Louis Le Bastard

officier français, compagnon de la Libération

Louis Le Bastard, né le à Lignol dans le Morbihan, mort le en forêt d'Illwald dans le Bas-Rhin, est un officier des Forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale, Compagnon de la Libération.

Louis Le Bastard
Naissance
à Lignol, Morbihan
Décès (à 38 ans)
forêt d'Illwald, Bas-Rhin
Mort au combat
Allégeance Drapeau de la France France libre
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945

Emblème
Liste des compagnons de la Libération

Biographie

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Louis Le Bastard naît à Lignol, Morbihan le [1]. Il est le fils de cultivateurs bretons, Joseph Le Bastard et Marie Julienne Allanic[1],[2].

Il effectue son service militaire dans l'infanterie, de à [1]. Il décide de s'engager un an plus tard, et part au Tonkin de 1930 à 1932 ; il devient sergent[1]. Le Bastard passe deux ans en Tunisie, de 1934 à 1936, au 18e régiment de tirailleurs sénégalais[1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Louis Le Bastard est adjudant, chef de poste au Cameroun, à la frontière avec le Gabon[1]. Il se rallie avec ses hommes à Philippe Leclerc et à la France libre le [1].

En octobre suivant, il prend part à la campagne du Gabon[1] pour rallier ce territoire à la France libre, formant l'Afrique française libre. Promu sous-lieutenant en , il s'entraîne pendant quatre mois près de Yaoundé avec le 3e bataillon du nouveau régiment de tirailleurs du Cameroun[1]. Son bataillon devient en le bataillon de marche n° 5, il part avec lui en Syrie puis en Égypte où le bataillon fusionne dans la 2e brigade de la 1re division française libre (1re DFL)[1].

Il participe alors à la guerre du Désert comme chef de section de Bren Carriers et prend part en aux combats de la seconde bataille d'El Alamein[1]. Il capture à lui seul une dizaine de prisonniers au cours de cette campagne[1]. Il participe ensuite à la campagne de Tunisie et aux combats de Takrouna, puis est promu lieutenant[1].

Le Bastard débarque en Italie en et se distingue dans la campagne d'Italie, notamment les 18 et à l'attaque du Rio Forma Quesa[1]. Il est blessé le en résistant à une contre-attaque allemande, refuse d'être évacué et parvient à stopper les allemands jusqu'à l'arrivée de renforts[1].

Il participe au débarquement de Provence d' et à la bataille pour la libération de Toulon[1]. Il remonte ensuite la vallée du Rhône puis prend part à la campagne des Vosges et à la bataille d'Alsace[1]. Sa division prend au sud de Strasbourg la relève de la 2e DB, début [1].

Le , il mène sa section de mitrailleuses en accompagnant une attaque vers l'Ill pour réduire la poche de Colmar[1],[2]. Il fait avancer ses pièces d'artillerie en première ligne et règle lui-même des tirs précis[1]. En installant une nouvelle position, il est gravement blessé par un obus, ne peut pas être évacué et meurt sur place en forêt d'Illwald, au sud de Saint-Hippolyte dans le Haut-Rhin et près de Sélestat dans le Bas-Rhin[1],[2]. Il est enterré dans le village où il est né, à Lignol, dans le Morbihan[1].

Il est créé Compagnon de la Libération à titre posthume, par le décret du [1].

Distinctions et hommages

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Décorations

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Photo d'une grande plaque de marbre noir portant sur douze colonnes, en lettres d'or, les noms des compagnons de la Libération
Le nom « L. Le Bastard » figure sur la plaque des Compagnons au musée de l'Armée, à Paris.

Autres hommages

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Une rue portait son nom à Lignol, la « rue du Lieutenant Louis Le Bastard »[2].

Son nom figure au musée de l'Armée, à Paris, sur la grande plaque dédiée aux compagnons de la Libération ; il figure aussi sur le monument aux morts de Lignol.

Des hommages lui sont régulièrement rendus lors des commémorations, comme le au plateau de la Garenne à Vannes[5].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 Dictionnaire des compagnons de la Libération, 2010. [notice en ligne].
  2. 1 2 3 4 Jean-Pierre Husson et Jocelyne Husson, « Le Bastard, Louis, Marie », sur maitron.fr, Le Maitron (consulté le ).
  3. ↑ « Louis Le Bastard », sur Musée de l'Ordre de la Libération (consulté le )
  4. ↑ « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
  5. ↑ « Les Compagnons de la Libération à l'honneur », sur ouest-france.fr, (consulté le ).

Bibliographie

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Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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