Alceste De Ambris

journaliste et syndicaliste italien
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Alceste De Ambris, né le à Licciana Nardi, dans la province de Massa et Carrare et mort le à Brive-la-Gaillarde, est un journaliste et homme politique italien.

Alceste De Ambris
Alceste De Ambris
Fonction
Député
XXIVe législature du royaume d'Italie
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Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Autres informations
Organisation
Parti politique
Conflit
Vue de la sépulture.

Militant et théoricien syndicaliste révolutionnaire, il est interventionniste durant la Première Guerre mondiale puis protagoniste de la Régence italienne du Carnaro en tant que rédacteur de la Charte du Carnaro. Au départ proche du premier fascisme, il s'en éloigne progressivement jusqu'à devenir antifasciste, le contraignant à s'exiler en France.

Il est le frère de Amilcare De Ambris.

Biographie

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Militantisme syndicaliste révolutionnaire

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Dans les années 1890, Alceste De Ambris fait ses études à l'université de Parme. En 1907, syndicaliste révolutionnaire, il est nommé secrétaire de la Chambre de travail de Parme qui compte, fin 1907, 29 037 membres pour 12 600 membres en début d'année. La rupture de l'unité prolétarienne due aux désaccords entre les réformateurs et les syndicalistes révolutionnaires permet la contre offensive patronale qui entraîna la grève agraire de 1908 et la défaite des travailleurs.

Le à Parme, d'importants tumultes permettent aux forces de l'ordre d'occuper le siège de la chambre du travail. De Ambris réussit à s'enfuir pour Lugano ; Amilcare, son frère, reste à Parme avec l'intention de reconstruire les ligues paysannes.

De l'interventionnisme à la Charte du Carnaro

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Alceste rejoint le Brésil, où il fonde un éphémère journal intitulé La Scure, puis revient en Europe début 1911, de nouveau à Lugano, renouant des contacts pour intervenir en Italie. En 1913, il est élu député et il revient en Italie. À Parme, où il était très connu, il est accueilli par des manifestations de joie.

Filippo Corridoni tenant un discours lors d'un rassemblement à Parme en 1913 (De Ambris est avec le chapeau en dessous).

La guerre se prépare et De Ambris pense que cela pouvait être l'occasion d'un futur virage révolutionnaire comme cela se produira en Russie. Favorable à l'entrée en guerre, il est exclu de l'Unione Sindacale Italiana (USI) avec Edmondo Rossoni et plusieurs autres syndicalistes. Membre des Faisceau d'action révolutionnaire interventionniste, il fonde en 1918, avec Rossoni, l'Unione Italiana del Lavoro (UIL).

Fin 1919, il rejoint D'Annunzio à Fiume et est à l'origine de la charte du Carnaro, constitution à vocation corporative et révolutionnaire de la Régence italienne du Carnaro. Avec Giuseppe Giulietti et Luigi Campolonghi, ils tentent de convaincre D'Annunzio de précéder les fascistes à Rome pour prendre le pouvoir. Les socialistes ne le soutiennent pas, perdant l'occasion, selon Lénine, d'instaurer un début de révolution en Italie avec à sa tête D'Annunzio. Celui-ci est toujours indécis, il refuse de recevoir Antonio Gramsci sous un prétexte futile.[réf. nécessaire]

Lutte contre le fascisme

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De Ambris participe à la défense de Parme avec les Arditi del Popolo emmenés par Guido Picelli et Antonio Cieri et avec la Légion Prolétarienne Filippo Corridoni, et avec les militants des formations de gauche.

Début 1923, il est agressé à Gênes par les fascistes et il s'exile en France. Il refuse les offres qui, en échange de son ralliement, lui auraient permis le retour en Italie et un poste dans la structure politico-sociale fasciste. À Paris, il organise des coopératives de travail afin d'aider les nombreux exilés du fascisme devenu désormais le régime politique italien. Il meurt en 1934 à Brive. Le , sa dépouille est ramenée sur le sol italien, il est enterré au cimetière de la Villetta à Parme.

Notes et références

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Publications

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  • Profilo di Filippo Corridoni, La societa tipografica editoriale porta di Piacenza, 1922.
  • Dopo un ventennio di rivoluzione. Il corporativismo, Augusto Mione Editore, Bordeaux, 1935.

Bibliographie

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  • Enrico Serventi Longhi, Alceste de Ambris l'anti-Mussolini: L'utopie concrète d'un révolutionnaire syndicaliste, Presses universitaires de Rennes, 2019.
  • Eros Francescangeli, Arditi del Popolo di Eros Francescangeli
  • Claudia Salaris, Alla festa della rivoluzione

Articles connexes

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Liens externes

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