Alfred Méjan

écrivain français

Alfred Méjan, né le à Coursan dans le département de l'Aude et disparu au combat le à Esnes-en-Argonne dans la Meuse, est un critique et auteur dramatique français du début du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.

Alfred Méjan
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Alfred Paul Jacques Marie MéjanVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinctions

Biographie

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Alfred Paul Jacques Marie Méjan, né à Coursan le [1] est le fils de Joseph Marie Paul Serge Méjan (1857-), propriétaire et de Pauline Antoinette Ernestine Cazal (1863-)[2].

Étudiant en droit[1], il fréquente la même faculté que son ami François Bousgarbiès, avec qui il partage des projets littéraires dans « le calme rose de Toulouse »[3]. Celui-ci rapporte que son ami est doué d'un esprit original et d'une « mémoire prodigieuse »[1] et le décrit comme l'« orateur écouté sans lassitude de nos réunions d'amis »[3].

Avec son ami Bousgarbiès, il s'engage volontairement comme soldat au 100e régiment d'infanterie en octobre 1905 et passe dans la disponibilité en septembre 1906[4].

Il écrit des critiques, des contes et une pièce de théâtre, Mathurin Régnier[5], « tragi-comédie en vers cyniquement libres, dont la scène se passe où l'on voudra, en le royaume de France »[6]. Il élève et vend des fox-terriers (poil ras)[7],[8] et assure la présidence de la Société Canine du Sud-Ouest au moment de son départ au front en 1914[9].

Sa citation à l'ordre de la Médaille militaire le décrit ainsi : « Brave et dévoué soldat tombé glorieusement pour la France le 10 mai 1916 à Verdun en accomplissant courageusement son devoir »[1].

Mobilisé comme soldat de 2e classe, il est incorporé au 80e régiment d'infanterie (Narbonne) en août 1914[4]. Après être passé au 296e régiment d'infanterie en décembre 1915, Alfred Méjan participe aux combats de la bataille de Verdun et est porté disparu au combat le à Esnes-en-Argonne, à la cote 304[1],[4],[10],[11].

Toutes les œuvres qu'il avait écrites furent détruites dans un incendie. Seuls trois feuillets de son carnet de route ont pu être sauvés[3].

Œuvres

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  • Mathurin Régnier, inédit, tragi-comédie en vers cyniquement libres (détruite dans un incendie)

Distinctions

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Hommages

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Bibliographie

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  • François Bousgarbiès, Bulletin des Écrivains de 1914-1915-1916-1917, Paris, Association des écrivains combattants (no 37), (lire en ligne), p. 1
  • François Bousgarbiès, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. IV, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , « Lafred Méjan (1886-1916) », p. 549-552

Références

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  1. 1 2 3 4 5 Bousgarbiès 1926, p. 549.
  2. « Naissance - Coursan - 1886 - acte n°90 », sur Archives départementales de l'Aude, p. 131
  3. 1 2 3 Bousgarbiès 1926, p. 550.
  4. 1 2 3 « Recrutement - classe 1906 - Narbonne - matricule n°612 », sur Archives départementales de l'Aude, p. 101
  5. « L'Eveil », sur www.retronews.fr, , p. 2
  6. Bousgarbiès 1926, p. 551.
  7. « L'Acclimatation des Animaux et des Plantes », sur Retronews,
  8. « L'Acclimatation des Animaux et des Plantes », sur Retronews,
  9. « L'Éleveur », sur Gallica, , p. 16
  10. « MEJAN Alfred Paul Jacques Marie - Mort pour la France le 12/5/1916 à Esnes-en-Argonne (55 - Meuse, France) », sur www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr
  11. « Décès - Coursan - 1921 - acte n°87 », sur mdr.aude.fr, p. 114
  12. « La Pensée française », sur Gallica, (consulté le ), p. 2.
  13. « Fiche unique N° 10844945 de Alfred Paul Jacques Marie MÉJAN », sur MemorialGenWeb

Liens externes

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