne de la Fédération internationale pour la culture française.
En 1908, son frère organise entre autres une lecture de Mirage attardé au Théâtre des Arts. Parmi le public avide de sensations fortes (l'opium étant de la partie), le feuilleton du journal Le Monde mentionne la présence de Suzette Lemaire (fille de Madeleine Lemaire), Henri Rochefort et Reynaldo Hahn. Selon Patrick Besnier (2015), la consommation de drogue jouait un rôle majeur dans les salons excentriques de la villa des frères à Neuilly, et Julien Ochsé meurt prématurément en 1936 des suites d'une overdose d'opium.
Œuvres (sélection)
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- L'Invisible Concert, poèmes. Paris E. Sansot, 1908
- Entre l'heure et le faux. Paris E. Sansot et Cie, 1909
- Poèmes. 1910
- Profils d'or et de cendre : poèmes. Paris Mercure de France, 1911
- D'île en île. Paris Mercure de France, 1912
- La Feuille morte : roman. Paris B. Grasset, 1913
- Reposez-vous ailleurs, poèmes . Paris R. Chiberre, 1921
- Le Comte Robert de Montesquiou. 1922
- Le Berceau sans fées, roman. Paris, A. Michel 1923
- Cécile Blanc de Fontbelle : Le Vent d'été, mélodie. Poésie de Julien Ochsé. Chant et piano. Paris Max Eschig, 1924
Références
modifier- ↑ « Julien OCHSÉ | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Patrick Besnier, Henri de Régnier : de Mallarmé à l'Art Déco, Paris, Fayard, 2015 (ISBN 978-2-213-63177-6).
- Henri de Régnier, L'Altana ou la Vie vénitienne (1899-1924), Paris Bartillat, 2009 (ISBN 978-2-84100-448-5) (première publication 1928).