Bataillon de marche no 5
Le bataillon de marche no 5 (BM 5) est une unité des forces françaises libres, formée d'indigènes et de Français camerounais. Créé en 1941, le BM 5 combat pendant la Seconde Guerre mondiale en Afrique du Nord, en Italie et en France jusqu'en 1945.
| Bataillon de marche no 5 | ||
Barrette de manche du BM no 5 | ||
Insigne métallique du BM no 5 (imprimé sur un tissu). | ||
| Création | ||
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| Dissolution | ||
| Pays | ||
| Allégeance | ||
| Branche | Armée de terre | |
| Type | Bataillon de marche | |
| Rôle | Infanterie | |
| Ancienne dénomination | 3e bataillon du régiment de tirailleurs du Cameroun | |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale | |
| Batailles | Campagne de Tunisie Campagne d'Italie Débarquement de Provence Bataille d'Alsace Deuxième bataille des Alpes |
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| Décorations | Croix de guerre 1939-1945 | |
| Commandant historique | Roger Gardet | |
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Historique
modifierLe bataillon est créé début 1941, sous le nom de 3e bataillon du régiment de tirailleurs du Cameroun. Il s'entraîne à Yaoundé à partir de . Il rejoint début 1942 la Syrie, conquise par les FFL. Il prend alors la désignation bataillon de marche no 5[1].
À partir de , le bataillon fait partie de la 2e brigade française libre (2e BFL) et prend position en Égypte pour couvrir les arrières de la 8e armée britannique. Le BM 5 est avancé en soutien sur la crête d'El Halfa pendant la seconde bataille d'El Alamein, rattaché à la 50e division britannique, et est engagé pour « nettoyer » le terrain derrière les premières lignes[1].
Avec la 2e BFL de la 1re division française libre, le BM 5 est ensuite engagé en Tunisie[2], en Italie, en Provence, en Alsace et finalement dans les Alpes[1]. Le , le BM 5 devient le 2e bataillon du 2e régiment d'infanterie coloniale, créé à partir de la 2e BFL[3].
Le bataillon est deux fois cité à l'ordre de l'armée[1]. Le 2e régiment d'infanterie coloniale a été fait compagnon de la Libération en au nom des unités de la 2e BFL[3].
Personnalités ayant servi au bataillon
modifierLe BM 5 a compté trente compagnons de la Libération dont :
- Roger Gardet (1900-1989) ;
- Louis Le Bastard (1906-1945) ;
- Marcel Faure (1906-1999) ;
- Raymond Leroy (1908-1943) ;
- Henri Karcher (1908-1983) ;
- Noukoun Kone (1909-1988) ;
- Hippolyte Piozin (1913-1994) ;
- Pierre Hautefeuille (1916-1999) ;
- Jean Jestin (1920-1944) ;
- François Arzel (1921-1944) ;
- François Seité (1923-1944).
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 « Histoires de Français Libres - Le Bataillon de Marche 5 - BM5 », sur www.francaislibres.net, (consulté le )
- ↑ Roger Gardet, « La 1re DFL en Tunisie », Revue de la France libre, no 79, (lire en ligne)
- 1 2 « Armée de terre - le 2e régiment d'infanterie coloniale », sur Musée de l'ordre de la Libération (consulté le )