Alexandrine de Bleschamp

aristocrate française

Marie Laurence Charlotte Louise Alexandrine Jacob de Bleschamp[1], née le à Calais et morte le à Senigallia, est une aristocrate française.

Alexandrine de Bleschamp
Biographie
Naissance
Décès
(à 77 ans)
Senigallia
Sépulture
Collégiale Saints-Jean-et-André (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Famille
Père
Charles-Joseph Jacob de Bleschamp (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Jeanne-Louise Philiberte Bouvet de Verneuil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Charles Lucien Bonaparte
Lætitia Bonaparte
Joseph Lucien Bonaparte (d)
Jeanne Bonaparte (d)
Paul Marie Bonaparte
Louis-Lucien Bonaparte
Pierre-Napoléon Bonaparte
Antoine Bonaparte
Maria Alessandrina Bonaparte (d)
Constance Bonaparte (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason.

Installée en Italie, après son mariage avec Lucien Bonaparte, elle y a vécu jusqu'à sa mort.

Biographie

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Alexandrine Jacob de Bleschamp est la fille de Charles-Joseph Jacob (1747-1824)[2], seigneur de Bleschamp[2], avocat au Parlement, commissaire de la Marine[2], receveur de l'Entrepôt des Tabacs de la ville, et de Jeanne-Louise Philiberte Bouvet de Verneuil[3], et la petite-fille par sa mère de Marie-Gasparde Grimod de Montgelas, dame de Verneuil (issue de la dynastie des financiers Grimod, cette dernière est la cousine germaine de Françoise Thérèse Grimod de La Reynière  Madame Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes  et la nièce du fermier général Pierre Grimod du Fort d'Orsay).

Épouse, puis veuve en 1802, du banquier Hippolyte Jouberthon[4], et avec qui elle a eu une fille, Anna Jouberthon de Vambertie, devenue comtesse Alfonso Hercolani de Blumberg, puis princesse Maurice Jablonowski, elle est plus connue comme étant la seconde femme de Lucien Bonaparte, rencontré dans la société du comte Alexandre de Laborde, au château de Méréville[5], cette femme considérée comme l'une des femmes les plus aimables et les plus spirituelles de son temps qui, partageant le gout de son époux pour la poésie et les arts, a publié un poème en dix chants : Bathilde, reine des Francs[6].

Pour avoir épousé, le , Alexandrine de Bleschamp avec qui elle a neuf enfants, Lucien a été écarté de la succession au trône impérial[6].

Avec son époux, ils[Qui ?] participèrent aux fouilles de la nécropole de la Polledrara, dont la tombe d'Isis à Vulci révéla un mobilier funéraire d'une grande richesse archéologique. Un total de 70 objets découverts dans cette tombe firent partie des collections de l'Allemand Emil Braun et furent acquis par le British Museum en 1850[7].

Elle est inhumée avec son mari dans la collégiale Saints-Jean-et-André de Canino, où se trouve un cénotaphe de Christine Boyer, la première épouse de Lucien Bonaparte morte à 29 ans[8].

Descendance

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Bibliographie complémentaire

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  • Marie-Amélie Bernard, « Vivre d’amour et de vases grecs ? Alexandrine de Bleschamp et Lucien Bonaparte à Vulci », dans Victor Claass, Pascale Cugy, Charlotte Foucher Zarmanian et François-René Martin (éditeurs), En couple : Historiennes et historiens de l'art au travail, Éditions de la Sorbonne, coll. « Histoire de l’art » (ISBN 979-10-351-1009-3, DOI 10.4000/12isg, lire en ligne), p. 247-260.

Notes et références

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  1. (en) "Alexandrine Bonaparte, Princess of Canino", The British Museum (consulté le 12 février 2022).
  2. 1 2 3 « Charles-Joseph de Bleschamp (1747-1824) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  3. Registres paroissiaux de l'église Notre-Dame de Calais, 1778.
  4. Hippolyte Jouberthon de Vanbertie, né à Naples le , s’était marié à Alexandrine de Bleschamps le . Après leur divorce, il prit part à l'expédition du général Leclerc à Saint-Domingue où il mourut de la fièvre jaune, le .
  5. Ferdinand Höfer, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter, Firmin Didot frères, fils et Cie, 1866, p. 447.
  6. 1 2 Roger Peyre, Bonaparte, Paris, Firmin-Didot et Cie, (OCLC 2949461, lire en ligne), p. 448.
  7. Christian Mazet, « Un chef-d'œuvre de l'orientalisant étrusque, le buste en bronze de la tombe d'Isis à Vulci », Dossiers d'Archéologie, hors-série nº 37, novembre 2019, p.46.
  8. (it) Claudio Rendina, Le grandi famiglie di Roma : la saga della nobiltà tra contee, marchesati, ducati e principati, sotto l'insegna di papi e cardinali, imperatori e re nello scenario di splendidi palazzi, sontuose ville e cappelle gentilizie, Rome, Newton & Compton, , 654 p., ill. ; in-8º (ISBN 9788854101623, OCLC 1450266967, lire en ligne), p. 118.

Liens externes

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