Albert Savary, né le à Auray et mort le à Auckland, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Albert Savary
Naissance
Auray (Morbihan)
Décès (à 53 ans)
Auckland (Nouvelle-Zélande)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Infanterie
Grade Lieutenant-colonel
Années de service 1940 – 1966
Commandement Bataillon d’infanterie de marine du Pacifique
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Distinctions Officier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre TOE

Biographie

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Jeunesse et engagement

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Albert Savary naît le à Auray, dans le Morbihan, d'un père ajusteur[1]. Il passe son enfance dans le village du Faouët, dans le même département, et y entend l'appel du général de Gaulle le [2].

Seconde Guerre mondiale

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Âgé de seulement 19 ans, il décide cependant de se joindre à la lutte contre les allemands et de rejoindre l'Angleterre[3]. Il quitte son domicile le en compagnie d'un camarade et les deux hommes parcourent la Bretagne pendant plusieurs jours à la recherche d'une embarcation[3]. Ils finissent par acheter une barque à un pêcheur de Trégastel et le , rejoint par trois autres bretons et deux soldats britanniques, traversent la Manche jusqu'à Plymouth[3],[4]. Albert Savary s'engage dans les forces françaises libres et part pour l'Afrique où il participe à l'expédition de Dakar en [3],[4]. Il arrive ensuite en Afrique-Équatoriale française et, affecté à la 1re compagnie autonome de chars de combat, prend part à la Campagne du Gabon[3]. Stationné au camp Colonna d'Ornano à Brazzaville, il y suit les cours d'élève-aspirant et est promu à ce grade en [3],[4]. Affecté quelques semaines au bataillon mixte no 6 à Brazzaville, il part ensuite pour Yaoundé où il a été muté au 1er régiment de tirailleurs du Cameroun[3].

Il est promu sous-lieutenant en et, en décembre suivant, est muté au bataillon de marche no 9[3]. Chef d'une section de Bren Carrier, il part pour le Levant avec son unité mais est peu exalté par la mission de maintien de l'ordre qu'il y trouve[3]. Désireux de combattre, il obtient sa mutation au Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP) qu'il rejoint en en pleine bataille des Vosges, après avoir été promu lieutenant[3],[4]. Le , à Benfeld, alors que son unité subit une contre-attaque de chars, il est blessé par des éclats d'obus[3]. Remis sur pied, il retrouve le BIMP dans les Alpes, sur le front du massif de l'Authion[3]. Le , il est à nouveau blessé, recevant des éclats de grenade au visage et une balle dans la poitrine alors qu'il menait ses hommes à l'attaque de la position ennemie de la maison du câble[3].

Après-Guerre

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Décidant de poursuivre sa carrière militaire après la guerre, il est promu capitaine et devient, de 1946 à 1947 aide de camp du général Legentilhomme, gouverneur militaire de Paris[3]. Après avoir retrouvé l'Afrique-Équatoriale française de 1948 à 1950, il participe à la création d'une compagnie de mortiers lourds au 1er régiment d'infanterie coloniale[3]. En 1953, il est muté au bataillon de marche du 21e régiment d'infanterie coloniale et participe à la guerre d'Indochine[3]. De retour en France en 1957, il est chef de cabinet du général commandant la 8e division d'infanterie puis de 1959 à 1960, chef de cabinet du général directeur des affaires d'outre-mer, poste sur lequel il est promu chef de bataillon[3].

En 1961, en Nouvelle-Calédonie, il prend le commandement du bataillon d'infanterie de marine du Pacifique, héritier de son ancienne unité, le BIMP. De retour en métropole en 1964, il est adjoint au chef d'état-major de la place de Paris. En 1966, peu de temps après avoir été promu lieutenant-colonel, il se retire de la vie militaire et repart en Nouvelle-Calédonie où il s'installe à Nouméa.

Albert Savary meurt le à Auckland, en Nouvelle-Zélande[2]. Rapatrié en France, il est inhumé au Faouët, le village de son enfance[2].

Décorations

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Hommages

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  • Au Faouët, une rue a été baptisée en son honneur[5].

Références

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  1. ↑ « Acte de naissance d'Albert Savary - 4E 7 66/84 », sur Archives départementales du Morbihan
  2. 1 2 3 « Biographie - Ordre National de la Libération »
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
  4. 1 2 3 4 Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
  5. ↑ « Rue Albert Savary - Le Faouët », sur adresse.data.gouv.fr

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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