1er régiment de tirailleurs du Cameroun

Le 1er régiment de tirailleurs du Cameroun (1er RTC) est un régiment d'infanterie qui dépendait de l'Armée de terre française. Basé au Cameroun, il combat au sein des forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale.

1er régiment de tirailleurs du Cameroun
Image illustrative de l’article 1er régiment de tirailleurs du Cameroun
Insigne du régiment de tirailleurs du Cameroun.

Création 1915
Dissolution 1946
Allégeance Drapeau de la France France libre
Branche Armée de terre
Rôle Infanterie
Garnison Yaoundé
Ancienne dénomination Régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun
Devise J'y suis, j'y reste
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre du Cameroun
Batailles Campagne d'Afrique de l'Ouest
Campagne du Gabon
Décorations Croix de guerre 1939-1945Voir et modifier les données sur Wikidata

Création et différentes dénominations

modifier
  •  : création du régiment de marche de tirailleurs sénégalais du Cameroun[1]
  •  : dissous[1]
  •  : création du régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun[1]
  •  : dissous[1]
  •  : création du régiment de tirailleurs du Cameroun[1]
  •  : renommé 1er régiment de tirailleurs du Cameroun[1]
  •  : devient bataillon de tirailleurs du Cameroun (BTC)
  •  : scindé en deux : BTC no 1 (futur 10e bataillon d'infanterie de marine) et BTC no 2 (futur 17e bataillon d'infanterie de marine)[1]

Chef de corps

modifier
  • -  : lieutenant-colonel Faucon[2]
  • 1953 - ? : chef de bataillon René Gribelin[3]
  • 1955 - 1957 : chef de bataillon Amable Braquet[4]

Historique

modifier

Première Guerre mondiale

modifier

Le régiment de marche de tirailleurs sénégalais du Cameroun est créé le en regroupant les trois bataillons français formés d'éléments divers engagés dans la conquête du Kamerun allemand, renforcés par un quatrième bataillon qui arrive mi-octobre à Douala[2]. Il est dissous le [5].

La 2e compagnie du 1er bataillon du régiment du Cameroun dans son cantonnement à Édéa, .

L'unité est recréée quelques mois plus tard, sous le nom de régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun[1], parfois simplement désigné régiment du Cameroun.

Entre-deux-guerres

modifier

Le régiment est dissous en 1925, remplacé par un bataillon de milice du Cameroun[6], qui opère en parallèle de la Garde indigène chargé de la police coloniale (de)[7],[8]. Le bataillon de milice compte quatre compagnies et un détachement d'artillerie[8].

Seconde Guerre mondiale

modifier
Un caporal-chef de la milice du Cameroun en compagnie du sergent Raphaël Onana, peu avant la transformation de leur unité en RTC.

Le régiment est recréé en , après le ralliement du Cameroun à la France libre. Le colonel Leclerc y regroupe les différentes forces de polices coloniales du Cameroun[9].

Le régiment est engagé dès novembre dans la campagne du Gabon, contre les forces vichystes[10].

Il forme ensuite plusieurs bataillons de marche (BM 4, BM 5, BM 7, BM 9, BM 13 et BM 14). Les effectifs du 1er RTC sont réduits dès 1943 à un seul bataillon[11].

Après 1945

modifier

Le , le régiment est renommé bataillon de tirailleurs du Cameroun[1].

Le BTC est engagé à partir de fin dans la guerre du Cameroun en Sanaga-Maritime[12]. Le bataillon est dédoublé en , le BTC no 1 en garnison à Yaoundé et le BTC no 2 en garnison à Douala[11].

Insigne

modifier
Insigne du bataillon de tirailleurs du Cameroun.

L'insigne du 1er RTC, ainsi que des bataillons de marche stationnées au Cameroun[13], est un ovale d'argent chargé de la carte du Cameroun sur une ancre de marine, entourée de la devise du régiment J'y suis, j'y reste et Cameroun. La carte du Cameroun est elle-même chargée d'une croix de Lorraine[11]. L'insigne, conçu fin 1941-début 1942, est débattu par les troupes qui l'acceptent. Au moment où le Cameroun n'est plus le bastion assiégé de la France libre mais une zone « calme », la devise paraît ironiquement désigner les soldats restés au Cameroun comme des « embusqués ». De plus, la carte du Cameroun, de couleur bleue, est comparée à une statue de la Vierge Marie[13].

Le bataillon de tirailleurs du Cameroun reprend cet insigne, l'inscription Cameroun étant remplacée par BTC et l'ovale étant évidé[11].

Personnalités ayant servi au régiment

modifier

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Henri Vaudable, Histoire des troupes de marine, à travers leurs insignes: Des origines à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Service historique de l'armée de terre, (ISBN 978-2-86323-092-3, lire en ligne), p. 213
  2. 1 2 Weithas et al. 1931, p. 419.
  3. ↑ Ramondy 2025, p. 648.
  4. ↑ Ramondy 2025, p. 373.
  5. ↑ Weithas et al. 1931, p. 553.
  6. ↑ Étienne Mayoulou, Les Forces armées indigènes dans la colonie française du Moyen Congo, Publibook (ISBN 978-2-7483-4168-3, lire en ligne), p. 44
  7. ↑ Eustache Akono Atangane, Repenser la sécurité nationale au Cameroun, Publibook, (ISBN 978-2-342-16527-2, lire en ligne), p. 37
  8. 1 2 Lionel Messia Ngong, La diplomatie militaire camerounaise, l'Harmattan, coll. « Émergences africaines », (ISBN 978-2-343-15011-6, lire en ligne), p. 18-19
  9. ↑ (en) William Moore, Free France's Lion: The Life of Philippe Leclerc, de Gaulle's Greatest General, Casemate, (ISBN 978-1-61200-068-8, lire en ligne), p. 84-85
  10. ↑ « Jean-Gabriel REVAULT d'ALLONNES », sur Musée de l'Ordre de la Libération (consulté le )
  11. 1 2 3 4 Jacques Sicard, « Les bataillons de tirailleurs de territoire », Militaria Magazine, no 115,‎ , p. 46-51
  12. ↑ Ramondy 2025, p. 378.
  13. 1 2 Le Marec 1994, p. 72.

Voir aussi

modifier

Bibliographie

modifier

Articles connexes

modifier