Alexandre Perrenx
Bernard Perrenx, dit Alexandre Perrenx, né le à Saint-Loubouer et mort le dans sa commune natale, est un journaliste français.
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Bernard Perrenx |
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Jules Prevot (d) (beau-père) |
Biographie
modifierNé le 27 avril 1854 au Bothier, lieu-dit de Saint-Loubouer, un village des Landes situé à l'ouest d'Aire-sur-l'Adour, Bernard Perrenx est le fils de Catherine Perrenx, née Puyo, et de Thomas Perrenx, cordonnier[1].
Devenu ouvrier cordonnier à Paris, où il est arrivé en 1878[2], Perrenx, qui se fait désormais prénommer Alexandre, est un militant socialiste blanquiste : il adhère au Comité révolutionnaire central (CRC)[3]. Le 20 septembre 1885, lors d'une réunion publique socialiste qui dégénère en bagarre, sa main gauche est traversée par une balle de révolver[4]. Selon Perrenx[5] et Ernest Vaughan, alors administrateur du journal d'extrême gauche L'Intransigeant, la balle était destinée à Émile Eudes, et c'est sur la recommandation de ce dernier et sur celle d'Ernest Granger, un autre leader blanquiste, que Perrenx aurait été engagé pour travailler dans les bureaux du journal dirigé par Henri Rochefort[2]. Perrenx collabore également à d'autres journaux tels que le Journal du peuple, un hebdomadaire blanquiste (entre 1886[6] et 1888)[7], et Le Cri du peuple, dont Granger est devenu le rédacteur en chef en 1888[8].
En 1889, Perrenx fait partie de la minorité boulangiste qui quitte le CRC afin de fonder le Comité central socialiste révolutionnaire (CCSR) et d'appeler à voter pour Rochefort[9]. À partir de cette même année 1889, il est régulièrement mentionné dans les colonnes de L'Intransigeant, en tant qu'employé au bureau de ce quotidien qui est devenu l'un des principaux organes du boulangisme[10].
En vue des élections municipales de 1890, Perrenx devient le trésorier du comité électoral socialiste révisionniste du quartier du Père-Lachaise, une structure liée au CCSR qui soutient la candidature d'Henri Place face au conseiller sortant Édouard Vaillant, dirigeant du CRC[11].
Gérant du Jour d'André Vervoort (un proche de Rochefort) en 1896[12], Alexandre Perrenx devient l'année suivante celui de L'Aurore d'Ernest Vaughan, qui a quitté le journal antidreyfusard de Rochefort. C'est à ce titre que Perrenx côtoie Émile Zola sur le banc des accusés lors du procès consécutif à la publication de « J'accuse…! », la célèbre lettre ouverte de l'écrivain au président Félix Faure destinée à relancer l'Affaire Dreyfus[13]. Défendu par Albert Clemenceau, il est condamné à quatre mois de prison et 3 000 francs d'amende. Exilé en Belgique en juillet 1898, il rentre en France en juin 1899[14].
Le 4 septembre 1909, Perrenx épouse Berthe-Nelly Prévot, fille du général de division Jules-Pierre Prevot. À cette occasion, il reconnaît et légitime un fils né neuf ans plus tôt, Marcel Henri (1900-1984). Le couple divorcera en 1922[15].
À la fin de sa vie, Perrenx occupe une place de receveur buraliste. Retiré dans son village natal, il y meurt le 12 septembre 1927[16].
Notes et références
modifier- ↑ Archives départementales des Landes, état civil de Saint-Loubouer, registre des naissances de 1854, acte no 10 (vue 183 sur 313).
- 1 2 Ernest Vaughan, « Souvenirs sans regrets : l'administration de L'Aurore », L'Aurore, 2 mai 1901, p. 1
- ↑ L'Intransigeant, 19 mars 1884, p. 2.
- ↑ Les Antilles, 14 octobre 1885, p. 3.
- ↑ Le Cri du peuple, 23 septembre 1885, p. 1.
- ↑ L'Intransigeant, 29 septembre 1886, p. 4.
- ↑ L'Intransigeant, 16 juin 1888, p. 4.
- ↑ Le Cri du peuple, 17 janvier 1889, p. 1.
- ↑ L'Intransigeant, 3 octobre 1889, p. 2.
- ↑ L'Intransigeant, 12 octobre 1889, p. 3.
- ↑ Le Blanquiste, 6 avril 1890, p. 2.
- ↑ L'Intransigeant, 5 juin 1896, p. 2.
- ↑ Alexandre Zévaès, Le Cinquantenaire de "J'accuse" (13 janvier 1898-13 janvier 1948), Paris, Fasquelle, 1948, p. 70-139.
- ↑ L'Aurore, 11 juin 1899, p. 2.
- ↑ Archives de Paris, état civil du 20e arrondissement, registre des mariages de 1909, acte no 1438.
- ↑ Archives départementales des Landes, état civil de Saint-Loubouer, registre des décès de 1927, acte no 7 (vue 78 sur 79).