Albert Piault, né le à Essert et Mort pour la France[1] le à La Garde, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Albert Piault
Albert Piault

Naissance
Essert (Yonne)
Décès (à 30 ans)
La Garde (Var)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Infanterie
Grade Sous-lieutenant
Années de service 19401944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945

Biographie

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Jeunesse et formation

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Albert Piault naît le dans l'ancienne commune d'Essert dans l'Yonne[2],[3]. Cultivateur comme son père, il part faire son service militaire de 1934 à 1935 au 4e régiment de zouaves en Tunisie[2],[4]. Une fois libéré, il décide de rester en Afrique et s'installe à Abidjan, en Côte d'Ivoire[5].

Seconde Guerre mondiale

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Non mobilisé en 1939, il se trouve encore en Afrique pendant la drôle de guerre et la bataille de France[5]. Lorsqu'il prend connaissance de l'armistice du 22 juin 1940 il décide de s'évader et part le pour la Gold Coast voisine, colonie britannique[5]. Engagé dans les forces françaises libres, il part pour le Cameroun et est affecté au 3e bataillon du 1er régiment de tirailleurs du Cameroun et participe à la campagne du Gabon à la fin de l'année 1940[6]. Son bataillon devient ensuite le Bataillon de marche no 4 (BM4) avec lequel Albert Piault part au Levant pour la campagne de Syrie[5]. Il participe ensuite aux derniers combats de la campagne d'Éthiopie à l'issue de laquelle il stationne dans ce pays jusqu'en avant de partir pour le Liban[5]. En , au sein de la 2e brigade française libre à laquelle est subordonnée le BM4, il retrouve l'Afrique du Nord où il combat en Libye avant de participer à la campagne de Tunisie[5]. Promu adjudant en puis aspirant en , Albert Piault prend part à la campagne d'Italie où ses qualités lui permettent d'assurer brillamment sa fonction d'officier-observateur en formant une équipe de sentinelles efficaces se distinguant notamment le en stoppant une contre-attaque ennemie[5].

En , il participe au débarquement de Provence et prend part à la bataille de Toulon[5]. Le , lors de la prise de la colline du Thouar sur la commune de La Garde, Albert Piault est tué par un éclat d'obus alors qu'il se trouve à son poste d'observation[5]. Il est inhumé dans son village natal, devenu depuis un hameau de la commune de Lucy-sur-Cure[4].

Décorations

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Hommages

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  • À La Garde, où il fut tué, une rue a été baptisée en son honneur[7].
  • À Lucy-sur-Cure, son nom figure sur le monument aux Morts du hameau d'Essert[8].

Références

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  1. « Albert Piault », sur Mémoire des Hommes
  2. 1 2 « Acte de naissance d'Albert Piault », sur Archives départementales de l'Yonne - 2E/157/11
  3. Le musée de l'Ordre de la Libération indique comme date de naissance le 10/04/1914 tandis que sa fiche sur Mémoire des Hommes indique le 11/04/1904. Sa véritable date de naissance est le 11/04/1914 à 22h00 comme l'atteste son acte de naissance
  4. 1 2 « Biographie - Ordre National de la Libération »
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
  6. Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
  7. « Rue Albert Piault - La Garde », sur Adresse.data.gouv.fr
  8. « Monument aux Morts d'Essert - Lucy-sur-Cure », sur Mémorial GenWeb

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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